FONDERIE DE FER.
FONDERIE DE FER.
c d. Il sera bon ensuite de retourner la chape entre deuxl'onds, de la dépouiller suivant ab , de battre la faussepièce qui doit faire corps avec le noyau de la cloche etenfin de retourner de nouveau, en consolidant cette foisla partie à noyau sur une garniture de sable mouvant,disposée aussi horizontalement que possible. On pourraalors mettre en place le modèle du culot, et le châssisqui doit recevoir l'empreinte de cette portion du vase,on foulera à la fois le noyau et la partie de châssis, enayant soin d’assurer le premier au moyeu d’une arma-ture (fig. 987), dont les trois repères s’ajustent dansle noyau de la cloche. On aura également soin enmettant en place le modèle du pied, de faire en sorteque sa section corresponde bien à celle de son châssis,puis on foulera le petit noyau compris entre le* lignesg h et su (fig. 988), et la partie contenant le moule dupied, laquelle sera dressée suivant ik (fig. 986), avantde battre le dernier côté du moule.
Lorsque tous les châssis sont foulés, c’est-à-direlorsque le moule est monté, comme l'indiquent lesfig. 999 et 99!, il s’agit de le démonter. Four cela,on enlève les deux châssis supérieurs et on ouvre entiroir les deux parties qui contiennent le modèle dupied. En retirant chaque partie on doit enlever avecclic une moitié du modèle qu’on démoule dans le sensqui lui est propre, après avoir eu soin de dépouiller sui-vant la couture du châssis et suivant celle du pied.Lorsqu’on a retiré les modèles et lorsqu’on a lissé aupoussier, on réunit de nouveau par les crochets lesdeux parties du châssis du pied, et on rectifie les couturcs au moyen de la spatule ou du paroir. On enlèveensuite le ciiâssis du culot, puis le modèle, puis enfinle noyau de celui-ci; il ne reste plus alors qu’à démon-ter la chape de la cloche et à retirer le modèle de celui-ci après avoir enlevé d’abord celui de la couronne.Quand toutes les parties du moule sont ragréées et pa-rées au poussier, on les ferme les unes sur les autresen commençant par celles qui ont été démoulées les der-nières. On étuve ordinairement le petit noyau comprisentre g h et su (fig. 988), afin qu’il ne s’écrase pas enremoulant.
Moulage en sable vert séché. Ce moulage s’emploie pourles pièces de fortes dimensions, telles que plaques de fondation, bâtis, balanciers, etc., dont on désire que les sur-faces soient bien nettes et bien polies. Les moules nesont point dans ce cas lissés au poussier comme pourle sable vert, mais on emploie un badigeon composéd’argile grasse pour \ /4, et de 3/4 de poussier de char-bon, que l’on étend au pinceau sur toutes les partiesqui doivent recevoir la fonte. On peut neanmoins y pas-ser ensuite le lissoir pour effacer les traces de la brosse.Ce moulage donne de forts beaux produits.
Moulage en sable d'étuve. Le sable destiné à l’étuvagen’a pas besoin d’être aussi homogène, ni de possédertoutes les qualités indispensables au sable vert. Cetteméthode s’emploie particulièrement pour les pièces ànoyaux compliquées, telles que cylindres à vapeur, con-denseurs, boîtes de distribut ion ; les pièces à gros noyaux;celles à reliefs et à pièces de rapport, etc.; toutes cellesenfin pour lesquelles il faut donner au moule une trèsgrande solidité, et obtenir des surfaces parfaitementsaines.
Moulage en terre . On emploie pour cette méthode desterres assez grasses pour se lier parfaitement, mais nedonnant cependant pas trop de retrait, que l’on mé-lange avec 1/3 à I/o de crottin de cheval ou de bourrehachée dont la présence est indispensable pour empê-cher les moules de se crevasser pendant le séchage etpour favoriser le passage des gaz.
Le moulage en terre s’emploie principalement pourtoutes les pièces circulaires qui peuvent s’obtenir sansmodèles au moyeu de trousses, et pour un grand nom-bre de gros objets se présentant rarement, et dont les
dimensions exigeraient un appareil de châssis long etcoûteux à établir.
Four les moules en terre de pièces régulières on opèrecomme il suit :
Di.-poser d’abord le noyau, en ayant soin de lui lais-ser tous les orifices nécessaires pour l’échappement desgaz et des vapeurs, ce qui demande d’autant plus desoin que ce noyau est plus vaste et plus renfermé parle métal; trousser ensuite sur le noyau une épaisseurqui représente exactement l’objet à couler; recouvrirenfin cette épaisseur, qui prend le nom de fausse piece,de plusieurs assises de terre épaisse, qu'on étend enles pétrissant avec les doigts qui laissent à leur surfacedes empreintes utiles pour lier les différentes couchesentre elles et pour les empêcher de gercer. Ce sont cesdernières couches qui composent la chape à laquelle ondonne une épaisseur qui augmente en raison de l’éten-due et de la masse des pièces à couler.
Four démouler, il suffit d’enlever la chape au moyeud’une grue, puis la fausse pièce qu’on peut briser parcequ’elle n’est plus d’aucune utilité; on répare alors lenoyau et l’intérieur du moule, on leur donne la couche,on les fait sécher de nouveau, et il ne reste plus qu'àfermer le inouïe et à l’enterrer au moment de la coulée.
On a eu soin délaisser à l’entour du noyau une as-sise ou meule formant un cône tronqué dont la hasesupérieure dépasse de quelques centimètres celle de lapièce moulée, et dont la hauteur varie entre 0 m ,03 etO m , IO. Cette meule sert de repère à la chape qui vients’v ajuster à frottement, conservant ainsi entre elle etle noyau un vide dont l’épaisseur est parfaitement ré-gulière.
Quand on peut disposer de châssis convenables, onremplace les chapes en briques par une chape trousséeen sable. Four cela, on choisît un modèle cylindriquedont les dimensions se rapprochent de la pièce à trous-ser, on moule et on démoule ce modèle parles procédésordinaires du moulage en sable; puis on introduit latrousse dans le vide qu’il a laissé, et en enlevant toutle sable inutile, on arrive à donner à la chape les dimen-sions et les formes voulues. 11 est également facile detrousser un noyau en sable, si Fon a soin de mainte-nir celui-ci par une ou plusieurs lanternes, ou de rem-plir tout son milieu de plusieurs gros morceaux de cokequi, diminuant la masse du sable, donnent de la faci-lité pour le séchage et se prêtent à l’échappement desgaz. On emploie de préférence ce dernier moyen, pourles noyaux fermés par le haut, tels que les noyaux dechaudières, de bassins, etc., etc.
Lorsque le moulage en terre n’a pas lieu pour despièces troussées, il se fait sur modèles au moyen de co-quilles qui se traitent comme des pièces de rapport.Ces modèles sont recouverts d’un enduit de suif fonduavec de l'huile de pavot ou de la cire; on y appliqueles couches de terre comme ou le fait pour les chapesordinaires faites sur fausses pièces, en ayant soin deconserver toutes les séparations nécessaires, la facilitédu démoulage. On démoule après la parfaite dessicca-tion de toutes les épaisseurs.
Ces procédés donnent rarement d’aussi beaux pro-duits que le moulage en sable, mais ils sont souvent in-dispensables pour éviter la dépense considérable deschâssis, alors qu’il faut employer des moules excessi-vement solides.
Pour rendre plus clair ce que nous venons de dire,nous prendrons un exemple simple, celui de la fabri-cation d’une chaudière à sucre (fig. 997) : on établithorizontalement sur le sol une plate-forme annulaireen fonte adbd (fig. 993); on appuie, au centre c,l'extrémité inférieure d’un arbre vertical disposé demanière à pouvoir tourner librement sur lui-même, enfaisant décrire à l’arc e f (fig. 996) d’un pommeau debois, une surface de révolution identique avec la sur-