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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. IX.SECTION VI.

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A l a réunion cìe toutes les Compagnies de Commerce on confirme , on amplifie,b lon rend perpétuels les privilèges qui leur avoient été accordés en faveur dela Nouvelle , que l'on qualifie pur cette raison la Compagnie perpétuelledes Indes. Dans ces commcncemens , &? par Ja nature & Jes opérations cet-te Compagnie n est qu un instrument de C Etat , qui non feulement la protégé ,mais pour volt à son maintien.

OEt Edit produisit son effet, & même au-delà de ce quon y en atten- Section^ doit : lempreiTement pour souscrire dans cette nouvelle Compagnie fut VI.tel, quau-lieu de vingt-cinq millions on en souscrivit cinquante. Cette ar- ?st vile S esdeur encouragea le Ministère de France à faire quelques nouveaux régie-mens par un Edit du mois de Juin de la même année, dont le principal é-pannetoit, qivon ne seroit reçu à souscrire quen représentant pour quatre fois perpétuelleautant danciennes Actions, quon voudroit souscrire pour en avoir denou- d fJ íude3velles; eniorte que pour souscrire pour çinq-mille livres, il falloit repré- &e 'semer pour vingt-mille livres danciennes Actions. La grande vue du Mi - Les Prìvi-nistere étoit de trouver le moyen de retirer cette quantité immense de bil- kges de lalets quon avoit été obligé de faire pour soutenir les guerres du régné de .

Louis XIV. On créa à cet effet un fonds de vingt-cinq millions de rente.

Mais cette somme nétant pas encore suffisante, la nouvelle Compagnie des ^

Indes offrit dy suppléer , & den affranchir pour cinquante millions par tueh&ír-mois, consécutivement jusquà la concurrence de six-cens millions de bil- révocables.lets, enforte quau premier dAoût 1721 il nen restât aucun dans le Com-merce (n). En considération du zele de la Compagnie, le Roi lui accorda,par un Arrêt du mois de Juillet 1720 , la perpétuité de ses Droits & Pri.vileges, sengageant pour lui & pour ses Successeurs à ne jamais fai-re par rapport à elle, ce que lon avoit fait à le'gard des autres Compagnies:ce fut en vertu de cet Edit quelle obtint le titre de Compagnie perpétuelle desIndes (b) fous lequel elle est connue en France (*).

Deux

(a) Hist. des Indes Orient, I. c. p. 209. (b) Ibid. p. 209, 210.

(*) Cet Edit est dressé avec beaucoup de majesté & de clarté, il 7 est dit quil est faitde lavis du Duc Régent, du Duc de Chartres, du Duc de Bourbon, du Comte deToulouse & des autres Pairs de France; & que de la certaine science, pleine puissim-Cc & autorité Royale du Roi (1) il déclare dans le premier Article, que les Conces-fions qui y font mentionnées, font accordées en considération de ce que la Compagnie{e charge de retirer les billets jusquà la concurrence de six-cens millions , sils montentà cette somme. Dans le second on ordonne de brûler ces billets à mesure quils ren.lr íront. Le troisième confirme à la Compagnie à perpétuité le Cominerçe exclusif <X legouvernement de la Louisiane; avec cela il y a longtems quon la ôté à la Compagnie.-C-ins le quatrième, on lui confirme un certain droit sur les Castors, au-lieu du Com-.^erce exclusif. Le cinquième confirme la cession faite par la Compagnie de Sénégalde*°us ses droits, privilèges & Etablissemens. Le sixième & le septième lui confirment le

Com-

( 1 ) Hist. des Indes Orient. T. m, p. 20p.