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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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HISTOIRE DE LA CHINE. Liv. XVI. Chap. I. 17Officiers de la premiere distinction , & à ceux qui ont une petite ta- Sectionblette divoìre, fur laquelle est marqué le sujet de leur venue. Il-

La grande Salle daudience, ou, comme les Chinois Rappellent, la Salle dela grande Union , est un grand bâtiment de cent-trente pieds de longueur, ,

& presque quarrée; le lambris est tout en sculpture vernissq de verd, & Salle d'av-orné de dragons dorés; les colomnes qui soutiennent le toit en dedans ont áïencc.six ou sept pieds de circonférence par le bas ; elles font incrustées duneefpece de pâte, enduite dun vernis rouge. Le pavé est en partie cou-vert despeces de tapis, les murailles sont bien blanchies, mais fans ta-pisseries, fans miroirs, fans lustres, & fans aucune sorte dornemens.

Le Trône, qui est au milieu de la Salle, consiste en une estrade haute, Trênt.fort propre, mais ni riche ni magnifique, fans autre inscription que laLettre Ching, que quelques Auteurs ont traduite par le mot de saint, maisqui signifie proprement excellent , parfait , très-sage. Sur la platte-formede devant font des vases de grand bronze, fort larges & fort épais, danslesquels on brille des parfums pendant la Cérémonie, & des chandeliersen forme doiseaux propres à porter des flambeaux. Sur cette platte-for-xne, qui continue vers le Nord, il y a deux autres Salles moins grandes,dont celle daudience dérobe la vue. Lune est une rotonde fort jolie,percée de tous côtés de fenêtres, & brillante de vernis de diverses cou-leurs; cest-, à ce quon assure, que lEmpereur repose quelque teins,avant ou après la Cérémonie, & change dhabits (a).

Mais le plus magnifique de tous les appartemens est celui quon appellela Cour intérieure; cest- que lEmpereur, lImpératrice, ses femmesdusecond ordre, quelques-unes de ses concubines favorites résident, & vi-vent dans les délices & avec toute la splendeur imaginable. Cet apparte-ment est non seulement le plus somptueux,mais le plus élevé de tous; carceux qui précédent sélevent par degrés à mesure quils en font plus oumoins proche. On y monte de celui qui précede par un escalier de sixdegrés de tous côtés, entouré dune belle balustrade, ornée de lions, dedragons & dautres embellissemens. Au centre de la cour, entrautresmarques de la magnificence & du luxe des Chinois, on voit une tour decuivre dore, haute de quatorze ou quinze pieds, curieusement travaillée,dans laquelle on brûle nuit L jour les parfums les plus exquis & les gom-mes les plus précieuses, dont 1 odeur se répand par tout le Palais à fa fa-veur dune infinité de petites teneires dun travail très-curieux. Mais nousne pouvons dire avec certitude, si les Empereurs Tartares font entretenirtoujours ces parfums, ou si ce nest feulement que pendant quils donnent

au-

00 Le Comte , Lettr. r. duT. I. LaMartiniere au mot Pcking. DuFIalde, T. I. I. c.

fcombre que du tems des Empereurs Chinois, les Tartares paroissant mépriser toute cet-4e 'o°l n ' >e à ce faste politique. Mais il y a toujours une grande foule de Mandarins && omT^ Urs qui s y rendent au tems des audiences & en dautres occasions folemnelles,lui ,, "l rendent P ar * eurs révérences & par la maniéré dont ils fe prosternent devantìuj, ues honneurs qui approchent de ladoration (r).

Tome VL

(1) U Cmtt, T, I, p. £># Haltif, t. I. p, iz-, 140,

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