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FORGES CATALANES ET COUSES.

FORGES CATALANES ET CORSES.

bons lourds; 9" employer des minerais ou des fondantsmanganésifères.

L’acier des iorges catalanes s’emploie, sans affi-nage préalable, à la confection des faux, des socs decharrue, etc.

D’après M. François, le prix de revient des I00 k de1er forgé à l’usine de Vicdessos (Ariége ), pour l’année1840, pendant laquelle ou a fait 1000 feux, a été

comme suit, de 40',63 e :

310 k de minerai, à 2 f les 100 k .6 r ,20

302 k de charbon à 8 f ,20 les 100 k . 24 f ,76

Main-d’œuvre.o f ,9o

Garde-forge et commis, 1500* par an. . 0 f ,93

Entretien de l’usine, I 2l)0 f .0 r ,80

Intérêt à o p. 100 de la valeur de l’usine

(25000 f ).0 f ,83

Intérêt à 6 p. 100 du fonds deroulement(29000 r ).4',16

Prix de revient des 100 k de fer forgé. . . 40 f ,63

Nous renvoyons ceux de nos lecteurs qui désireraientplus de détails sur les forges catalanes à l’excellent ou-vrage que vient de publier sur ce sujet M. François(Recherches sur le gisement et le traitement direct desminerais de fer dans les Pyrénées , etc.).

foyeks corses. La fabrication du fer par la mé-thode corse diffère de la fabrication pyrénéenne en ceque la simplicité apparente des moyens y est pousséemoins loin, et notamment en ce que la réduction duminerai se.fait dans un foyer distinct de celui où ontlieu la formation des loupes et le corroyage du ferbrut. Dans la première opération, on emploie, pourdiriger l'oxyde de carbone sur le minerai à réduire, unmoyen uussi simple qu’ingénieux, dont les fig. 1036et 1037 offrent les principaux détails.

Le foyer n’offre d’autre construction fixe que lawarme r r, qui supporte la tuyère, et le laiterol l /, quine joue aucun rôle dans la première opération Ce foyerest reconstruit à neuf chaque fois de la manière sui-vante : sur un fond de brasque battue, a a a, on élèveau devant de la tuyère une enceinte composée de groscharbon® bien droits, (J C, longs de 0 m ,16 et disposéshorizontalement. La base de cette sorte de mur d’en-ceinte est limitée intérieurement par deux droites pa-rallèles b b y perpendiculaires à la warme, distantes de0"’, I8, et situées à égale distance du plan passant parl’axe de la tuyère ; ces deux droites s’appuient contre lawarme par l’une de leurs extrémités, et sont raccordéesa l’autre extrémité par un demi cercle b d by dont lepoint </, situé dans le plan de l’axe de la tuyère, est à0 l ",40 de la warme. La limite extérieure du mur d’en-ceinte est une figure b' d ’ b’, entièrement semblable àcelle que nous venons de décrire, et est distante de0"’. 16 de tous les points correspondants de la limite ex-térieure ; l’espace compris est occupé par des charbonsdisposés horizontalement, et toujours normalement auxdeux limites. Sur l'assise inférieure, établie comme ilvient d’être dit, on place d’autres charbons de même lon-gueur, offrant une certaine retraite à mesure qu’ils s’é-lèvent, de telle sorte que l’enceinte ait en tout 0"’,75 dehauteur; et offre à son orifice supérieur des dimensionsde U“\48 et Ü"‘,55. Le minerai à réduire, concassé enfragments, est placé en m, entre le mur de charbon etde gros fragments M de minerai, qui doivent servir àune opération subséquente, et qui reçoivent ainsi unesorte de préparation. Le combustible chargé en c s’é-lève ordinairement au-dessus du niveau du minerai. Onlance moyennement dans l’enceinte o k d’air par minute,avec une pression de 0"‘,04 à U , ",0o.

Ici, comme dans le cas des foyers pyrénéens, la massedu minerai à réduire offre aux gaz rëductifs formésdans l’enceinte, une moindre résistance que le charbon

accumulé au-dessus de la tuyère. On charge à la foiso30 k de minerai et l’opération dure quatre heures.

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1036.

On retire le minerai réduit, mélangé de brasque. eton l’affine par petites parties dans le même foyer, aumoyen de scories riches, après avoir détruit le mur deeharbonCC. Chaque affinage dure environ quatre heures,et produit de 30 à 35 k de fer doux d’excellente qualité.Malheureusement, dans ce procédé, la main-d’œuvre, etïuirtout la consommation en combustible (qui s’élève-àplus de 700 de charbon pour 100 de fer produit), sont siconsidérables, que cette méthode disparaît de plus enplus.

Statistique. En résumé, en 1 843, il y avait en France 127 foyers catalans et 8 foyers corses, en tout 135 foyers,dont 107 en activité ont produit 108,45l' im de fer forgé,ayant une valeur de 4,906,597 francs, p. bebette.

FORMIATES. Nom donné aux sels formés par l’a-cide formique; ils sont tous solubles, et précipitent deleurs dissolutions l’argent et le mercure à l’état mé-tallique.

acide FORMIQUE. Cet acide existe naturellementdans le corps des fourmis, ce qui lui a valu le nomqu’il porte, et dent on l’extrayait autrefois par distilla-tion ; actuellement on le prépare directement en exer-çant une action oxydante sur un grand nombre de ma-tières organiques, et ne poussant pas la réaction jusqu’aubout ; on prend ordinairement, à cet effet, une grandecornue tubuléc, dans laquelle on met 1 partie de sucre

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