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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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HISTOIRE DE LA CHINE. Liv. XVI. Chap. I. ir

appelle communément Pekingàu. nom de sa Capitale, aujourdhui le Siégé Sectionde lEmpire: elle est; bornée à lEst par la Mer, au Nord par la grande H-Muraille qui la sépare de ía Tartarie Orientale, à lOuëst par la Provincede Ckan-fi , & au Sud par celles de Chang-tong & de Ho-nan. Cest^"

aujourdhui la premiere de tout lEmpire; fa forme est triangulaire, & elle ..

sétend depuis le trente-sixième jufquau quarante-deuxieme degré deLatitude, & depuis le cent - treizième jusquau cent-dix - neuvieme degréde Longitude Est. Elle est divisée en neuf Cantons, dont chacun a pourCapitale un, cest-à-dire une ville du premier rang , avec plusieursautres villes qui en dépendent (*), savoir vingt du second rang ou de cellesquon appelle Cheu , & cent-vingt Iiien ou du troisième ordre, sans parlerdun grand nombre de bourgs considérables & de villages fans nombre (a).

Quoique cette Province soit, après celle de Leaotong , la plus scptentrio- Climat ,sale de lEropire, lair y est tempéré ; & quoiquil y gele fortement en hiver, Terroir &le ciel y est si pur, qu'il est rarement couvert de nuages, même dans cette p !' nsí,u 'rigoureuse saison. II y pleut rarement, mais dabondantes rosées suppléent 4à la pluie. Le Pays produit peu de riz, mais beaucoup dautres grains &de légumes ; les bestiaux y font en abondance. Les habitans font robustes& belliqueux, mais ils ont moins de politesse & de dispositions aux Sciencesque ceux des Parties Méridionales. Les Rivières y font souvent glacéesdepuis !e mois de Novembre jusquà celui de Mars, & cependant le froidny est pas si perçant quen Europe.

Le nombre des villes de cette Province monte à cent-quarante ; Peking , Fuies, idiequi en est la Capitale & celle de tout lEmpire, a dans son ressort vingt- è f ér '* lesix villes du second & du troisième ordre, savoir six du second & vingt ladu troisième ; nous ne fatiguerons le Lecteur ni des noms de ces villes, ni chine,de leur description, qui nous meneroit trop loin. 11 suffira dajouter ici àce que nous avons dit de leur grandeur, de leur richesse & de la multitudede leurs habitans, quelles font la plupart dune figure quarrée oblongue,matant que le terrein le peut permettre. Les murailles font larges, Iortes, avec des tours à une certaine distance les unes des autres.

OO Le Comte, ubi sap. Du ttalde T. I. p. 133.

hautesLespor-

{*) 11 faut remarquer ici une fois P o r toutes, que chaque Province de la CHne easubdivisée en certain nombre de Jurifdictions, qu- 01 j appelle /« en Chinois. « ° 7 .,,

dautres moins étendues, nommées Onu & Hie», de la n' ênie . ina " iere Président des

& les Justices subalternes font subordonnées aux Cours sup ^ui 1X

r* i - c /ï> ^ ,,ftrnpnrs d une ville du premier rang, ceux

Cours supérieures se nomment Lbi-bu ou siouve ncurs u > on P volt ajouts dans

qui suivent ont le titre de Cbi-cHu & de Ch-bun. 1£ U 1 un L est cw .

une ville appellée bu un Mandarin nommé Ux-fv ,, JJ » u s de son étendue est pnr-bten; car dans les plus grandes villes,dont le territoire Hem //<Vm qu de * vil .

tagéen deux districts, il y a deux Chi-bien. Au « ste «. /district de peu déten-

les du troisième ordre, il ne faut pas s imaginer que ce toit un . x.

due; il v a tel Hien qui a soixante, soixante-dix & quatre-vingt lieu 1 > st

pa^e à jEinpereur plusieurs millions de tribut (r). U ue faut pas croire non p q

les bouvgs soient peu considérables, quelques-uns font suffi grands que des vn' ® is

on ne ltur donne point ce nom, pareequils ne font ni ceints de murailles, m e*.c fossés, comme les villes ( 2 ).

D» «aide T. J. p, 1, 3.

(2) Ibid , p f IZZ. L,t Comte , T. I. I*etr. z»

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