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FONDERIE EN CARACTERES.

FONDERIE EN CARACTÈRES.

rutil composé principalement de deux patins en cuivreqai peuvent se serrer près de la lettre par le inouvement des vis à large tète qui glissent dans une rainure,e: les fixent à une pièce plate en fer. Cette pièce estcourbée du devant, et on peut avec deux vis y fixer uuftr. Le rabot, guidé parl’é-piisscur de la lettre fera doncsuivre à ce fer une ligne droi-te, et par conséquent, quandil aura été adapté pour enle-ver la rompure, il suffira depousser le rabot dans toutela longueur, et ce rabot une fuis monté servira pourtoutes les lettres de la même force de corps.

1021 . 1020 .

1019.

On fait encore au coupoir une autre opération quiconsiste à enlever la partie supérieure du corps de la let-tre qui n’est pas occupée par l’œil pour dégager celui-ci.A cet effet, on monte sur les rabots des fers, dont le tran-chant est oblique, et qui sontplacés, l’un à droite et l’au-tre à gaucho, et on enlèveTexcédant en faisant mordre cerabot delà quantité convenable. Mais il faut pour cela re-tourner la lettre, ce que l’on fait en la replaçant sur lecomposteur, en appliquantcelui-ci sur le justifieur, le ta-lon en haut, et donnant un mouvement de renverse-ment ; puis retournant le composteur de droite à gaucheet replaçant par le mouvement inverse dans le compos-teur la lettre, dont l’œil se trouve alors en haut.

Enfin, les imprimeurs demandent souvent qu’onajoute des crans à celui du moule, afin de distinguerdes fontes de meme force de corps qui se trouvent dansleur imprimerie. On les pratique aux endroits conve-nables au moyen de fers portant des saillies latérales,qui correspondent aux crans voulus et qu’on monte surrabots.

Voilà tout le t avail qui devrait être fait au coupoir,mais quelquefois la hauteur d’un moule s’est dérangée,quelques matrices se trouvent mal justifiées ; on peutalors remettre la hauteur au coupoir en prenant lessoins convenables.

Si la différence de hauteur est peu de chose, on secontente de frotter le pied de la lettre avec une limequ’on tient horizontale, après qu’on a enlevé la rom-pure ; mais si la différence est très notable, alors, aprèsavoir enlevé la rompure, on desserre la vis de corps,puis on renfonce avec soin les lettres en pressant forte-ment sur le pied, on serre les vis en s’assurant que leslettres ne sc lèvent pas au milieu ; puis avec un rabotportant un fer plat, monté à la hauteur convenable, onenlève l’excédant de hauteur. Il est évident que pourque cette opération soit possible, il faut avoir un jus-tifieur parfaitement bien calibré pour la hauteur, etdont la surface supérieure soit exactement plane.

§ 7. de l’apprêt.

L’apprêt est la dernière façon à donner aux carac-tères; il a pour but principal de réparer les petitesinégalités qui peuvent exister sur la force de corpsdes diverses sortes d’un même caractère fondu sur plu-sieurs moules, et de corriger les variations qu’éprouvechaque moule par l’effet de la dilatation et de l’usure.

| L’apprêteur a, sur un râtelier placé à sa gauche, les| rangées de composteurs qui viennent de sortir des mains' du coupeur. Il prend successivement chaque compos-• teur, en transporte les lettres sur un composteur d’ap-, prêt fig. 1022,qui est plus fort et plus droit qu’un compos-

1022 .

teur ordinaire, et cela en les appliquant l’un sur l’autre etles retournant ; puis au moyen d’un couteau plat detrois à quatre pouces de long, il râtisse la surface, demanière à enlever le morfil produit parla frotterie; ilreporte ensuite les lettres sur un second composteurd’apprêt, et fait la même opération sur l’autre face.

Il prend alors deux ou trois lettres sur le composteur,et les met entre les m sur une justification pour vérifiersi Tapproche est bonne (si elle est mauvaise, il ne peuti que jeter la sorte), et si la sorte est bien en ligue. Il| vérifie en même temps la force de corps par un paran-I gonnage, s’il est nécessaire (voir plus loin Typomètre),] et si le peu d’apprêt qu’il a donné est suffisant. S’il y! a un peu de force, il apprête de nouveau (du côté opposéj au cran, afin de ne pas changer la ligne) et de la quan-j tité convenable; car un bon apprêteur sait ce qu’il en-j lève par la manière dont il appuie le couteau d’apprêt ;

] puis il remet la force de corps entre les m. Quand il est| arrivé, il continue alors toute la sorte, en ne vérifiant| plus que de temps en temps et donnant le même apprêti à chaque composteur.

Nous avons admis, dans ce que nous avons dit, quela sorte que Ton apprêtait était en ligne avec les m;mais il arrive quelquefois qu’elle monte ou qu’elle des-cend sur cette ligne; c’est à quoi l’apprêteur peut re-médier dans quelques limites fort restreintes. En effet,quand on compose les lignes, les lettres viennent s’ap-pliquer les unes sur les autres par le côté de la lettreoù est le cran (puisqu’on compose le cran dessous).Or, si on enlève un peu de métal de ce côté en tête ouen pied, on fera monter ou descendre la ligne. Il fauten ôter en même temps à l’extrémité inverse sur l’au-tre face. Les faces qu’on aura fait de la sorte à l’ap-prêt seront un peu obliques sur le pied de la lettre, neseront plus parfaitement d’équerre ; mais cependant lalettre no se redressera pas sur son’pied, à cause duserrage de la ligne. Il va sans dire que ceci ne peut sefaire que pour des variations extrêmement minimes dela ligne, et ne peut s’employer dès que la variation estnotable.

Le composteur apprêté, l’apprêteur qui a dû déjà vé-rifier Tapproche, la hauteur, la ligne, doit encore visiterle composteur et rejeter :

1° Les mauvaises d’œil qui auraient échappé à l’ou-vrier, qui doit déjà avoir fait cette visite ;

2° Les épaisses, qui ont été fondues quand le mouleétait mal fermé ;

3° Les fortes de corps que T apprêteur reconnaît eupassant son couteau, qui les attaque avant toutes lesautres ; elles résultent tant de ce que le moule a étémal fermé que d’un grain sur les blancs ou les longuespièces; d’où la nécessité de brosser le moule de tempsen temps pour le nettoyer ;

4° Les hors de ligne, qui se font quand on ne pressepas l’archet sur le talon de la matrice, ou que celui-cin’a pas assez de ressort.

Les lettres ayant ces défauts étant ôtées, tout est fini,et le caractère est en état d’être livré à l’imprimeur.On en forme, à cet effet, des pages de dimensionségales qu’on serre avec une ficelle, et qu’on enveloppede papier. •

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