FILTRATION.
FILTRATION.
T mit le mal qui peut arriver provient d’un défunt depropreté, c’est-à-dire du défaut de lavage des étoffe?. (
Des grès. On prend le grès blanc et dont la cassureest très faiblement grenue. Ce grès est tantôt dur etsolide, tantôt tellement friable qu’il s'égrène sous lesdoigts.
Le meilleur est le grès-filtrant des minéralogistes ;on le trouve principalement en France , en Bohême, lelong des côtes du Mexique, près d»*s îles Canaries ; onen trouve aus?*i çn Espagne, près de Saint-Sébastien etde Grctoria.
On le pile dans des mortiers ; on le passe dans uncrible a petites mailles pour obtenir un grain fin et ré-gulier ; puis on pile de nouveau le grès qui n’a pu pas-ser ; ensuite, on le lave et on le fait sécher.
De l’emploi du charbon. C’est Lowitz, comme nousl’avons déjà dit, qui a découvert la propriété du char-bon d’enlever à l’eau la plus corrompue sa mauvaiseodeur. Ce savant a indiqué, dès 1788, la méthode depréparer et d’employer ce produit, qui même aujour-d'hui est encore le plus clîicace, sinon le plus écono-mique pour clarifier les eaux troubles qui tiennent desmatières organiques on suspension et en décomposition.(Voir les Annales de Créai, tome II, année 1788, p. 36et 131, et tome I" r , année 17111, p. 308, 308 et 494.)Sa méthode consiste simplement à ajouter à l’eau pu-tride du charbon végétal grossièrement pilé et biencalciné, dans une proportion suffisante, a agiter et àfiltrer au travers d’une chausse.
Quelques personnes ont prétendu que l’eau filtrée àtravers le charbon a perdu une grande quantité de l’airqu’elle tenait en dissolution, et que, dès lors, elle estmoins propre à être bue qu’une eau qui aurait passé parun simple filtre do sable. M. Barry a conseillé, dans cecas, d’aérer l’eau de nouveau en l’élevant, au moyend’une pompe, à une grande hauteur, et en la laissantretomber ensuite sous forme de pluie. Quoi qu’il en soit,les expériences nombreuses, faites par diverses com-missions de savants, ont prouvé rigoureusement quel’eau filtrée au charbon est très bonne à boire.
TILTRATION DKS VINS, I)U CIDRU, DE LA IllKRR,
DU VINAIGRE.
On ne filtre point généralement les vins de France au moyen d’appareils, on les clarifie seulement par lerepos; puis, on les débarrasse de tous les principes en |suspension, au moyen d'une opération qu’on nomme jcollage à D«/ôumme(voyez albumine). On retire ensuitele vin clair de dessus la lie, au moyen d'un syphon oud’une pompe aspirante et foulante ; cette opération s’ap-pelle tirer au clair , soutirer , fransraser le vin. Quelque- jfois on filtre à travers un filtre de papier, placé au fondd’un entonnoir de verre ou do métal. Dans ce cas, le fil- 1tre de M. Tard peut offrir des avantages , seulement, onremplace en grande partie le chanvre par de la sciurede bois de hêtre, mélangée par tiers ou moitié, suivant 'la subtilité du résidu, avec du noir végétal, préparéconvenablement pour ne point altérer la couleur du vin.
M. Tard fait observer que les matières filtrantes quiont servi aux vins rouges, ne peuvent être employéespour la clarification des lies de vins blancs; il faut né-cessairement en employer d’autres.
Le cidre, la bière et le vinaigre, se clarifient commeles vins, c'est-à-dire par le repos et en les tirant auclair. Lanière du vinaigre est filtrée à travers une chausse,on mieux à travers une couche un peu épaisse de pous- Isier de charbon (voyez acide acétique). ■
Filtration des huiles végétales. Cette opération a pour !but de faciliter la dépuration ou le dépôt de la matière j«xtra-mucilagineuse et colorée qui troublent leur trans-parence, et les dispose à la détérioration (voyezhuiles). I
sert encore d’un tonneau ouvert par le haut, portantun robinet vertical à lapaftie inférieure, et un deuxièmerobinet adapté sur les douves et le plus près possibledu fond.
< >n met sur le fond du tonneau une grosso tresse depaille bien serrée, s’adaptant exactement avec les parois intérieures, et par dessus on place un double fonden tôle, percé de trous, de cinq millimètres de diamètiuenviron ; sur le pourtour de ce double fond, on spude ourive un cercle de fer plat troué de distance en distance*et sur lequel on tend et on coud une flanelle croisée trè^forte, que l’on replie en dessous.
Au-dessus du faux-fond, on met : 1“ une couche trèfserrée d’épis de blé battus et dépouillés de leurs grainsà la hauteur de 8 centimètres ; *2" une couche de cluirbocpilé fin de 23 millimètres; 3" une seconde couche decharbon pilé plus gros; 4° enfin, une troisième, unequatrième et une cinquième couche, en augmentant tou-jours la grosseur du charbon de manière à former uneépaisseur totale de 15 à 20 centimètres.
On place ensuite un second faux-fond en bois percéde trous, de la grosseur de 5'millimètres, faux-fond quel’on fixe avec des vis de pression.
Après que l’huile qui est en tonneau a reposé le tempsnécessaire pour opérer le dépôt des matières les pluslourdes, on la soutire au moyen d’une pompe, et on laverse ensuite sur le filtre de bas en haut ; mais on a soinauparavant d’ouvrir le robin t d’en bas, pour donnerune issue à l’air d’abord, et ensuite à l’huile, qui se filtreen traversant les couches de charbon et de paille, ettombe dans un tonneau placé au-dessous.
l’ourles huiles comestibles d’œillette et de faîne quisont très difficiles à clarifier, quelques épurateurs adap-tent sous le robinet d’en bas une chausse en feutre,cousue sur un cercle afin de la Unir ouverte et de luidonner plus de force.
Kn Angleterre, on emploie depuis longtemps le modede tiltration des huiles, par ascension, et par la pressionde l’eau.
La fig. 917 représente un appareil de ce genre, qui aété publié à tort, comme étant l’œuvre de M. Collier(voir le Manuel du fabricantd’huile , par M. Julia de Fon-tenelle). g , baril d’huile, aufond duquel se déposent lesmatières les plus impures; a,tube métallique qui commu-nique avec un réservoir d’eau»i, plus élevé que le tonneau g.f, filtre en métal adapté à vissur le fond supérieur du ton-neau et garni intérieurementde deux faux-fonds e et </, quile partagent en trois parties.b, tuyau de métal muni d’unrobinet ; ce tuyau est vissé s«>lidement sur le dessus du ton -neau g, et sur le filtre f , au •dessous du faux-fond e; il sert ainsi à établir la commu-nication entre les deux vases. L’espace compris entre lesfaux- fonds e et d , est rempli avec du charbon grossière-ment pulvérisé.
I, robinet d’écoulement de l’huile filtrée; k , robinetde décharge pour faire évacuer les saletés qui se dépo-sent au-dessous du faux-fond e .
Pour opérer la filtration, on ouvre les robinets destubes a et b, et on ferme le robinet k; alors, l’eau con-tenue dans le réservoir n, s’écoule par le tuyau a, et serend dans la partie inférieure du tonneau g. En vertu desa densité, elle presse l’huile de bas en haut et la forceà s’élever par le tuyau b. L’huile traverse le filtre de basen haut, et s’échappe ensuite toute clarifiée par letuyau 1.