HISTOIRE DU JAPON. Liv. XVI. Chap. II. ^ _ 505
Tmceau’on bâtit alors les premiers Cloîtres de Religieuses qu1 on ait vus Sectiox .dans l’Empire. La vingtième on éleva le grand Temple de Datboâs. Stomu
^LvÍ^Kooken’, fa fille, lui succéda l’an 1409 de Sinmu; les Auteursne marquent point fi elle fut mariée ou non. La premiere année delon * sJap0 .rpírne on tira de l’or pour la premiere fols d une Mine de la Province d O/w, 1101s. ,
& il fut nrésenté à l’impératrice. Jusqu’alors les Japonois avoient tiré ce - -
métal deTa Chine. Peu detems après elle acheva le Templede Tools ,, ™011e son pere avoit commencé en conséquence d un vœu qu il avoit fait, 749 .
dont sa mort avoit prévenu sentier accomplissement (*). Cette Princesse
regna^dix ^’ ITAI> arriéré-petit-fìls de l’Empereur Tenmu , parvint à la XLVir.couronne* l’an 1419 de Sinmu: il n’arriva rien de remarquable fous son lavai.
0 - on dit seulement que la troisième année il fixa sa résidence à Foradans la Province d ’Oomi, Tannée suivante à Tairanokio, & la sixième &derniere à Fairo, dans la Province à'Jimâfi.
XLVIIf. Seotoku, fille ainée de l’Impératrice Kooìeriy lui succéda XLVlir.fan de Sinmu 1425. Elle ne régna que cinq ans. S ^î_ oku
XL 1 X Koonïn, pedt-fils de l’Empereur Tensu, monta fur le Trône 7 ° 5 -lan 143,0 de Sinmu. La seconde année de son régné il y eut un ora- Kooni ,;.ce de tonnerres qui passe toute expression. II tomba du Ciel des feux 77o .qui ressemblaient à des Etoiles, & l’air retentit d’un bruit épouvanta-ble. L’Empereur ordonna qu’on célébrât dans l’Empire des Matsuri , c’est-à-d'ire des Fêtes & des Processions folemnelles pour appaifer les JakuJlirrités ou les Esprits malins, qui règnent dans l’air & les campagnes.
La huitième année de son régné la Rivière > Fuju Usmgawa fut entie-rement tarie. La dixieme , il y eut a '■ Miaco un incendie semble ,qui consuma tout ce qu’il y avoit de Temples dans cette ville. Koo-ïìiîî douze ans. ^ ^ r
L. Kwanmu ou Quammu, son fils, loi succéda, âgé de quarante- _ L.six ans, l’an de Sinmu 1 442. La sixième année de son régné, des Ecran- Kwamma.
s qui n’étoient pas Chinois, & qui venaient de quelque Pays plus éloì- ? * 2 -f á passèrent au Japon pour s’en rendre maîtres. Les Japonois leur firentrête’ìon^tems, & avec peu de succès, pareeque de nouvelles recrues répa-rent fans cesse les pertes de l’Ennemi. Mais neuf ans après leur arrivée,
Tanumar , Général célébré & brave, marcha contre eux avec plus de succès,les défit en plusieurs, rencontres 6c tua leur Chef. Néanmoins ils fe soutin-rent
h rougeole La troisième s’appelle Kan, ou pustules aqueuses Dans la petite-v&ol*
Ì pnlflonn-nt le malade de drap rouge. Auffi quand un enfant de I Empereur est atta-cette u uhdTe non feulement fa chambre & son lit sont garnis de rouge, mais ilfout même que œux qui rapprochent soient habillés de cette couleur. La grosse vérole n’eit
pas inconnue au Japon, on l’y appelle le Mal Portugais.
V*\ L’ílistoire ajoute, que tandis que l’on etoit occupe a consacrer cet Edifice , unQi on -ii implora dans ses prières l’aífistance de fíuratnoas , Dieu fameux daus les Indes, &çue cette Divinité lui apparut à l’instant d’une maniéré miraculeuse.
Tome VI. ■ S.s s