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passage au liquide, causerait une portui'l& ;iun dur.?,l’intérieur ; et dès lors la elarilication serait incomplète.

« Préparation du dégrossisseur. On coupe le chanvre à8 centimètres environ de longueur ; puis on le l'ait trem-per dans l'eau pendant plusieurs jours ; on renouvellel’eau plusieurs fois ; on le retire ensuite pour Tcinployerlorsqu'on reconnaît qu’il a perdu son odeur et sa couleurprimitive ; cette opération peut èirc hâtée en cmplovautJe chlorure île chaux ou l’acide sulfurique.

u Quand le chanvrecst ainsi travaillé, on le inet dansune eau nouvelle, d’où on le retire par poignées qu’onnomme morues, proportionnées à la grandeur de l’appa-reil. Ces morues sont mises toutes mouillées dans le til-tre, en plaçant toujours la partie la plus épaisse »ur laplus faible.

« Préparation de la pâte. La pâte préférable e>t cellequi n’a pas encore servi à la fabrication, c’e.-t ce qu'onnomme du délilé de chillons que Ton trouve dans toutesles fabriques de papier ou qu’on fait soi-même, en ré-duisant le chiffon en pâte eu le laissant quelque tempsdans une eau légèrement chlorurée.

« Cette pàtc doit être mise dans l’eau , et lorsqu'elleest divisée au point d’ètre insaisissable, on l’égouttedans un tamis pour la mélanger, avec du charbon vé-gétal concassé en petits grains comme il sera dit plusbas; le charbon a pour luit d’ouvrir ou de diviser lesparticules iiltrantes de papier.

« Lorsque le chanvre, qui sert comme dégrossis-scur, parait devenir trop vieux pour cet usage, oupeut facilement le convertir en pâte, en le faisantd’abord sécher, et le coupant ensuite à la longueur de1 centimètre ; alors, on le laisse séjourner quelquetemps dans l’eau et l’on obtient un défilé excellent pourla composition du filtreur.

ti Préparation du filtrcur. Le point de départ est de 1/3pâte sur 2/3 charbon de bois ou noir végétal ; mais cc-lui-ci doit cire concassé de la grosseur d’une lentille ;on en extraira la line poussière au moyen d’un criblelin : et on jettera ensuite de l’eau dessus jusqu’à coqu’elle en sorte claire.

« Si l’on veut avoir un filtrcur moins dense et plusp nx-ux, ou augmente la quantité do charbon de bois.

« Au contraire, si l’on veut un filtrcur plus dense etplus compact, on diminue la quantité de charbon eton augmente la quantité de pâte à papier. On resserreaussi les pures du papier, suivant la nature ou la dilü-culté du liquide à filtrer.

« Montage extérieur de l'appareil. Les matières filtran-tes étant préparées, comme il est dit, et le filtre misen communication avec le réservoir, ou la pompe, onplace le faux-fond dans l'appareil et on met dessus unecouche de G à 8 centimètres d’épaisseur de chanvredisposé en morues, ainsi qu’il a été dit plus haut.

« Sur cette première couche , on place un secondfaux-fond qu’on recouvre d’une autre couche de chan-vre de meme épaisseur ; cette deuxième couche reçoitun nouveau faux-fond, ensuite le filtreur que l’on acoulé, après avoir bien remué le mélange avec une spa-tule.

« Quand le filtreur est à peu près égoutté, on l’éga-lise avec la main, ou au moyen d’une batte circulaire,afin de lormcr une égale épaisseur partout et d’obtenirune adhérence parfaite de la pâte avec le cylindre. (Ondoit observer que le filtreur ne doit jamais excéder4 centimètres d’épaisseur, quel que soit le diamètre del’appareil). »

Si le liquide ne paraît pas suffisamment clair , ony ajoutera un peu de pâte pour augmenter la densitédu mélange. Cette quantité ne peut être indiquée d’unemanière bien précise ; l’expérience et Tinte.ligenee del’ouvrier la lui indiqueront suffisamment.

Lorsque le filtreur est disposé, on le recouvre avecdu chanvre ou un morceau do canevas bien dégorgé

pour empêcher quelques parcelles du filtrcur uc s’é-enapper ), on place le dernier faux-fond, et le croisillon,puis on serre ensuite avec la vis dite de fermeture.

Il faut avoir le soin de serrer la vis légèrement, demanière à maintenir seulement les matières sans lescomprimer trop fortement ; cela se comprend, la bonneclarification n’ayant lieu que par l’état de porosité dufiltreur, une compression trop forte aurait l’inconvénientde resserrer les matières et de ralentir la filtration sansaucun avantage pour la qualité.

'Tels sont les renseignements publiés par l'inventeurlui-même, et nous les avons reproduits textuellement.

Il nous reste à donner quelques notions générales surla nature , le choix et la préparation des principalesmatières filtrantes.

Des éponges. Il faut les choisir bien saines, d’ungrain assez fin, régulier et serré. On les lave à plusieurseaux, pour les débarrasser des matières terreuses et ani-males jusqu’à ce que la dernière eau s’écoule limpide.

Knsuite on les presse fortement dans un linge donton tord les extrémités, en sens inverse, pour en ex-traire toute l’eau.

Si Ton conservait les éponges humides , elles pren-draient sans aucun doute le goût de mo/s/, en séchant àl'air, et le communiqueraient ensuite à l’eau. Cet incon-vénient se reproduit souvent dans la pratique de la filtra-tion , lorsqu’on n’a pas le soin de tenir l«»s épongesplongées dans la masse d’eau. Si cela arrive, on faitmacérer les épong s pendant quelque temps dans Ti aurenfermant un peu «l’ammoniaque liquide; et on laveensuite à plusieurs eaux. Quand les éponges sont amol-lies par l’usage , il huit les changer.

Des sables. On prend la plus ordinairement des sa-bles siliceux exempts de matières calcaires, • ces derniersse reconnaissent aisément on versant sur les sables unacide étendu d’eau. Le hou vinaigre peut servir à celteépreuve ; s’il y a effervescence, c'est-à-dire un petitbouillonnement, les sables contiennent des substancescalcaires.

On passe les sables au travers un crible de fer oude laiton à mailles de différentes grosseurs , pour ob-tcuir des sables de differents grains; on rejette les sa-bles trop fins et ceux qui n’ont pu pass r à travers leCrible.

Chaque espèce de sable ainsi criblée est recueillie et la-vée séparément dans un crible à petites mailles, lequel e.-tplacé au-dessus d’un baquet en bois qui reçoit l’eau etles parties boueuses. Le lavage doit être prolongé jus-qu’à ce que l’eau sorte très claire. On fait bien sécherles sables avant de s’en servir ; quelques praticiens lesemploient encore humides.

Des laines et îles étoffes de laine. Les laines et les étof-fes de laine doivent être parfaitement dégraissées, etblanchies au soufre. Tour enlever le mauvais goût dusoufre, on peut les passer dans un bain de vapeur sèche,ou dans un bain contenant 3 à 4 pour 0/0 de sous-carbo-nate de soude, et les laser ensuite à plusieurs eaux.Quelques détracteurs de l'emploi de la laine ou de touteautre matière animale dans la filtration prétendent queces agents entrent promptement en fermentation pu-tride par suite de l'impossibilité où l'on est d’en extrairecomplètement la matière grasse ; ils disent qu’en lais-sant l’eau un peu longtemps en contact avec la laine,clic entre en fermentation putride , ou contracte nugoût do suint fort désagréable. Cela est possible ; maisdans ce cas cet inconvénient n’a lieu que par suite dumauvais choix de laine, do l’incurie ou de la négli-gence de l’opérateur qui n’a pas pris les soins conve-nables. Ne se sert ou pas d’ailleurs, dopuis un temps im-mémorial, d’étoffes de laine pour filtrer les liquides chezles distillateurs* les c mfiscurs, les pharmaciens? etpersonne, que nous sachions, n’a songé encore à attri-buer à ces étoffes la moindre influence pernicieuse.