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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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Leur ìníè t les bor~te à offrirtlu secours«wx Maho-métans cm*trelesPot-tugais,pour ex -clurre tousle s Chré-tiens îlesIndes.

E COMMERCE DES ETATS DITALIE

rfa naix on avoit de largent à remettre dun Pays dans un autre, cétoitnar leurs mains quil devoit passer, le change écoit si absolument en leurnouvoir 'que les noms de Lombard & de Banquier étoient synonymes.Wiíloit-ilde mettre des droits-, ils étoient furs dêtre employés, &cess ce qui ne contribua pas peu à les rendre odieux en Espagne, enFrance & en Angleterre. En tems de guerre, ils fourmssoient des vais-seaux aux deux Partis, pareeque les autres Nations n en avoient point;& ce qui faifoit quelles nen avoient pas, c est-que les Etats d Italieétoient maîtres du Commerce de la Méditerranee & fourmssoient laplupart des Pays étrangers de leurs marchandises, & les y portoient (a).Nous disons la plupart, & non tous; pareeque les Villes Anseatiques e-toient fort puissantes en ce tem-, & que leur Navigation etoxe considé-rable; cependant il faut considérer que la prospérité cie ces vi les du Nordvenoit principalement de leur commerce avec 1 Italie ou elles transpor-toient des cargaisons, rassemblées de divers endroits, & en rapportoientdans le Nord les marchandises & les manufactures que les Italiens avoienttirées dAlexandrie ( b ). II est donc de la derniere évidence que le com-merce dont il sagìt, a donné en fait de richesses & de puissance suc mer,une grande supériorité à ceux qui le faisoient avant es Portugais ; aux Por-tugal après quils les eurent supplantés, & a toutes les autres Nations quiprofitant de ces lumières, Limitant les Portugais, ont envoye des Hot-tes aux Indes & y ont établi des Colonies.

On ne doit donc pas être du tout surpris, que les Etats dItalie ayenttémoigné non seulement du chagrin , mais de la colere & du relient!-men lorsquils se virent en danger de perdre en grande partie unSmlèrce dont la conservation leur importort si fort par la découvertenue ks Portugais firent d'une route directe par mer. Nous devons recon-que les rortug Politiques on ne peut les blâmer, quoiqu en qua-

noitre > fi . fi ilg f u flent inexcusables, davoir assisté le Souverain desMamelucs , ou le Sultan dEgypte, ainíì que les Historiens rappellentcommunément, pour protéger les Arabes & les Maures dispersés danslAsie contre les Portugais, & contre ceux des Princes Indiens qui lesrecevoient avec plaisir (*). Les Vénitiens en particulier poussèrent les

cho-

(a) De Witt , Maxim. William' Monfon's ce in verse, prînted in Hakluyt.

Naval Tracts. Ancient Treatise ofCommer- (S) Essai furie Comm. Le.p. 177.

(*) Le Cardinal Bcmbe nous apprend, que le Sénat de Venise ne put sempêcher defaire éclatter la plus vive douleur & la plus grande consternation lorsqu'en l-année

1499 son Ambassadeur à Lisbonne lui donna avis, que les Portugais avoient réussi dans

leur dessein, & quils avoient ouvert la communication par mer avec les Indes (1). Unautre Historien célébré du même Pays, en parle comme dun des malheurs les plûsac*cablans quait éprouvé la République (2); en effet il ne pouvoit y avoir de coup n] usfuneste pour une Nation qui subsisloit par le commerce, que de perdre tout d uucoup une branche de commerce qui valoit plus que tout le reste, & álaquelle elle

étoiî

(1) StUmgrt des Ptov. Unies p. Hist. Venct, L. VI, (r) Hift, dItai. L. VI,