FILTRATION.
FILTRATION.
l’entonuoir K ; il est muni d'un robinet qui s’ouvre ette ferme en meme temps que le petit tube latéral u t,par lequel l’air du réservoir s'échappe à mesure que leliquide s’y introduit. Vu. tube de verre 3 , indique leniveau du liquide dans le corps de l’appareil.
Lorsqu’on veut se servir de cet appareil 011 doit com-mencer par fermer le robinet lî; 011 ouvre ensuite lerobinet S, et l'on remplit le récipient; 011 met alors leliltre en action en rouvrant le robinet R, et on laisseécouler le liquide jusqu’à ce que son niveau dans leliltro s’élève au-dessus de l’ouverture du tube C. Cesdeux appareils sont essentiellement les memes.
Dans beaucoup de fabriques les liltres continus sontalimentés au moyen d’un robinet à flotteur ordinairedans lequel la boule qui sert de flotteur, en s’abaissantet en s'élevant dans certaines limites, ouvre ou fermele robinet et permet ainsi au liquide de s’écouler selonle besoin. M. Dumont a adopté ce moyen pour son sys-tème de filtrage ces sirops à travers une couche decharbon animal ou de noir d’os réduits à l’état granu-laire. La iig. 907 est une vue de face de cet appareil
composé de quatre filtres C ; la fig. 906 en est une coupeverticale. Le bâti B sert de support à la cuve A quicontient le sirop. La liqueur s'écoule de celle-ci par lerobinet b, et par le tuyau de prolongement a, elle passepar le tuyau commun c, lequel communique par lesbouts de tube e avec chacun des quatre filtres. L’ex-trémité de ces bouts de tube qui pénètre dans l’in-térieur du filtre, est pourvue d’un robinet d f, dontle mouvement, et par conséquent, l’écoulement du li-quide du réservoir supérieur dans hveuve a, se trouveréglé nu moyen du flotteur ou de la boule g. La cuve-filtre repose sur une maçonnerie en briques D ; elle estgarnie en h d'un double fond de zinc ou de cuivre percéde petits trous ; il y en a un second semblable placéplus haut en t,ct garni d’une forte poignée k, qui sert àl’enlever lorsqu’on a besoin de renouveler le noir ani-mal. C’est dans l’intervalle l , qu’on place le charbon engrains. 0 , est le couvercle du filtre également garnid’une anse qui sert à l’enlever. Une partie de ce couvercleest ii charnière, ce qui permet de la soulever à volontéet do suivre il l'intérieur le progrès de la filtration,t», m, est un petit tube vertical qui met on communica-
tion la partie du fond U avec la partie supérieure dufiltre, afin de donner une issue facile à l’air qui setrouve renfermée dans cet espace, et à celui qui provientdu noir-animal, au fur et à mesure que le sirop descend,sans cela la filtration s’arrêterait, p est le robinet de vi-dange par lequel le liquide qui s’est rassemblé dansl'espace au-dessous de h , est retiré de temps en temps:on le fait couler parle tuyau commun q , lig. 907. r, estun conduit de décharge en forme de gouttière, placé pa-rallèlement au tuyau q, et dans lequel, au moyen dutube s qu ’011 «adapte à volonté, on fait couler le siroplorsqu’il sort trouble ; on le verse alors de nouveau surle charbon dans le filtre.
L© docteur ITe fait remarquer, en parlant de cetappareil, que la rapidité avec laquelle un liquide quel-conque passe à travers un filtre, dépend 1 0 de la porositéde la substance filtrante ; 2' 1 de la pression à laquelle ilest soumis; et 3" de l’étendue de la surface filtrante. Pourun liquide tant soit peu glutineux, les poudres fines,ou bien celles qui sont d’une nature compacte, exigentpar la filtration un temps beaucoup plus long quecelles qui sont grossières et peu adhérentes. Les pre-mières doivent, par conséquent, être étalées en couchesmoins épaisses, et sur une plus grande surface que lesdernières, si l’on veut obtenir des résultats identiques;ce principe a été parfaitement observé dans l’appareilde Dumont, que nous venons de décrire.
Dans beaucoup de cas la filtration peut être accéléréepar une augmentation de pression hydrostatique oupneumatique. On obtient un pareil effet en employantun filtre cylindrique et clos dont la partie supérieureseulement communique, au moyen d'un tul.c, avec unréservoirde liquide placé au-dessus d’un niveau supérieur.On peut aussi se servir de la pression de l’air, soit en lesoutirant partiellement d’un vase clos dans lequel lefond du filtre pénètre, soit en augmentant sa densitéau-dessus du liquide àfiltrer. On se sert aussi,soit d’une pompe aspi-rante ou d’une machinepneumatique, ce qui aété proposé en août 1819,par M. Henri Tritton,soit de la vapeur pourfaire le vide partiel au-dessous du filtre, soitd’une pompe foulante,ou bien encore de la va-peur pour produire uneplus forte pression à lasurface du liquide que
l’on veut filtrer.
On peut faire une application élégante de la pressionatmosphérique «aux filtres ordinaires au moyen de l’ap-pareil représenté par la fig. 908 ; c’est tout simplementun entonnoir recouvert d’un gazomètre. La boîte A 15,porte un vase annulaire creux a b rempli d’eau, et danslequel plonge le gazomètre cylindrique d e fi. L’eutonnoir-fdtre C, est assujetti par son bord supérieur à lasurface intérieure du vase annulaire A, B. Bar l’effet dela pression que le gazomètre exerce sur l’air qu’il ren-ferme, laquelle pression est régi e par le poids 7 , le li-quide à filtrer se trouve également comprimé, et l’eauqui est contenue dans le vase annulaire, s’élève à unehauteur correspondante contre la surface extérieure du-dit gazomètre, ainsi que l’indique la figure.
Nous dirons, relativement à l’application de la pres-sion aux filtres, qu’il faut s’abstenir de la pousser troploin, autrement on court la chance de déranger l’appa-reil, ou de rendre trouble la liqueur filtrée. L’extensionde la surface est, généralement parlant, le moyen leplus sûr et le plus efficace d’accroître la rapidité de lanitration, spécialement lorsqu’il s’agit de liquides d’une