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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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HISTOIRE DE LA CHINE. Liv. XVI. Ciiap. L 15

Outre la vieille & la nouvelle ville, il y a à chaque côté un grand faux* Sectionbourg hors des murs, dont celui qui est à lOuëst est le plus etendu. Lesrues y font comme dans la ville, parallèles les unes aux autres Aauxmursde la ville, & se croisant à des distances convenables; de forte quen lts chj ne>

ajoutant au reste, on peut dire que le circuit de Peking est environ .-

de vingt-cinq milles. Les maisons de la ville & des fauxbourgs font bas- Fau *'ses, mais profondes, bâties la plupart de briques, & couvertes de tuilesvernissées, de forte que lorsque le Soleil donne dessus, elles offrent unspectacle aussi brillant que propre à éblouir. Elles paroissent peu en de-hors, si lon excepte la beauté des boutiques , mais elles font propres& commodes en dedans , quoiquelles ne soient ni richement ni bienmeublées, mais elles font remplies de peuple.

Ce quil y a de plus surprenant dans cette grande ville, cest que tout dbmdan*y est en abondance «St à bon marché, sur-tout si lon fait réflexion sur le ce * mtconcours de gens & fur la multitude des habitans, & quelle est situéedans un des endroits les moins fertiles de lEmpire. Mais il faut se sou-venir que toutes les marchandises & les richesses des Indes & dauiresPaysse transportent - par l'Océan Oriental & par les Canaux Royaux, queplusieurs milliers de vaisseaux de l'Empereur, & un plus grand nombreencore de vaisseaux particuliers, font continuellement occupés à fournirla Cour «St la Ville de tout ce que lon peut souhaiter pour le besoin oulagrément de la vie, de sorte que les Chinois disent communément, quequoiquil ne croisse rien autour de Peking, cette ville ne manque de rien.

Le Gouverneur de la ville a sous fa juridiction non seulement les soldats,mais encore tout le peuple, dans ce qui concerne la police & la furetépublique (*).

II raut à présent parler de quelques-uns des Edifices publics, qui déco- Edifices.

rent publics.

dre raison. Les Messagers même de lEmpereut ne font pas dispensés de répondre auxinterrogations. Si leur réponse donne le moindre soupçon on les met en arrêt ail-corpsde - garde jusquau matin, quon les mene devant le Juge. Les Officiers de la garde desmurs & des pavillons qui font fur les portes, oh lon bat fans - cesse fur de grands tam-bours d ail ain, envoyent des subalternes pour faire la viíite des quartiers aépendansde leurs portes. Lordre^sobserve avec tant dexactitude, que la moindre négligenceest punie le lendemain, & lOfficier de la garde est cassé. Ce qui entretient encore lavigilance, cest que le Gouverneur de la ville, obligé aussi de faire ia ronde, arrivequand on y pense le moins (i).

(*) Ce Gouverneur, qui est un Tartare Mancneou , s appelle ìíin-men-u- , ou leGénéral des neuf portes, & il a grand nombre dOfficiers sous lui. La Police est sl ex-aéte tant parmi les soldats que parmi les habitans, quil est qu en plusieurs annéeson entende dire quil y ait eu des maisons forcées par des voleurs, ou des gens assassi-nés. Ce qui est dautant plus surprenant, quil y a une multitude infinie de lartares &de Chinois, quil faut maintenir en paix. 11 est vrai quon y observe un li grand ordre,quil est comme impossible que ces sortes de crimes sy commettent avec quelque sorte"impunité. [Le l'. Du ilaUte remarque que lentretien de cette Police coûte beaucoup

Empereur, pareequune partie des soldats qui font La garde, ne lont destinés quànettoyer l es rues, comme on la vu dans une des Remarques précédentes; & ils font si

réguliers que j eux heures après de grandes pluye> on peut aller dans tous les quartiersdc la ville, j r/m :rainíe ( j e p R E M , DU j r a D.]

(i) Du Haldt , T, X. p. izy.