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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. IX. 157

tatìon des Hollandois à Batavia (a). En.attendant ce grand Ministre Sectionpensoit à assurer.de plus grands avantages à la Compagnie, & qui fussent 11 .de nature à rendre le. Commerce .tel quil falloir pour répondre mieuxau titre qu elle pprtoit ; parcequil lentoit tres-bten que, quoique Ion dit [ c c. deactuellement, les François ne seroient pas longtems lans se plaindre que la Richelieunouvelle Compagnie des Indes nen avoit encore rien apporté. On lui b M.présenta divers projets pour seconder ses vues à cet égard, pluíìeurs A van- Calb£rt ' _turiers'hardis soffrirent avec de magnifiques promesses.; mais bien-qu prîtles uns, & quil encourageât les autres, le prudent Ministre, qui savoit dequelle conséquence il étoit de choisir .un bon plan, .& des personnes capa-bles de lexécuter, ne se précipita point à prendre parti; en effet il ap-prenois tous les jours par expérience, que quoi quil en fût en d'autres Pays,il ny avoit pas dentreprise plus difficile que détablir une Compagnie desIndes Orientales en France, bien-quil fût soutenu de T autorité du Roi, &de lopinion avantageuse que la meilleure partie de la Nation avoit de lui, .&quil neût ni rivaux ni ennemis- qui le traversassent (b) (*).

Après mûre réflexion, & avoir consulté avec ceux qui étoient à la tête Elle c».des affaires de la Compagnie, on résolut en 1667 que quelques Vaisseaux trsprml^iroient de Madagascar aux Indes, & que lon remettroic le'foin dy faireun premier Etablissement à deux personnes très - habiles, que lon avoit

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(V) Híít. de la Comp. des Indes, p. 38,39. O) Hist. des Indes Orientales, T. III.liûbbn , Méthode pour, apprendre la Géogr. p. 135.

T. II. p. 24L, 249.

(*) Aujourdhui peut-êtrè ón peut découvrir quelques erreurs dans le plan de M. Col-bert , ou en indiquer certains défauts; mais ceux qui examineront les choses fans partiali-, reconnoîtront quil étoit difficile tje les appercevoir íinon par lévénement, & en cecas- il est hors de blâme. Son projet étoit vaste, car il avoit dessein de porter le fondsde la Compagnie des Indes Orientales de France jufquà quinze millions de livres, dontle Roi en auroit fourni neuf, & les intéressés six (1); cétoit- un grand encouragement,

car dans les autres Pays lEtat na jamais sien fourni que son appui & fa protection. IIt'oncevoit parfaitement les avantages que la Compagnie Hollandoise retiroit de son Eta-blissement de Batavia; mais il se peut quil eût de trop hautes idées des avantages quilefpéroit de lEtablissement des François à Madagascar; avec cela la patience, lindustrie &lœconomie auroient pu porter les choses bien loin, & justifier en grande partie ses espé-rances les plus flatteuses. Mais touc cela manqua; & comme tout le plan de fa Compa.gnie portoit fur cette Colonie, le mauvais succès fut en quelque façon fatal; & ce futu-re fâcheuse extrémité pour une nouvelle Compagnie dêtre obligée de recommencer, a.près avoir dépensé une grande partie de son fonds. Cependant, comme on le volt, neperdit pas courage, & forma un nouveau plan, qui montra fa grands capacité, & dont iltenta lexécution avec beaucoup de vigueur (2); mais les obstacles qu'il rencontra, étoientinvincibles; les meilleurs instrumens quil pût employer étoient au-dessous de lentrepri-; & les autres Nations Européennes étoient si bien établies aux Indes, que les Etran-gers navoient que peu dapparènce dy réussir, quand même ils auroient conduit leurs affai-res avec toute la circonspection & tout le ménagement possible : or il ny avoit que le tems& les événemens qui pussent en instruire, & le plus pénétrant de tous les Politiques nepouvoit le prévoir.

(r) Relation de 1EtabHfiement de la Compagnie (1) Guyon, Histoire des Indes Orientales , T,françoise pour 1e Commerce des Indes Orient, p. 5 , III p. tt 37> n2.

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