HISTOIRE DU JAPON.- Liv. XVI. Chap, IL zch
pour faire revivre, s’il etoit possible, la Religion Chrétienne pqrmi les Ja- Sectiohponois. Cela irrita si fort le Gouvernement qu’il fut résolu défies mettre IV.s«r le 'même pied que les Hollandois, .& de les confiner de la même ma-niere. On a vu ailleurs combien ils font étroitement resserrés. &Sotc
F ide Tada régna dix-huit ans, & eut son fils pour Successeur. de jjapo-
34. Jemitz ou Jemitzko & Ijetiruko. Depuis cette époque nois.on peut regarder l’Empire du Japon comme entierement ferme auxEtran- " rgérs, & tout ce qui s’y passe comme impénétrable. Tout ce que l’on fait,c’est’ce que nous apprend Kœmpfer qaì étoit au Japon en 1692, & quiaccompagna l’Amhassadeur Holkndois à Jedo; il rapporte les noms desdeux Successeurs de ce Monarque , fans autres particularités que la durée
de leurs regnes.
Jemitz régna vingt-un an.
35. Ijetznako lui succéda & régna trente ans.
36. Tsinajos,ou Tsinajosiko, regnoit du tems de Kœmpfer; ilétoit âgé de quarante - trois ans, & en avoit régné douze ou treize. C’é-toit, dit-on , un Prince fort prudent & d’une excellente conduite, qui a-voit hérité des vertus & des grandes qualités de ses ancêtres ; distingué parune clémence singuliers , & par une grande douceur, quoiqu’il fîc obser-ver à la rigueur !es Loix de l’Empire. Elevé dans les principes de la Phi-ilosophie de Confucius , la condition de ses Sujets étoit heureuse sous son.Gouvernement, ils vivoient unis & paisibles. • S’il leur ôta l’avantage du-commerce étranger, & la liberté d’aller en d’autres Pays, il encourageafort le commerce intérieur entre les Isles & les Provinces différentes del’Empire; jugeant avec raison qu’il suffisoit pour les rendre heureux , par-ceque fes Etats font naturellement fournis de tout ce qui est nécessaire àla vie, & fiorissans par l’induílrie de fes Sujets, & par les dou’ceurs de. lapaix & de la tranquillité. Tels font les avantages dont les Japonois jouis-sent depuis que leur Empire est fermé aux Etrangers, & qu’ils n’ont plusde communication avec eux. Mais nous avons eu occasion de remar-
quer . que ce n’a pas été-jà le principal motif qui a engagé les derniersEmpereurs du Japon à tenir leurs Sujets enfermés , & que leur proprefureté , des craintes superstitieuses d invasions étrangères , appuyées dequelques prophéties du même genre, auxquelles i!s ajoutent beaucoup dôfoi, ont été la grande raison qui leur a fait prendre de fi grandes & ex-traordinaires précautions contre toutes les entreprises que l’on pourroit for-
mer contre eux.
SUP-