HISTOIRE DE LA CHINE. Liv. XVI. Chap. I. ir
appelle communément Pekingàu. nom de sa Capitale, aujourd’hui le Siégé Sectionde l’Empire: elle est; bornée à l’Est par la Mer, au Nord par la grande H-Muraille qui la sépare de ía Tartarie Orientale, à l’Ouëst par la Provincede Ckan-fi , & au Sud par celles de Chang-tong & de Ho-nan. C’est^"
aujourd’hui la premiere de tout l’Empire; fa forme est triangulaire, & elle ..
s’étend depuis le trente-sixième jufqu’au quarante-deuxieme degré deLatitude, & depuis le cent - treizième jusqu’au cent-dix - neuvieme degréde Longitude Est. Elle est divisée en neuf Cantons, dont chacun a pourCapitale un Fû, c’est-à-dire une ville du premier rang , avec plusieursautres villes qui en dépendent (*), savoir vingt du second rang ou de cellesqu’on appelle Cheu , & cent-vingt Iiien ou du troisième ordre, sans parlerd’un grand nombre de bourgs considérables & de villages fans nombre (a).
Quoique cette Province soit, après celle de Leaotong , la plus scptentrio- Climat ,sale de l’Eropire, l’air y est tempéré ; & quoiqu’il y gele fortement en hiver, Terroir &le ciel y est si pur, qu'il est rarement couvert de nuages, même dans cette p !' nsí,u 'rigoureuse saison. II y pleut rarement, mais d’abondantes rosées suppléent 4 ‘à la pluie. Le Pays produit peu de riz, mais beaucoup d’autres grains &de légumes ; les bestiaux y font en abondance. Les habitans font robustes& belliqueux, mais ils ont moins de politesse & de dispositions aux Sciencesque ceux des Parties Méridionales. Les Rivières y font souvent glacéesdepuis !e mois de Novembre jusqu’à celui de Mars, & cependant le froidn’y est pas si perçant qu’en Europe.
Le nombre des villes de cette Province monte à cent-quarante ; Peking , Fuies, idiequi en est la Capitale & celle de tout l’Empire, a dans son ressort vingt- è f” ér '* lesix villes du second & du troisième ordre, savoir six du second & vingt ladu troisième ; nous ne fatiguerons le Lecteur ni des noms de ces villes, ni chine,de leur description, qui nous meneroit trop loin. 11 suffira d’ajouter ici àce que nous avons dit de leur grandeur, de leur richesse & de la multitudede leurs habitans, qu’elles font la plupart d’une figure quarrée oblongue,matant que le terrein le peut permettre. Les murailles font larges, Iortes, avec des tours à une certaine distance les unes des autres.
OO Le Comte, ubi sap. Du ttalde T. I. p. 133.
hautesLespor-
{*) 11 faut remarquer ici une fois P o„ r toutes, que chaque Province de la CHne easubdivisée en certain nombre de Jurifdictions, qu- 01 j appelle /•« en Chinois. « °“ 7 .,,
d’autres moins étendues, nommées Onu & Hie», de la n' ênie . ina " iere Président des
& les Justices subalternes font subordonnées aux Cours sup ^ui “ 1X
r* i - c /ï> ^ ,,„ftrnpnrs d une ville du premier rang, ceux
Cours supérieures se nomment Lbi-bu ou siouve ncurs u > on P volt ajouts dans
qui suivent ont le titre de Cbi-cHu & de Ch-bun. 1£ U 1 un L est cw .
une ville appellée bu un Mandarin nommé Ux-fv ,, JJ » u s de son étendue est pnr-bten; car dans les plus grandes villes,dont le territoire Hem //<Vm qu de * vil .
tagéen deux districts, il y a deux Chi-bien. Au « ste «. /district de peu d’éten-
les du troisième ordre, il ne faut pas s imaginer que ce toit un . x.
due; il v a tel Hien qui a soixante, soixante-dix & quatre-vingt lieu 1 > st
pa^e à j’Einpereur plusieurs millions de tribut (r). U ue faut pas croire non p q
les bouvgs soient peu considérables, quelques-uns font suffi grands que des vn ’' ® is
on ne ltur donne point ce nom, pareequ’ils ne font ni ceints de murailles, m e*.c fossés, comme les villes ( 2 ).
D» «aide T. J. p, 1, 3.
(2) Ibid , p f IZZ. L,t Comte , T. I. I*etr. z»
B 2