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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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242 CONQUETES, ETABLÎSSEMENS &c. DES FRANÇOIS

Section Cèt Etablissement avec tout le reste de ce qui appartenoit à cette Compa*JXI. „ n j £j étant tombé entre les mains de la Compagnie perpétuelle des Indes,Suite & |jj £ g n a f a j t £oll t autre chose que cela n’étoit, &l’a rendu à tous égards di-fafredfïagne du nom qu'on lui avoit donné (a). Le Parc, qui est d’une grande é-Comfiagnie tendue, comprend les Lsagaàs de tout ordre , qui font extrêmement vas-des Indes tes ^ bien disposés, solidement bâtis, avec de bonnes voûtes & couverts"" d’ardoise. Les logemens des Directeurs & des autres Officiers forment' deux belles files de Bâtimens, & font très-commodes ; il y a aussi une belléCorderie, un Magazin de mâts, & un bel Arsenal. 11 y a des Quais devantles magazins, que l’on tient toujours propres & en bon état, & les Vaisseauxen font si proche, qu’on les charge & les décharge avec la plus grande fa-cilité: enfin la Ville, le Port, les Chantiers & tout ce qui en dépend, estdéfendu & protégé par une bonne Citadelle (b). Au commencement dela guerre en 1744, la Compagnie des Indes avoit bien quarante beaux Vais-seaux qui lui appartenoient en propre, & à-présent elle en envoye tous lesans dix ou douze aux Indes, savoir deux à la Chine, trois à Bengale, troisou quatre à Pondichery, & un ou deux aux Isles (c).

Nous avons ainsi donné, aussi succinctement que la quantité & la diver-sité des matières nous l’a permis, l’Histoire des Compagnies des Indes Orien-tales formées en France, de leur Commerce & de leurs Etablissemens, de-puis leurs premieres entreprises jusqu’à notre tems ; les changemens & lesrévolutions quelles ont subi, sattention constante & le zele que les plus ha-biles Ministres ont témoigné à protéger & à avancer un Commerce qu’ilsont toujours regardé comme étant de la derniere importance, & qu’ils ontmis, nonobstant bien des contretems & des obstacles fans nombre , si-non dans un état tìorissmt, au - moins fur un pied qui donne de gran-des espérances (*).

^ C II A-

(d) Histoire des Indes Orientales, T. III. (c) Histoire des Indes Orientales, 1. c.p, ISI.37S- P-3<59> 370.

(b) Dictionn. deCoinm. T. II. Col. 220.

Royaume, qui tourneroient toujours au préjudices la Compagnie . par le crédit que cesgens-là ont ordinairement auprès des Ministres. ^Enfín, íl nous envisageons cet Etabliíle*ment relativement à la Nation & au Public, il n’est pas moins important, puisqu’il four-nit aux Etrangers & aux François mêmes l’occafion de voir & d’examiner cette branchede Commerce, & en reieve le crédit: d’ailleurs cela .attire des babitans dans les villes duvoisinage un grand concours de peuple en de certains tems, & procure une rapide &régulière circulation de l’argent, ce qui est d’un grand avantage L la Bretagne, où le peu-ple des environs étoit misérable, à cause que ce Port étoit négligé d’une façon impar-donnable ; au-lieu qu’on assure qu’en 1746 la Ville d’Orient offrit cinquante - milleLivres sterling aux Anglois , pour n'être pas pillée & brûlée, quand ils firent une des-cente fur cette côte (i). ,

(*) Hn Lecteur judicieux & intelligent s’appercevra aisément par cette Histoire de lavérité de ce qu’ont dit, non seulement les Ecrivains des autres Pays, mais ceux de Francemême, que les François font moins propres que leurs voisins à entreprendre &à diriger desprojets d’un grand Commerce. Car il est certain qu’on a pris ,plus de peine, dépensé

plus

£1) Jiré ci’uue Histoire MS. de cette Expédition, dont l’Auteur y savoir.