Leur ìníè •ré t les bor~te à offrirtlu secours«wx Maho-métans cm*trelesPot-tugais,pour ex -clurre tousle s Chré-tiens îlesIndes.
E COMMERCE DES ETATS D’ITALIE
rfa naix on avoit de l’argent à remettre d’un Pays dans un autre, c’étoitnar leurs mains qu’il devoit passer, le change écoit si absolument en leurnouvoir 'que les noms de Lombard & de Banquier étoient synonymes.Wiíloit-ilde mettre des droits-, ils étoient furs d’être employés, &c ’ess ce qui ne contribua pas peu à les rendre odieux en Espagne, enFrance & en Angleterre. En tems de guerre, ils fourmssoient des vais-seaux aux deux Partis, pareeque les autres Nations n en avoient point;& ce qui faifoit qu’elles n’en avoient pas, c est-que les Etats d Italieétoient maîtres du Commerce de la Méditerranee & fourmssoient laplupart des Pays étrangers de leurs marchandises, & les y portoient (a).Nous disons la plupart, & non tous; pareeque les Villes Anseatiques e-toient fort puissantes en ce tem-là, & que leur Navigation etoxe considé-rable; cependant il faut considérer que la prospérité cie ces vi les du Nordvenoit principalement de leur commerce avec 1 Italie ou elles transpor-toient des cargaisons, rassemblées de divers endroits, & en rapportoientdans le Nord les marchandises & les manufactures que les Italiens avoienttirées d’Alexandrie ( b ). II est donc de la derniere évidence que le com-merce dont il s’agìt, a donné en fait de richesses & de puissance suc mer,une grande supériorité à ceux qui le faisoient avant es Portugais ; aux Por-tugal après qu’ils les eurent supplantés, & a toutes les autres Nations quiprofitant de ces lumières, Limitant les Portugais, ont envoye des Hot-tes aux Indes & y ont établi des Colonies.
On ne doit donc pas être du tout surpris, que les Etats d’Italie ayenttémoigné non seulement du chagrin , mais de la colere & du relient!-men lorsqu’ils se virent en danger de perdre en grande partie unSmlèrce dont la conservation leur importort si fort par la découvertenue ks Portugais firent d'une route directe par mer. Nous devons recon-que les rortug Politiques on ne peut les blâmer, quoiqu en qua-
noitre > fi . fi ilg f u flent inexcusables, d’avoir assisté le Souverain desMamelucs , ou le Sultan d’Egypte, ainíì que les Historiens rappellentcommunément, pour protéger les Arabes & les Maures dispersés dansl’Asie contre les Portugais, & contre ceux des Princes Indiens qui lesrecevoient avec plaisir (*). Les Vénitiens en particulier poussèrent les
cho-
(a) De Witt , Maxim. William' Monfon's ce in verse, prînted in Hakluyt.
Naval Tracts. Ancient Treatise ofCommer- (S) Essai furie Comm. Le.p. 177.
(*) Le Cardinal Bcmbe nous apprend, que le Sénat de Venise ne put s’empêcher defaire éclatter la plus vive douleur & la plus grande consternation lorsqu'en l’-année
1499 son Ambassadeur à Lisbonne lui donna avis, que les Portugais avoient réussi dans
leur dessein, & qu’ils avoient ouvert la communication par mer avec les Indes (1). Unautre Historien célébré du même Pays, en parle comme d’un des malheurs les plûsac*cablans qu’ait éprouvé la République (2); en effet il ne pouvoit y avoir de coup n] usfuneste pour une Nation qui subsisloit par le commerce, que de perdre tout d’ uucoup une branche de commerce qui valoit plus que tout le reste, & álaquelle elle
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(1) StUmgrt des Ptov. Unies p. Hist. Venct, L. VI, (r) Hift, d’Itai. L. VI,