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FONDERIE DE FER.

FONDERIE DE FER.

pour bien remplir les moules dans lesquels on .es verse,qui ne prennent pas trop de retrait par le refroidisse-ment, et qui une fois à l’état solide se travaillent faci-lement, et satisfont à toutes les conditions de ténacitéque l’on peut en attendre.

Ces différentes qualités se trouvant réunies à un plushaut degré dans les fontes grises que dans les fontesblanches ou trempées, ce sont ces premières que l’onconsacre généralement au travail de la fonderie, tandisque les autres sont réservées à la fabrication du fer.

La fonte grise se fond à une température de IJ00à 1,200 degrés; elle coule doucement, se fige avec len-teur ; et quand la coulée a lieu à l’air libre, la surfacedu bain prend une forme convexe, qui se couvre d’unequantité de graphite (carbone non combiné), d’autantplus considérable que la couleur du métal tire plus surle noir.

Un excès de graphite rend la fonte poreuse et luienlève de la ténacité: la présence du soufre la rendtrès fusible et quelquefois caverneuse, à cause de larapidité du refroidissement.

Le phosphore rend également la fonte très fusible etpropre à bien remplir les moules ; mais son excès enaltère la ténacité.

On peut employer les fontes dans le moulage, soit enpremière fusion , c’est-à-dire telles qu’elles sortent duhaut-fourneau, soit en seconde fusion. Les dernièressont généralement plus homogènes, plus tenaces, etconviennent particulièrement à la confection des piècesde machines. Les fontes de première fusion s’emploientordinairement pour la poterie, les tuyaux, les grossespièces sans ajustage, et pour tous les objets à la réus-site ou à la ténacité desquels on n’attache pas une îiauteimportance.

Les fontes au bo/s et au coke sont toutes deux em-ployées au moulage : la première est principalementcoulée en première fusion, tandis que la derniere con-vient particulièrement à la seconde fusion. (J’est avecdes fontes au coke et en seconde fusion que se fonttoutes les grandes et belles pièces de machines.

Il est rare que l’on emploie descentes d’une seuleet même espèce; généralement on fait des mélangesque l’on varie suivant la nature des objets à couler, Jetravail qui devra leur être appliqué, les résistancesauxquelles ils seront exposés. C’est dans la possibilitéd'opérer des mélanges, qui possèdent à coup sûr toutesles qualités que l’on recherche, que consiste le princi-pal avantage de la seconde fusion. Le fondeur modifieainsi, tout à fait à son gré, la nature du métal, suivantles exigences du travail, et il applique à chaque objetla variété de fonte qui lui convient le mieux

On voit par là que la parfaite connaissance des qua-lités de la fonte, et des divers résultats que peuventamener les mélanges, doit constituer l’un des premiersmérites d’un bon fondeur; ce n’est pas d’ailleurs lemoins difficile à acquérir; car il ne peut être quele fruit de nombreuses observations et d’une longueexpérience.

On a longtemps discuté, et l’on discute encore beau-coup sur les mérites relatifs des fontes à Vair froid et àl'air chaud : il paraît néanmoins démontré que ces der-nières sont particulièrement propres à la seconde fusion,pourvu que l’ou n’ait pas poussé la température de l'airau point de les rendre trop graphiteuses. Dans ce der-nier cas, ce n’est pas en seconde, mais plutôt en troi-sième fusion qu’il conviendrait de les employer, car lesrefontes successives tendent à blanchir la fonte et àresserret son grain Du reste, et quand on a la res-source des mélanges, on se trouve toujours très bien dela possibilité d’employer des fontes très grises, attenduqu’elles servent à faire passer les vieilles fontes qui res-teraient sans emploi, si l’on n’avait pas un puissant cor-rectif à opposer à tous les défauts qu’elles présentent.

Matériel des fonderies. Le matériel d’uno fonderie secompose, comme il suit :

Les fourneaux de seconde fusion ;

Les appareils soufflants ;

Les grues;

Les étuves;

Les machines à broyer le sable;

Les moulins à noir (charbon pulvérisé);

Les châssis, lanternes, axes et armatures;

Les outils et ustensiles des mouleurs y

Enfin, les modèles en métal ou en bois.

Nous allons jeter un coup d'œil sur ces différentsobjets, puis nous aborderons la question du mélangeproprement dit.

Les fourneaux employés dans les fonderies pour lafusion de la fonte sont de deux espèces : ce sont ou descubilots (fourneaux à la Wilkinson) soufflés par un ven-tilateur, ou des fours à réverbère à tirage naturel.

Des cubilots. Le cubilot se compose essentiellementd’un cylindre en fonte ou en tôle de 2 à 6 mètres dehauteur sur 0”',70 à 2 m ,50 de diamètre, dont l'intérieurest garni en sable réfractaire ou en briques. Le métalet le combustible sont introduits à la partie supérieure ;l’air soufflé entre par des tuyères latérales situées à dif-férentes hauteurs, et le métal en fusion s’échappe avolonté par l’orilicc inférieur que l’on bouche avec de laterre.

Les dimensions intérieures de la cuve varient, avecla quantité de fonte que l’on veut couler à la fois, dansdes limites très étendues : certains appareils peuvent àpeine contenir 5 à 600 kilogrammes de fonte, tandisque la capacité des plus grands s’élève jusqu'à 10 à12,000 kilogrammes.

La forme des cuves n’a rien de bien déterminé; mais,en général, elle se rapproche de celle d’un tronc decône appuyé sur sa base la plus grande. La partie in-férieure se fait ordinairement en sable réfractaire biendamé, mais souvent aussi on emploie des briques,quand on n’a pas de bon sable.

L’enveloppe se fait en fonte ou en tôle ; nous pré-férons de beaucoup celles en tôle, qui sont plus résis-tantes et plus à l’abri des accidents.

Les tuyères par lesquelles on introduit le vent sontétablies sur une double rangée, et l’on souffle toujourspar deux à la fois , au fur et à mesure que le bainde fonte s’élève ou remonte les tuyères, en bouchantavec de la terre celles que l’on a laissées Vides.

On admet en moyenne une distance de 0 m ,30 à 0 l ",45entre le fond de la cuve et la première tuyère. Dans unfourneau de 3 m ,60 de hauteur et de 1 m ,60 de diamètreextérieur, on aurait entre la sole et la première tuyère0 m ,3i environ, et l'écartement des autres tuyères iraitsuccessivement en diminuant de 0“,02, de manière àavoir 0 m ,2A entre la 5 e et la dernière.

Le croquis (fig. 918 et 919) pourra donner une idée dela disposition d’un cubilot à enveloppe de fonte ; au liend’une cheminée en briques, on adopte plus généra-lement une hotte en tôle terminée par un tuyau dumême métal. Souvent on dispose la plate-forme dugueulard de manière à pouvoir y échauffer préalable-ment la fonte avant de la laisser tomber dans la cuve.

Les fig. 920, 921 et 922, donnent le plan, la coupe etl’élévation d’un cubilot de grandes dimensions, à enve-loppe en fonte de la fonderie de MM. Martin et comp.,à Rouen : mm y massif de maçonnerie sur lequel reposele fourneau; b b, plate-forme octogone en fonte, ayantun rebord dans lequel s’engagent les plaques a a, an,etc.; aa, .., plaques en fonte de 27”*“ d’épaisseur; l’uned’elles est écliancrée à sa partie inférieure en c, pourdonner issue à la fonte, et deux des autres portent cha-cune six ouvertures g y g, pour donner entrée auxtuyères ; c, ouverture pour la coulée de la fonte, à la-quelle est adaptée une espèce de gouttière en fonte e,

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