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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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AVEC LES INDES ORIENTALES. LiV. XVII. Ciux. I. ^

Nation , & de la décadence dune autre ; celle dés grands char gtirens q Uelon voit en de certains tems même dans iextérkur de quelqiu s Pavs , cuiaprès avoir été des Paradis terrestres dans un siecle, ne fort plus que desDéserts dans celui qui fuit (a). On démêle les révolutions qui arriventdans Je caractère de Nations entier es, comment après avoir été inquiètes,ambitieuses , & toujours prêtes à troubler leurs voisins , elles deviennentindustrieuses, pacifiques, & mêrne les protecteurs de ceux dont elles etoientennemies , & comment elles dégénèrent ensuite par degrés & deviennentindolentes, avares & fourbes. On voie quil y a des causes naturelles, quifont que le commerce change íi souvent de cours, par quelles raisons il feplie quelquefois si bien auxLoix, tandis quen dautres teins il souffre & seruine par les mesures mêmes que Pon prend pour le protéger & pour len-courager (bj. Ce font - fans-contredit des connoiifances vrayement im- *

portantes, fut-tout aujourdhui, que fans une teinture de cette forte de ?science , lHistoire peut aisément égarer, & ne peut être dune grandeutilité (*).

. Nous pouvons encore ajouter, que cest cette connoiffance qui lie- Eiksertiritablement lHistoire ancienne avec J^. moderne, parcequen la possédant^ lHif-à fonds , on est en état de distinguer entre les principes fur lesquels fes t0 ! e *«grandes Monarchies anciennes étoient fondées, A les maximes fondamen- cicnnetaies des Gouvernemens modernes (c). Une infinité dexemples prouvent Mode*que lorsque les fermentations caillées par lambition des Princes, & parlanimosicé de leurs Sujets, viennent à cesser, le penchant naturel des hom-mes les porte à converser paisiblement les uns avec les autres, & à faireun échange réciproque des biens que la Providence leur a libéralement dis-pensés, quoiquen différentes mesures. Nous ne pouvons nous empêcher

de

O' 2 ) Cronrlen en Maxìmen van de Repu- re , advantage and iffiprovement of Tra-blick van Holland, III Deel, Cap. z. de, p. m.

{b) Paxton s Dise. concernmg the natu- (c) Voy. Paul Parut a Dise. Polit. Dise,VI.

(*) On peut se convaincre aisément de la vérité de ce quon dit dans ee naraeranheC lon fait réflexion fur les distérentes fortunes des habitans de Venise. Dabord côtoientdes vagabonds, qui avoient cherché une retraite dans quelqu es ï(k s désertes dispersée»!dans une Mer fort basse, qui subíistoient en partie de la pêche, & en partie de piraterieou en faisant le métier d.Arroateurs. Sétant ensuite adonnés au commerce, ils devinrentun Peuple bien policé, riche & puislànt: corrompus par la prospérité, ils devinrent tiers& ambitieux , & épuisèrent leurs forces & leurs richesses à faire des conquêtes en terre-ferme; & faute de sêtre attachés constamment à ce qui avoir été la source de leur bon-ne fortune , ils la perdirent en grande partie (i). Les Génois ont été autrefois les maî-tres du Pays quon appelle la Tartarie Crimée ; son excellente situation fit quil fe peuplaextrêmement, & que fes habiíans devinrent fort riches, mais par leur mauvaise conduiteles Génois le perdirent, bientôt le commerce se ruina, & il ny reste plus à-présent queles débris des magnifiques Palais que ses riches Marchands avoient élevé autrefois (2).

Cest encore le cas de plusieurs grandes villes d'Italíe, qui dans les tems passés étoient Ii-bres & riches, & qui sont aujourdhui pauvres, désertes & ruinées, en un mot de tristesmonumtns de leur ancienne grandeur. -

(1) Btmbt , Hist. Venet. L. VI. Essai fur le fUt Descripr, de Pukiair.e, p. js. rict. ùcCcm-Commerce , y. JSo. isi nacicc, Vol. II, p.'jSz.

(z) Hist. én Coffim, «iîs àc- p. 24.3. Etnu-

Tome VI. Bbbb