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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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HISTOIRE DU JAPON. Liv. XVI. Chap. II. , _ 493ment Porigìne des divers Japonois. On peut ajouter, que lon'dit que Sectionles plus anciens habitans sétablirent dans la Province á'Isje, aujourdhui IV. (Iga , fur les côtes méridionales, & cest par cette raison que les Japonoisy font souvent des pélérinages, ce qui donne lieu de croire quil est plus & ^ 0 - reprobable quils y furent jettes par hazard, ou par quelque tempête, quil des japone Test quils y soient venus des parties septentrionales de lIíle, après y à-,avoir paífé de la Corée, pour chercher un climat plus chaud ils pussentsétablir. Quoi quil en soit, ce seroit leur faire injure que de les fairedescendre dun Peuple aussi efféminé que les Chinois, & sil falloit déri-ver leur origine dune feule Nation, celle des Tartares paroitroit avoir leplus de droit; car les Japonois tiennent plus de leur génie & de leur ca-ractère , quoiquil soit adouci par plus de politesse.

II est difficile de conjecturer le tems des premiers Etablissemens au Ja- p rmìsrspon, à moins que lon ne suppose avec Kœmpfer , que les premiers habi- EtabUst-^tans sy font rendus par terre & tout droit, en marchant toujours depuis mens >leur départ de Babylone ; en ce cas - ils peuvent y être arrivés en peudannées. Mais comme nous avons fait voir que Iautre hypothèse estmieux fondée, on ne peut supposer que cela soit arrivé avant que la na- .vigation fur ces mers ait été fréquente ; mais en quel tems, cest ce quilsest impossible de déterminer avec quelque certitude. Tandis que les pre-miers habitans soccupoient á former, á perfectionner & à étendre leurspremiers Etablissemens dans cette fertile & agréable Province, dautresColonies ont pu aborder en dautres endroits, & être reçues avec plaisir;parcequela place nemanquoit point, & que lon avoit àu contraire be-soin dun plus grand nombre de mains pour cultiver cette vaste étenduede terres, qui étoient encore inhabitées; 6c ainsi les Colonies, à meWequelies fe mukiplioient, ont pu sapprocher par degrés les unes des au-tres, jufquà ce quelles ayent été obligées de fixer certaines limites, pourne pas sembarrasser ; celles à qui le. terrein manqua, purent, envoyerdes Colonies "chercher de nouvelles habitations dans les líìes voisines.

Cette conjecture, & lon ne peut que faire des conjectures par rapport Gouverne*à ce qui sest passé en des tems & en des lieux si éloignés, cette conjec- mcní -ture nous mené à une àutrè également probable, cest que chaque Colo-nie

comme il psroît par le Titre que leur Roi prenoit, de Seigneur des vents & des mersde lOrient & de lOccident, & encore plus clairement par leur Langue, qui sest répan-due presque dans tout lOrient (i).

Les Histoires du Japon disent auíïï,on trouva des gens noirs dans quelques-unesdes Isles situées au Sud du Japon; cétoient vraisemblablement ou des Marchands Ma-laves, ou des habitans de quelques-unes des Isles Moluques^qui y ayant été jettét par latempête, sy étoient établis. A quoi lon peut ajouter la différence quil y a entre lesJaponois des différentes Provinces pour la figure & les maniérés, qui répond en quel-que façon à ce que Ton voit dans les Chinois, les Tonquinois, les Siamois, les Ma-layes, & autres Nations qui habitent le long de ces mers; ce qui semble indiquer quetoutes ont contribué à peupler les Isles du Japon.

(j) Kœmpfer, i; I. Ch. í,

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