FILTRATION.
FILTRATION.
plusieurs centimètres, entre lesquels se trouve un lit decharbon. Mais cette invention est postérieure à la prisedu brevet de M. Souchon ; tout porte à croire que l’em-ploi du feutre est plus dispendieux et moins efficacedans certains cas.
Filtre Ducommun. C’est à vrai dire la reproductionde la forme du tonneau-filtre inventé par Schmidt, en1800, et perfectionné par MM. Barry etO'Reilly, en 1802(voir les Annales des arts et manufactures , tome XIII,page 289); mais M. Ducommun a disposé autrement lesmatières filtrantes, puis il a appliqué avec art le prin-cipe de la tiltration à haute pression dans un vase clos.Cette disposition n’est pas neuve sans doute, mais elleest toujours bonne.
Cet appareil se compose d’un cylindre en fonte A,ligure 903, tournant autour des tourillons B, B, les-
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903.
^uelssont portés par des coussinets ajustés sur les sup-ports C; les deux extrémités du cylindre A sont ferméespar les deux couvercles en fonte D, D’, qui y sont fixésau moyen do boulons.
a, a, deux robinets adaptés sur les couvercles D, D’,?t que l’on peut ouvrir et fermer à volonté à l’aide despoignées p et p’, ces robinets portent des pas de visque Ton raccorde alternativement soit avec le tuyausupérieur qui communique avec le réservoir plus élevé,soit avec celui qui conduit l’eau filtrée dans un réci-pient inférieur.
Les matières filtrantes sont placées dans une se-conde enveloppe en tôle ou en cuivre, dont le fond eest percé de trous; sur ce fond, on a mis une premièrecouche de pierre poreuse ou de cailloux c, que Ton arecouverte d’une seconde couche moins épaisse de sablefin ou de grès pilé c’. Par-dessus celle-ci, on a étenducne couche plus considérable de charbon de bois pilé c* 2 ,puis une couche de grès plus mince F pareille à lapremière, et enfin une dernière couche de gros sable c.On a mis le couvercle b de manière que les arrêts oubaïonnettes a, en comprimant les matières filtrantes,entrent dans les entailles pratiquées sur la circonfé-rence de l’enveloppe, et décrivent un demi-tour pour le£xer.
C’est à proprement parler un filtre double que Tonpeut faire tourner à volonté sur ses axes, et qui per-met ainsi d’opérer l’introduction de l’eau à filtrer, soitpar le robinet du hanta, soit par le robinet du bas a\ Onpeut le nettoyer en enlevant le couvercle supérieur D,et en attachant une corde à Tanneau qui est fixé sur lecentre du couvercle b, et que Ton tire avec force; ou
bien on peut filtrer par lo sens opposé, comme dansl’appareil de Smith.
Nous rappellerons, à cette occasion, les observationsque M. Ducommun avait fuites dans son premier bre-vet délivré le 8 janvier 1814, relativement au choix età la préparation des matières filtrantes.
« Le charbon qui doit être préféré est celui du boisde chêne, parce qu’il est plus compacte, qu’il contientplus de matières filtrantes sous le même volume ; qu’ilest plus solide, moins sujet à s’écraser et à faire de lapâte, qu’il livre plus facilement passage au liquide, etqu’enfin il possède une vertu dépurative plus active.Le grès, qui peut être suppléé par le sable tin, doit êtrelavé à cinq ou six eaux pour enlever le ciment calcairequi réunit les grains. Les sables gros et fins doiventêtre séparés par des cribles appropriés ; il faut aussi leslaver à plusieurs eaux. Les éponges, avant d’être em-ployées, auront macéré pendant un mois dans unbaquet plein d’eau que Ton renouvelle tous les jours,pour lui enlever le goût et l’odeur marine. »
En Angleterre aussi, les grands appareils de filtra-tion ont été beaucoup améliorés, et Ton peut dire, àjuste titre, que Ton doitaux Anglais l’inventionde quelques-uns des ap-pareils de tiltration lesplus originaux et lesplus industriels. Le doc-teur Ure, dans son Dic-tionnaire des Manufac-tures, en a décrit plu-sieurs, que nous repro-duisons textuellement.
Filtre continu. La li-gure 904 représenteune fiole de verre A,remplie en partie du li-quide qu'on veut fil-trer: elh est soutenueen l’air pa Tanneaud’un support de labo-ratoire, et elle a Tem-bouchure renversée etplongée dans le liquidequi remplit l’entonnoir,garni d’une feuille depapier non collé pliéconvenablement. Il estévident que lorsque leniveau du liquide des-cend, par l'effet de lafiltration, au-dessous del’ouverture de la fiole,l’air s'introduit danscelle-ci, qui laisse alorstomber assez de liquidepour alimenter le filtre,et pour maintenir unecharge toujours égalesur les parois de l’en-tonnoir. S'il fallait opé-rer sur de plus grandesquantités de liquide onpourrait se servir del'appareil suivant : fi-gure 903, A B, est unvase de métal laminéetétamé; C, est un tubefixé à la partie infé-rieure de ce vase etmuni d’un robinet T,par lequel le liquide s’écoule dans le filtre ti/>, l, tube su-périeur par lequel on introduit le liquide au moyen de
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