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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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DANS LES INDES ORIENTALES; Liv: XVII, Chap. IX. rgi

autant de Commerce , que la Compagnie nen a jamais fait (d). Section-

Le seul désavantagé quil y a, & qui est grand, c est que cette ville na IV-' point de Port, mais, comme nous savons dit, feulement une rade, &en-^j^T^core nest-elle pas des meilleures; la Mer-ne monte & ne descend quun pied l!e £ Comou deux tout au plus; le débarquement est-diffiqile& pénible, les Vaisseaux pagme,étant obligés de mouiller à-une demie lieue de la ville, deforte quil faut les E Indes'charger & les décharger avec des bateaux, ce qui fe fait avec beaucoup de ^ c ' ,,

peine ëi non fans danger. Avec cela cet inconvénient a eu son bon côté, i ncm é-'durant-que M. St. Martin a été Directeur -Général; car si le débarquement nient deneût pas été si difficile & si dangereux, la Place auroit été certainement manquerprise &- ruinée- durant la guerre de 1702 , çomîne dans la précédente, ou*au moins les Flottes Angloifes & Hollandoises lauroient bombardée , si lachose avoit été praticable. Car nous devons faire souvenir le Lecteur, que /««?<-.bien-que nous soyons descendus presque juíquà notre tems dans la descrip-tion de Pondichery, pour représenter dun coup dœil tout ce que lon a faitpour embellir & fortifier cette Place, nous navons encore porté lHi-stoire de la-Compagnie des Indes que jufquau commencement de ce siée le.

Ce fut alors que le Conseil Souverain des Indes, ainsi quon le qualifioit,fut aboli à Surate,-il ne pouvoit effectivement plus rester ; on conféra"'ce titre ronflant à ceux qui avoient la direction des affaires à Pondichery ,

& on en fit le siégé du Directeur ou Gouverneur-Général de la Compagnie,par Lettres Patentes du mois de Février 1701, fous lequel reffortiroient les'Comptoirs dOugli, Ballezor, Kasumbazâr, Cabripatam, Masulipatan, &autres dans le Royaume de Bengale, & le long de la Côte de Coromandel;bien-que- cela parût une augmentation d'honneur & dautorité , ce nétoit"dans le fonds quune nouvelle charge pour ceux qui avoient eu le maniement'des affaires de la Compagnie depuis, vingt ans (/;).

Durant cèt intervalle les affaires de la Compagnie avoient toujours été de 'Comment'mal en pis, comme on la vu par lHistoire, deforte que c est un sujet réeï leS . F nJ 'détonnement, comment les Officiers de la Compagnie ont conserver au- .V^f^.tant de Places, fans recevoir que peu ou point de secours. - Le bon marché tenmTdes vivres, & le foin davoir principalement des gens du Pays à letir ser-vice, leur aidèrent beaucoup ; à cela ils joignirent le petit Commerce quilsfaifoient dans les ports voisins; ils saidèrent encore dans leur besoin, en fai--'íànt des cargaisons pour des Vaisseaux- Angîois, qui achetoient fans scrupu-le ils trouvoient le mieux leur compte; ils fourniffoient aufli les Na-vires des particuliers qui venoient avec la permission de la Compagnie; a-vec tous ces expédions ils ne purent cependant semp.êcher contracter desdettes, ni méme trouver suffisamment dequoi en payer les intérêts, pour-conferver un peu de crédit dans le besoin; ensorte que les gens sages & rai-"sennables avoient pitié deux, & que le gros des Européens fe móquoit--deux & les méprifoit, en voyant la pauvre figure que'les François faifoient -

en-

(o) Histoire -des Indes Orientales, T. G) Ibid, p. 1L21O4*

III. -p, 247.',

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