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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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553 HISTOIRE DU COMMERCE DE LEUROPEmultitude 6'I.omma» r nt exposé leur vie sur mer, ce nest rien de plus que:ce qui arrivoit -.tur-1 eus t ar les guerres continuelles, le risque étoitbien plus grand, & le but beaucoup moins légitime. La vie des Mari-niers est exposée pour entretenir le commerce entre les parties de notreGlobe les plus éloignées, ce qui encourage Jindustrie, «f; fournit un trés-grand nombre doccupations dignes dêtre raisonnable:. Le dépérissementdes vaisseaux, & les dépenses des équipemens ont auffi tra avantage au-quel on a fait peu dattention, cest de faire rentrer des somrm; d'argentconsidérables dans les Pays que fâchât des marchandises d.s IncLs a leplus épuisés; & de cet u- fcçzn par une fuite de la nature du comm./ce,cu pour mieux dire par la stge direction de la Providence, cn a entretenu& on entretiendra toujoux. cette circulation, qui est nécessaire pour fai-re mouvoir les roues du commerce général, au bien & à lavantage com-mun du Genre-humain (a). Ce nest donc pas fans raison que nous avonsinsisté fur larticle de f exportation de largent, comme le point capital ,qui pendant longtems a rendu ce sujet diffiche à débrouiller. Ec pourne laisser aucun doute pour la suite à cet égard, il seut obstrver que lona trouvé par les calculs les plus exact", que toutes les Nations delEuro-pe qui ont part au Commerce des Indes Orientales nont pas exporté au-delà de la sixième partie tout au plus du produit annuel des mines deiA-mérique, & que la quantité de marchandises de lEurope quon y en-voyé, augmente de jour en jour ; d nous pouvons conclure fans craindrede nous tromper, qne jusquà ce que la quantité dargent (lequel, commeon la vu, est une marchandise comme une mesure commune) que lon ap-porte continuellement en Europe , soie considérablement diminuée, ilny a aucune juste raison dappréhender de fâcheuses suites de Commer-ce des Indes (*).

. Après

(s) Davcnant, on the public Revenues and Trade of England, Vol. II. p. 72,73.

(*) U11 Auteur, parfaitement Versé dans ces sortes de matières, a très-bien observérjuil n est rien de plus difficile que de découvrir tous les canaux secrus par lesquels lecommerce porte les richesses dans un Pays, ou les en fait sortir(1). Si laugmcnta-tion du Commerce des Indes avoit rendu fardent beaucoup plus rare , la proportionentre lor & largent "auroit très-certainement changé; ce qui nest point arrivé, quoi-que les gens qui nexaminent les choses que superficiellement, pourroient le croire. Lapremiere année de Henri VIII lamonnoye dor étoit du même alloi quelle est à pré-sent , & une Livre dor de douze onces valoit alors vingt-cinq Livres deux schelíngs &íìx fols sterling, tandis quelle vaut à présent quarante-quatre Livres , dix schelíngssterling; desorte quil semble que lor ait haussé de prix ; mais il nen est rien , pareequeces deux sommes en argent sont à peu près du même poids, environ de quatorze Li-vres & quatre onces, par conséquent la proportion na que peu ou point chant ' (2);ce qui doit venir de la grande quantité dor que nous recevons en Europe, dAfri-que, des Indes Orientales, du Pérou & du Chiîi, comme nous recevons beaucoup dar-gent de lAmérique (3). Nous pouvons donc être assurés que tant que cette proportiondemeurera la même, la quantité dor & dargent qui sexporte ne peut nous causer au-cun préjudice réeL

f (r) Devinants £c depuis lui Jes meilleurs Au» (z) Lávtnnhi's Essai on the Eîdì IndiaTride,tciiís qui cm ecm lui k Commeue. p, 17,

z (r) Flcetwudi Chrcmcon prcciofum, p. zo t