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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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m.

Effortspour t abltrle cré-dit de laCompa-gnie &c.

Les Direc-teurs fontun nouveleffort .

T!s cedentleur pri-vilège àdes Particuliers

170 CONQUETES, ÉTABLISSEMENS &c. DES FRANÇOIS

mais été en état de trafiquer dans plusieurs de ces lieux pendant tout le temsquelle avoit subsisté (a).

Tandis que le Commerce de la Chine étoit ainsi en quelque façon as-fermé, les Directeurs falsifient tout ce qui dépendoit deux dans lelpé-rance de rétablir leurs affaires dans les Indes, ou au-moins dy contribuer;mais voyant que cela furpassoit leurs forces, ils furent contraints de sa-dreffer à la Cour au commencement de Tannée 1701, & davouer quils.trouvoient les affaires en si mauvais état, quil falloit quils renonçassent àleurs Etabliffemens & à leur Commerce, à moins que Sa Majesté neût labonté de les secourir (b) Louis XIV. qui navoit pas oublié les maximesque M. Colbert lui avoit inculquées, leur prêta huít-cens-cinquante-mille li-vres , à condition que les Directeurs augmenteroient chacun leur fonds dequarante-mille livres, & les Actionnaires de cinquante pour cent. Les Di-recteurs accepterent la condition, mais les Actionnaires refusèrent de syconformer. Ce qui causa de vives & longues contestations, qui ne feterminerent quen 1704 par un Arrêt, qui ordonnoit que tous les Action-naires de la Compagnie des Indes Orientales demeureroient intéressés dansson Commerce, pour en partager les profits & en supporter les pertes ,chacun par rapport à son fonds, tant pour le passé que pour lavenir; quepour connoître fétat dès affaires de la Compagnie, les Directeurs feroientrendre incessamment les comptes de la gestion de son Commerce ; que lesActionnaires ne pourroient être engagés dans de nouveaux emprunts quedu consentement de Commissaires nommés par eux (c). II ne paroît pointque tout cela produisît rien; car en 1708 la Compagnie fit en quelque façonbanqueroute, deforte que le Roi donna un Arrêt par lequel étoient sur-sises toutes les poursuites pour les dettes de la Compagnie ; & pour quele Commerce des Indes ne cessât pas entierement, il permit à la Com-pagnie de céder ses privilèges à des particuliers qui feroient disposés àtraiter avec elle, aux meilleures conditions quelle pourrait obtenir (d) (*).

En conséquence de cette permission, les Directeurs permirent au SieurCrozat denvoyer sous le nom de la Compagnie deux Vaistèaux aux Indes,à la charge quelle auroit quinze pour cent du montant de la vente desmarchandises que ces Vaisseaux en rapporteraient, comme aussi deux pourcent des prises que ces Vaisseaux pourroient faire au-delà de la Ligne ,

avec

(a) Hist. des Indes Orient. T. III. p. 193, (c) Hist. de la Comp. des Indes, p. 85.

194. (d) Dictionn. de Coinm. i. c. Col. 1354.

<ff) Dictionn de Comm. T. I. Col. 1333.

O On obtint cet Edit fous prétexte dune Assemblée générale des intéressés pourle premier de Janvier 1709 , lon espérait trouver quelque moyen de raccommo-der leurs affaires ; cest ce qui donna lieu aux permissions, &à un autre expédient, ait.quel le Roi consentit, qui étoit que la Compagnie pût faire entrer pour une fois les étof-fes propres à appaiser ses Créanciers les plus incommodes, & lui donner le tems depeser ce quil y auroit à faire. Bien-que tous ces expédiens paroissent des marques de fa-veur & de protection de la part du Ministère, ils prouvent que le Commerce neíi pas na-turel à la France, & que ii faut tant de peine pour en prévenir la ruine, il est diffi-cile quil fleurisse comme dans les Pays les Peuples en ont naturellement le goût, &vivent fous «n Gouvernement plus doux.