2 HISTOIRE DE LA CHINE. Liv. XVI. Chai>. I.
Sactìok passe à juste titre pour le plus riche, le plus vaste, & le plus peuple deI. , tous ceux qui font fous les loix d’un seul Monarque.f^detâ bon étendue est de vingt-trois degrés du Nord au Sud, depuis la For-cené. teresse de Caipim dans la Province de .Peking , fous le quarante* unieme de-— gré, jufqu’à f extrémité méridionale de rifle de Hay-nan, fous le dix-hui-Etendue tieme degré de Latitude Septentrionale. II y a plusieurs autres maniérés& fis ur ^ de lui donner plus de longueur & de largeur, que le Lecteur peut voir dansla Remarque (*). Cependant il paroîc par les dernieres & les meilleuresCartes, que la Chine n’est pas ronde, mais ovale, & qu’elle s'étend le plusdu Nord au Sud, comme cela est indiqué dans la Remarque; mais dequelque sens qu’on la prenne, elle n’a pas moins en ligne droite de trois-cens-soixante lieues, à vingt le degré, ou à soixante milles Anglois ( a ).Le plus récent des Ecrivains lui donne encore plus d’étendue, c’est-à-diretrente-quatre degrés du Nord au Sud, ou six-cens quatre-vingt lieues, &beaucoup plus de trois-cens de l’Est à l’Ouëst, même dans les endroits oùelle se resserre le plus, enforte que suivant cet Auteur elle a en tout dix-huit-cens lieues de circuit (b ), mais il ne nous apprend pas fur quellesnouvelles observations il fonde fes dimensions.
B'ì rnnde La Chine est bornée au Nord par la Tartarie , & elle en est séparée parla Chine ] a fameuse muraille, dont nous parlerons en son lieu, à l’Est par la Mer6? icstro - jj e j a chine ou l’Océan Oriental, au Sud par la Mer des Indes, & à l’Ouëstvmces. p ar un j mmen f e Désert sablonneux, & par une longue Chaîne de Monta-gnes inaccessibles, qui la séparent de Ja Tartarie Occidentale & du Tibet&c. Elle fe divise en quinze Provinces, la plupart si vastes , si fertiles, sipeuplées & si riches, qu’elles peuvent passer pour autant de Royaumes.La Province de Leao-tong n’est pas comprise dans cette division, parce-qu’elle est au-delà de la grande muraille, quoiqu’elle soit dépendante de la
Chi-
(íî) Du Halde , T. I. p. 2. Voy. aussi (ij Hist. Moâ. des Chinois &c. T. I. p.Magaillan , Le Comte , T. î. p. 2 6. LaMar • 52 , 53.
tinitre &c.
(*) Pour compter toute l’étendue de cette vaste Région en longueur & en largeur, ilfaut prendre la longueur depuis Xagyuen dans la Province de Leaotong , la ville frontiè-re qui est le plus au Nord-Est, jutqu’à Cbien-tien , la derniere ville du Tun-nan, & alorsfa longueur fera de 400 milles d’Allemagne ou de isico d’Angleterre : fi l’on y joint l’Jslede Hai-nan , qui appartient aussi à la Chine & est au Sud de Quang -tong ou Canton, ilfaudra y ajouter deux degrés ou cent-vingt milles. On peut aussi lui donner une plusgrande largeur , en prenant depuis Nimpo , Port de mer dans la Province de Cbekiang,jufqu’à l’extrémité des frontières de Sechuen , & alors elle fera d’environ trois-cens-quinze milles d’Allemagne, ou de douze-cens-foixante-neuf milles d’Angleterre. Cettelargeur fera encore plus grande, si 011 mesure depuis la ville de Tao-chuan , située à i’ex-„trémité la plus orientale du Leao-tong, fur les frontières de la Corée, jusqu’à celle deTfing-tao , dans la partie la plus occidentale du Cben-fi ( 1). Le P. Le Comte , qui pré-tend que la Chine est presque ronde, lui donne encore davantage de largeur, quoiqu’íl«'accords pour ressentie! sur la longueur. Mais on a prouvé par de nouvelles observa-tions , que la Chine est ovale , & par conséquent qu’elle est d’un peu plus d’un quartplus longue que large là oh &lle l’est le plus (2), c’est-à-dire qu’elle s’étend de cela deplus du Nord au Sud que de l’Est à l’Ouëst (3).
(ï) La Alarttnitrc 9 Dict:* Géogt. au mot Chint, (z) lhid. Om Halde Scc.
(Z) DaHaUt, T, 1. p, L.