HISTOIRE DE LA CHINE. Liv. XVI. Chap. I. ZChine. i. Chcnfi , r. Chansi , 3. Peckelì , s’étendent au Nord le long de Sectionla fameuse muraille. Quatre autres sont situées le long de l’Océan Oríen-tal,savoir 4. Chan-îong, 5. Kyan-nang , ó.Che-kyang, & 7. Fokien. Quatres'étendent vers le Sud & l’Ouè'.st, qui sont 8. Qmníong , 9. j Quang-fi, io- chine.Tan nan , n. Se-chucn. Le milieu est occupé par celles de 12. Ho-nan, 13.H«- -
quang, 1 4. Ko: icbeu , 15. /Cyang fi. Nous en parlerons plus au long ci-defTous(*).
Comme la Chine s’étend du Nord au Sud depuis le second jusqu’au cin- Climatquieme climat, la température de l’air doit naturellement varier. La dif-férence de la longueur des jours n’est que d’un peu plus de quatre heures;les plus longs , dans les parties les plus septentrionales, font d’environquatorze heures & trois quarts, & les plus courts dans les parties les plusméridionales d’environ dix heures & trois quarts , & les nuits font 3 pro-portion (a). Le climat passe cependant en général pour fort tempéré, sice n’eít vers le Nord, où le froid est très-pénétrant, ce qui ne vient pastant de la situation , que des hautes montagnes qui s’y trouvent, cou-vertes de profondes neiges. Dans les endroits mêmes qui font fous lesTropiques, les vents qui viennent des vastes montagnes de la Tartarie,rendent le froid très-âpre pendant trois & quelquefois quatre mois d Hi-ver (f). D’autre côté les parties méridionales doivent avoir un air fort soc& chaud, a proportion quelles font proche du Tropique, ou qu’elles s’é-tendent au-delà; mais on y supporte aisément les chaleurs à la faveur desbelles grottes , des bocages, des allées , & autres endroits frais où ilsse retirent durant la chaleur du jour, & pendant ce tems-là le silence &le repos règnent auffi parfaitement qu’au milieu de la nuit. il n’y a à-la-vérité ni glace ni neige dans ces Contrées méridionales, mais elles sontsujettes aux tempêtes & à de grandes pluies, vers le tems des Equinoxes,
& sur.tout vers celui de l’Automne, c’est là leur Hiver; pendant tout lereste de Tannée on y jouit d’un ciel pur & serein , & d’une verdure char-mante. Sur le tout, tous ceux qui ont voyagé dans ce grand Empire con-viennent généralement, que dans les lieux où la Nature a été la moins II-erale, les Chinois y ont suppléé, en applanissant des chaînes entieres demontagnes dans quelques Province, & eo en élevant d’artificieìles en d’au-tres ;
(a) Voy. Magatllan , Le Comte, La MartinUre & c . Cordons Gramrn. P. II. Ch. 2. Sect. 2.
(*) L’Auteur Anglois employé ici une ample Note pour justifier I’ortogr'aphe qu'st fuiepour les noms Chinois, que chaque Nation tourne selon le génie de sa Langue ; & il a-dopte celle qui est la plus conforme à la Langue Angloise. Quant à nous, nous nous entiendrons généralement, comme nous l’avons déja fait, à l’Ortographe du P. Du Hal.h- &des autres Auteurs François, en adoucissant certaines syllabes , pour les rapprocher unpeu de la maniéré des Anglois, par exemple, au-lieu du cou des François nous nous ser-virons quelquefois de eu qui avoifme le eta des Anglois. R s M. d u Trad.
(f) On auroit de la peine â le croire, fi le fait n’étoit attesté par la plupart des Voya-Seurs qui ont été dans ces quartiers-là dans la saison froide : le P. Le Comte en particu-' cr > en parlant de son voyage depuis A'impo jusqu’à l'eking , rapporte qu’il gela si fort au1S de Janvier & de Février , qu’il fallut travailler un jour entier à rompre la glace dua, nb° , un des plus grands fleuves de la Chine, qui étoit presque tout pris (r).
v 1 ) Lc Cemti, T. I. p. m. 48. Voy. aussi Martini, MagailLan, Du Haldt &tc.
A L