ïS o CONQUETES, ÉTABIJSSEMENS &c. DES FRANÇOISSection prise à un tel point, que durant plusieurs années on ne travailla pas1 "l. pi us à l’EtabliíTement du Commerce des Indes, que s’il n’y avoir pas euPremier es q c Compagnie Ça). Vraisemblablement tous ces contretems étoienc pro-Compa- s à £ a j re regarder tous les projets de cette nature comme impratica-Francoî iles chez une Nation, également prompte à tenter les entreprises les plusses. * ' difficiles & les plus dangereuses, & à renoncer aux plus favorables, si le
- succès ne répond pas d’abord aux plus grandes espérances : disposition qui
ne régné que trop parmi la plupart des hommes dans tous les Pays, & quicontribue plus à les tenir dans l’indigence & dans la miscre, que ni la stéri-lité de la terre ni une situation malheureuse ; car tous les maux locaux fontcapables d’être guéris, si les hommes font bien disposés.
SECTION II.
7 > fameux Cardinal de Richelieu tourne ses vues du coté du Commerce, entre •brend de former une nouvelle Compagnie, avec de plus grands privilèges, demeilleurs fonds , & fous fa protection immédiate ; ce qui ne peut néanmoins lafaire réussir M. Colbert forme un projet de la même nature, le fiât avec au-tant àliabileté que d'application, ce qvi n’empêche pas que les affaires de laCompagnie des Indes Orientales ne déciment.
SrcnoN T E fameux Cardinal de Richelieu, ce sage & grand Ministre, dont leII Lv génie hardi a fait tant de bien & tant de mal a la France, prit laComp/t’ résolution de faire revivre le Commerce des Indes, & 1 entreprit, commegnmjoui * out ce ou'il faifoit, avec beaucoup d’ardeur. La Patente etoit datee duRichelieu 24 Tuin 1642, & contenoit tout ce que l'on pouvoit croire avantageux à& M. une Société qui étoit fous la protection d’un Ministre si puissant (b).Colbert. M ais par malheur , au moins pour cet Etablissement, si ne furvéquit~ pas loígtems, ce qoi fut très-préjudiciable aux affaires de la Compagnie.cZít Cependant le Conseil de Régence fous Um XIV. confirma le 20 bep-Richelieu te mbre i6a,2 ce qui avoit été fait par le Cardinal d c Richelieu. Cette Com-f our éta - ìe j ou i t des privilèges qui lui avoient été accordes pendant vingt ans,
btirune _ envoya ordinairement chaque annee un Vaisseau a Madagascar , mais
SríSlï plupart eurent un fort malheureux, ou par le naufrage, ou par la mortde la plus grande partie de f équipage ; deforteque, biea-que le nom deCompagnie des Indes Orientales subsistât en France, les François ne fai-foient aucun Commerce aux Indes, &fe contentoient de faire d’mutsies ef-forts nom- former une Colonie à Madagascar, projet dans lequel âpres toutils ne purent jamais réussir (c). Le tems des privilèges accordes a la Com-pagnie P étant expiré, le Duc de-la Meilleraye entreprit le Commerce des In-des à ses propres dépens, mais son entreprise fe borna a envoyer un Vaif-
(a) Guy,n, 1 . C. P . 85. 86. (ct Hist. des Indes Orientales . T. III.
Histoire de la Compagnies des In* P- L6, o 7 *des, ?. l6 > I ?‘