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A-F.
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FLOT i'EL'R.

FLUORURES.

Les violets employés an pinceau s'obtiennent par desmélanges de bleu de Prusse ou de cobalt, avec de la la-que de carmin ou de garance.

Le lilas pour teinture s’obtient par une décoctiond'orseille de Lyon ; pour peinture, on emploie des mé-langes de cobalt et de carmin très affaiblis, on de laqueet d'outremer.

FLINT-GLASS. Voyez verre.

FLOTTEUR. La propriété qu’ont les corps plus lé-gers que l’eau de flotter à la surface de ce liquide, aété mise en pratique pour obtenir des effets mécaniquesplus ou moins utiles, mais fort ingénieux; outre l’em-ploi que M. Girard en a fait au sas des écluses des ca-naux. nous ne mentionnerons que le suivant, qui estassez fréquemment employé :

Procédé pour retirer des fardeaux du fond de l'eau. Oncharge de grands bateaux jusqu’à ce qu’ils s'enfoncentdans l’eau, de manière à déplacer, outre leur tirant d’eau àvide, un volume d’eau d'un poids plus considérable que lamasse-à soulever. On attache alors fortement cette masseaux Liteaux , par des cordes exactement tendues, offrantune r-sistance convenable. Otant ensuite le poids dontils étaient chargés, l eau agit de bas eu haut pour sou-lever les bateaux vides, avec une force égale au poidsle Peau dép acée par cet enfoncement, c'est-à-dire aupoids meme dont on a déchargé les bateaux. Cette forcesufiirpour soulever la masse, et iL est facile de la trans-porte: de la sorte, vers le rivage. On est quelquefoisobligé de répéter l’opération, à mesure que le lit dufleuve, devenant moins profond, le fardeau se trouveramené sur le sol du fond de l’eau.

FLOTTEUR D’ALARME. Voyez chaudière avapeujî.

FLUOR. Corps simple que l’on n’a pas encore puobtenir isolé, et qui, d’après la nature de scs composés,paraît avoir une grande analogie avec le ihlore.

FLUORURES. On nomme ainsi les combinaisonstue le fluor forme avec les autres corps simples. Traitési chaud dans dos vases en plomb ou en platine, par de.'acide sulfurique concentré, ils laissent dégager desvapeurs blanches très piquantes d’acide hydro-fluorique.Cas vapeurs exercent sur l'économie animale une actionles pl is énergiques ; reçues sur une lame de verre, elles311 détruisent la transparence ; il se forme de l’eau desrluorurcs de potassium ou de sodium et d'aluminiumsolubk-s, et du fluorure de silicium gazeux. Lorsque le•luorure, avant d'êire chauffé avec de l’acide sulfuriqueconcentré, a été préalablement mêlé avec de la siliceen pondre fine, il se produit du fluorure de silicium quiunie beaucoup à l’air, et qui, reçu dans de l’eau, lalécon.pose en partie, eu donnant lieu, d'une part, à unlépôt de silice gélatineuse, et de l’autre, à de Lhydro-iluate do fluorure de silicium ou acide hydro-fluo-$tlici-/tu\ qui reste en dissolution. Ces deux propriétés carac-térisent les fluorures.

Les fluorures de potassium, de sodium, d’aluminium,le glucinium, d’étain, d’antimoine, de cobalt, de nickel,l'arguit, de cuiv re, de platine et de cuivre, sont solubleshuis l'eau, la plupart des autres ne le sont pas, ou ne lesont eue très peu : le plus insoluble est le fluorine dexilciun. Tous les fluorures sont plus ou moins fusibles,hi profite de cette propriété dans le traitement de cer-tains minéraux, pour rendre les gangues cllcs-mCnnesplus faciles ii fondre. (Voyez cuivre, plomb.) Quelques-uns sait volatils, le fluorure de silicium, par exemple.

Le fluorure le plus répandu dans la nature est le‘hiorute de caiinum, aussi connu sous le nom de chauxluuté!, spath fluor, et qui se compose de :

calcium.51,87

fluor.48,13

U est tantôt blanc, tantôt coloré en rose, en jaune, enve>l, m bleu ou en violet. Il cristallise dans le svsteme

régulier, le plus souvent en cubes, mais fréquemmentaussi en octaèdres : il possède 4 clivages également fa-ciles, qui mènent à l'octaèdre régulier. U décrépitefortement sur les charbons ardents, en produisant unesuperbe lumière phosphorescente.bleuâtre : ce phéno-mène est surtout frappant dans l'obscurité. Lorsque lefluorure de calcium a été ainsi exposé à l’action de lachaleur, si on le laisse refroidir et qu’on le venu ttc sui-des charbons rouges, il ne produit plus de phosphores-cence. On trouve dans la nature quelques espèces despath fluor que la chaleur ne rend pas lumineux, ce quiporte à croire qu’ils ont été portés dans le sein de laterre meme à une haute température, tandis qu'aucontraire les premiers paraissent avoir une origineaqueu-e.

Lu chaux fluatéede Lunebourg , le fluorure de calciumque l’on a préparé par double décomposition, eu ver-sant du fluorure de potassium dans un sel calcaire,donnent une lumière violette, verte ou bleue, selonl'intensité de la chaleur à laquelle on les porte. Danstous les cas, le fluorure de calcium qui a été calciné etqui cesse par conséquent d'Gtre pho-phorc-ccnt parl'action delà chaleur, reprend cette propdété, lorsqu'àl'aide d'agents chimiques on le dissout pour le préci-piter de nouveau.

Le fluorure de calcium ou spath fluor est unesubstance essentiellement de filon, et qui se trouveordinairement dans les filons d'argent, de plomb,d'étain, etc

FLUX. Voyez docimasie.

FOIN - . Nom que l'on donne à l’iicrbc fauchée et sé-chée, destinée à la nourriture des bestiaux, soit peudant l’hiver, soit dans les circonstances où on est forcéde les tenir à l’écurie, sans pouvoir se procurer del’herbe fraîche.

FONDANTS. Voyez docimasie.

FONDERIE DE FER (angl iron foundry, ail. ei-sengiesserei). L’art du fondeur consiste à reproduire,avec des matières plus ou moins fusibles, les formeset les dimensions de tous les objets modelés ou sculptésqui peuvent se présenter.

Cet art, dont les premières applications remontent àl’antiquité la plus reculée, a pris en ces derniers tempsune immense importance, et a donné naissance à unede nos plus belles industries, la fonderie de fer.

Tous les métaux susceptibles de se fondre, sous l’in-fluence d’une forte chaleur, peuvent être employés dansla fonderie; tels sont l’or, l’argent, le plomb, l’étain,le zinc, le cuivre, etc.; mais le cuivre et la fontesont aujourd’hui les matières le plus généralement em-ployées, soit en raison de leur prix, soit en raison desqualités particulières qui les caractérisent.

Le cuivre et ses alliages sont principalement consa-crés à la reproduction des œuvres d’art proprementdites; la fonte de fer domine, au contraire, dans toutesles applications industrielles, les grandes constructionsla fabrication des machines de toute espèce, etc.

Nous nous occuperons principalement, dans cet arti-cle, de la fonderie de 1er : celle du cuivre et de sesalliages constitue des industries spéciales.

Qualités de la fonte. La fonte est, comme on le sait,une combinaison de carbone et de fer, obtenue direc-tement par la réduction des minerais de fer dans desappareils appelés hauts-fourneaux. Le mode de combiliaison du carbone avec le métal, ainsi que la natureet la proportion des matières étrangères, telles que lesilice, L'alumine, le soufre, le phosphore, le manga-nèse, etc., qui s’v trouvent combinés, déterminent, dansla fonte, des qualités infiniment variables relativementà sa couleur, son degré de fusibilité, sa dureté, saténacité, etc. Toutes les fontes ne sont donc pas pro-pres aux usages de la fonderie : colles que l’on préfèresont les fontes qui deviennent assez fluides par la fusion