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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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§ CONQUETES, ÉTABLISSEMENS &c. DES HOLLANDOIS- 5 Ax „_ r E de quitter ce lieu, on verra peut-être avec plaisir une descrip-

8 xxv™. tionnette q d’une Ispece de marchandise pour laquelle Chenbon est renom-Ràfi-uns S & dont on envoye de-là une grande quantité a Batavia Ce sont les<k Chéri. “ nids d oiseaux des Indes, que 1 on met dans les. ragoûts & les fou-"m- ent énéraIement pour un mets fort délicat. L oiseau qia

Mocií coiXuhces nids est une sorte d’hirondelle, quia la tête, la poitrine &lesMoch conit ™ , & j rpS d un blanc de lait. Cet oiseau niche dans

& sir les rochers, attachent son nid par le côtéNidsdOr^ JJ aux pîerres. Ces nids font d une matière visqueuse, & quandsemx. -jg 1 parfaitement secs, ils font en quelque façon transparens d’unblancmêlé de rouge & quelquefois il y a au bas quelques taches violettes. Ilsfont d’un- &ure ovale comme les écailles dont on fait des tabatières a-vant environ un pouce de profondeur _ & trois pouces de tour : ils pèsentSv ron une demi - once, plus ou moins. Nous avons msiste fur cette de-scription à cause de mille contes qu on debite fur ce sujet, par exemple ,que ces nids font faits de petites branches des arbres qui portent les épicé-as & que quand on les a fait amollir & fondre, Js ont: le goût le p usexquis & le plus relevé que l’on puisse imaginer, tandis quils n ont réelle-ment que très-peu de goût, & que celui quhls ont n est rien moins qu agréa-ble (*) D’autres ont assuré que ces oiseaux les font d une eípece d écu-me qui découle de leur bec; mais on fait présentement que cela est fauxnnffî & qu’ils prennent la gelée qu’ils tirent des étoiles de mer & d autrescoiffons & la disposent par degrés en ronds, les uns fur les autres, com -P sin V voit clairement quand on les examine. Si 1 on considéré ces nidsme on le tie du luxe de la table des Orientaux, c’estune très-bonne

marchandise ; & il s’en consomme une très-grandc quantité dans tous les Pays

wç nui ont des boutiques d’autres marchandises, & des esclaves qui font le métier deCoMteur* par les mes. Pour entretenir ce Commerce en déçu , il a plusieurs VaisseauxColporteur p Borneo à Celébes, & peut-etre aux Molucques ; L à leur retour

n U r l n-r si S boutiqutì & celles de ses esclaves. S’il est fort riche,, il a a la campagne une11 X out oHoVvoit des vergers, des jardins, des étangs, & tout ce

maison P°uivue d V. & ^ p i aisir; ma is là-même il ne perd pas de vue le profit;qut peut contribue ).J kiver ]a terre, à élever des arbres fruitiers, a semer des grains,

ses esclaves soient . utt rf e s ^ employent leurs talens pour leur propre compte, enà brocher de» 11 > une certaine redevance à leurs maîtres, C’est le Marchand lui-mâ-me 7 m i tient ses comptes, soit en sa langue,soit en Malais; & comme ils s’expriment eul de r-nâeres ils expédient tout en moins de tems & avec moins de peine que lesEuropé«ns^bien-qu avec^autant àaâîà On employé auffi les femmes & même de

Européens , i chofe admirable de voir avec quelle adresse ils savent foire va-

ieunes emaus, - . , ,

se;.- * débiter leur marchandue (ij.

1 Bíen-uue cela soit une chose assez indifférente, comme il s agit d- faire connoîtrenia dvuieiuv à ceux à qui ils pourroient être inconnus, il fout remarquer qu i! en estde ceunets comme í presque tous les autres; ce qui paraît exquis aux uns, est insuppor-table à d’autras. Sms-doute que l’Auteur Anglois n’a pas trouve les mds d oiseaux de fouîfoût; j’ai connu bien des personnes qui erijugeoient comme■ seOctaux, & je les aitrouvés excellons dans les ragoûts, .Le Docteur Gure.*. dont xi cite les Mémoires, & quej’ai connu, eu jugeoit ainsi comme d paraît. istM. d j -

(r) SehìHUrí , T. 11. p. m. 4 02 & ÛÛV. Mein fres dll Dl. Giiresn.