HISTOIRE DU JAPON . Liv. XVI Cl!Aï>. II SSIs 'encrent rarement, quoique l’Auteur en donne une autre, qui est }’usa- DefiH*ge qu ils font du lodo No'evo ( ) , qui est une huile qu’jJs tirent d’un po if.rtonduíòn de ce nom, dont iis assaisonnent leur riz, qui e st comme dans la à-part des Pays de l’Orient,. la nourriture ordinaire de ces p^imW J edso *
L’habillement des deux sexes consiste en de longues robes de soie d e Habits descoton ou de lin, piquées & bordées de petites houpes de mímp pfnffe Hommes& travaillées en forme de croix, OU de roses de différentes erandeurs’fLeurs Armes font Tare & la fléché, la lance & une espece de cîmprpr*re, qui n’a gueres qssune coudée de long, mais qui est fort trlnchant & mTd’une trempe particulière. Comme ils sont fort querelleurs & vindicatifsils ont la détestable coutume d’erapossonner leurs fléchés; avec cela onassure qu’il arrive peu de meurtres parmi eux. Au- lieu du cuirasses ilsont une maniéré de cotte de maille, faite de petites planches de boisqui leur donne un air assez ridicule. Ces Peuples se respectent beaucoupies uns les autres, & usent entr eux d un cérémonial fort gênant Ils onten horreur le péché contre nature, qui est si commun à ìa Chine, au la-pon, L en d autres Pays des Indes; mais ils ont plusieurs femmes, doncune feule porte le nom d épousé «St en à tous les droits. Une femme con- ààvaincue d adultéré est rasée, asm qu on la reconnoisse pour ce qu’elle est - t/JSL.la peine du complice consiste dans une amende que le mari & les narens tcre -de la femme lui imposent; s’ii ne la paye point, ils sont en droit de luiôter ses armes «St meme de Je dépouiller toutes les fois qu’ils le rencon-trent, fans qu il puisse se défendre. Cette Nation n’a qu’une idée W n r-confuse de la Divinité; elle rend cependant de grands hommages au Sa *****leil & à la Lune, tju’elle regarde comme les Auteurs de tous les biensElle révéré néanmoins un Roi invisible, à qui elle prétend qu’appartien-nent les Montagnes, les Forêts, les Mers & les Rivières, mais il n’a au-cun culte réglé, «St celui qu’ils rendent au Soleil & à la Lune n’est pas plus
SSffiTftfiML" Wrend Pe " de àk. & cil à bi J d J égard!
Cette Relation du P. De Angelìs est confirmée par celle de nlnss>„Voyageurs Hollandois, qui ont pénétré plus avant vers l’Eû dans loen ÍÔ43, sous la conduite du fameux Martin DeVries(f). Mais ìl paroîc
par-
(*) Ou plutôt, i ce qu’il nous semble, Todo meut, ce qui en Langue Sicilienne sien m».
nouveau ; c’est le nom ou l’épithete que l’Auteur donne â cet étrange poisson* n„i t0 Ja
tout velu, & qui a quatre pieds semblables à ceux du Porc ; on en tire cette h ^
dont les Jessois assaisonnent non seulement leur riz, mais dont ils font auffî un vrït
commerce avec les Chinois, les Japonois, & les Coréens; il ne prennent ni or n'
gent pour leurs denrées, mais du riz, du coton, des étoffes & d’autres marchin si-r 1 '
a leur usage , qu'lls ne trouvent pas chez eux, au-lieu qn’ils ont bmimim j . 1 ,d’argent. oeaucoup dor «Sr
(tl Ce célébré Navigateur, qui montoit le vaisseau I eCnltricum en iímo ,u, „
vert les côtes de cette partie du Jedfo, connue depuis fous le nom de £ les'
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