Band 
A-F.
JPEG-Download
 

FILIERES.

FILOIR.

inverse, pour retirer le taraud? et on recommence l’opé-ration sur un second écrou.

Filières à bois. C’est l'instrument au moyen duquel onfait les vis en bois de petit et de moyen diamètre. —Safabrication est l’objet d’une industrie toute spéciale quin’est exploitée que par certains ouvriers. Son principe,dont nous avons déjà dit un mot, est différent de celuides filières employées ordinairement au filetage des mé-taux, la vis est faite en une seule, passe, au moyen d’unou de deux outils nommés V, situés sur une des facesd’un écrou en bois d’une seule pièce dans lequel s’en-gage la vis dès qu’elle a été soumise à l’action du se-cond outil ; les figures 890, 897, 898 et 899 repré-sentent une filière à bois.

A, corps de la filière avec ses deux bras ou levierstournés;

BB, plaque de recouvrement;

C, trou conducteur percé au milieu de cette plaque;

E, vis qui fixe le recouvrement sur le corps do lafilière;

F, morceau de bois arrondi destiné à être fileté ;

G, partie de ce morceau de bois qui, après avoir passédans la filière, se trouve tileté.

La fig. 900 représente une vue de la filière snr uneplus grande échelle, le recouvrement étant enlevé, onvoit en plan l’écrou où entre la vis; lescerclesllet J représentent la saiilie et le fond des filets.

j est le fer ou le V de la filière représenté sur une plusgrande échelle, sur les fig. 898 et 899. Il porte unerainure angulaire O par laquelle se dégage le copeau;les parties ombrées sur les fig. 898 et 900, fontentre elles l’angle des filets, et le V est placé dans unerainure pratiquée à la partie supérieure de A ; des pe-tites cales M, sont destinées à maintenir sa pointe Ksur la ligne PB. Quand les repassages successifs l’ontraccourci, 1a rainure doit être assez profonde pour quela pointe 11 arrive à la hauteur d’un des filets de l’écrou.Quand on a rempli cette condition, on enlève du boisavec un rabot sur le dessus de la filière jusqu'à ce quele Y affleure.

Iv est un crochet terminé par un bout en vis et quimaintient le fer; L est une vis ayant la même destina-tion; on fait au recouvrement B des entailles correspon-dantes, afin que leur saillie ne soit pas un obstacle à sonexacte fermeture.

Ce qui précède étant bien compris, on voit que si l’onintroduit le cylindre à fileter dans le trou C, il rencon-trera d’abord la pointe II qui l’attaquera; et la partieenlevée qui a exactement la même forme que le pleinde l'écrou en bois s’y engagera immédiatement en quit-tant le Y; la filière sera alors guidée par l’écrou dansson mouvement descensiotinel, le V formera sur le cy-lindre un pas qui entrera exactement dans l’écrou et lecopeau enlevé sortira, comme on le voit sur la fig. 900,par le dégagement PD, en N.

Quand les cylindres à fileter sont un peu gros on estobligé d’employer plusieurs V qui se partagent l’ou-vrage; on en fait rarement plus de deux; celui qui ter-mine le filet a toujours la même position; le fer qui at-taque la matière se place ordinairement à la place deslignes ponctuées I, I, il est placé au-dessus du fer j d’unequantité égale à la moitié du pas du filet, et la partiecoupée par ce premier fer ne s’engage dans l’écrou qu’a-près avoir été terminée complètement par le fer j.

E. DUniKD.

FILIGRANE. C’est le nom qu’on donne à de petitsouvrages faits en fils de métal, tissus avec élégance, etimitant les formes variées de vases, de fleurs, etc. Cesfils sont joints avec de la soudure qu’on a soin de mettreen très faible quantité pour qu’on l’aperçoive diffici-lement.

On donne aussi le nom de filigrane ou filigrammeaux lettres et figures qu’on voit en regardant le papier

par transparence, et qui servent de chiffre pour recon-naître la fabrique. Ces dessins se font en fil de cuivresur la toile métallique de la forme, de sorte que la ma-tière du papier recevantmoins d’épaisseur dans ces par-ties que dans les autres, elles ont plus de transparence.

FILOIR. C’est sous cette dénomination que lîf. Du-velleroy, vend, dans le commerce, un ingénieux in-strument représenté fig. 901, et inventé par M. Taïman

301.

Duvcrgcr, l’un des inventeurs les plus ingénieux et lesplus excentriques de notre époque.

La grande roue est composée de deux parties quis'emboîtent à frottement doux , disposées de manièreà ce que la partie de devant se détache aisément,en appuyant les deux pouces sur les rayons, et enintroduisant les doigts de chaque côté dans la gorgede la roue pour attirer à soi cette partie de devant.Il faut alors saisir le bout d’un fil entre les deuxparties de la voue , que l’on refermera bien jointes;puis passer l’autre bout de ce fil dans l'oeil de l’ailette,de droite à gauche, ensuite dans l’œil de la broche. Onlance à la main, la grande roue, de gauche à droite, onfixe le pied sur la pédale, on maintient le mouvementde rotation en pre saut cette pédale, et la fileuse exé-cute ce mouvement avec assez de douceur pour qu’auretour ce soit la pédale qui enlève le piel.

Bien que la grande roue tourne seule, quand ellen’est pas encore reliée à 1 ailette par le fil, aussitôt quele fil est passé dans l’œil de cette ailette et que l’on semet à filer, la roue et l’ailette tournent ensemble;cette simultanéité d’action est indispensable, puisquec’est le mouvement circulaire de la broche de l'ailetteque fait la torsion, en même temps"que l’ailette à pourfonction de tourner autour de la grande roue pour ypelotonner le fil à mesure qu’il se fait.

Si le filoir n'avale point assez, on serre légèrement laboîte en cuivre qui en couronne le pied (c’est le régu-lateur), s’il avale trop on le desserre un peu.

Le degré de torsion à donner au fil dépend de la fi-leuse ; il faut, si l’on veut tordre beaucoup, accélérer lepas et maintenir un peu son fil ; si l’on désire un fil uniet peu tordu, on donne au pas un mouvement ordinaireet i’on rend beaucoup au filoir. qui, sans arracher le filde la main, comme le fait l'ancien rouet, en prendraautant qu’on voudra lui en donner.