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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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246 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE D’OSTENDE

Section te nature tou -,moins pour le présent ; au-lieu que s’ils avoient fait quelqueI- , chose, & qu’ils eussent seulement expédié un Vaisseau, cela auroit pu pré-^aílti/imc venir les disputes qui font le sujet de cette Section. Après la bataille deCompagnie Ramillies en 1706, les Pays-Bas Autrichiens tomberent fous la protectiond>‘s Indes des Puissances Maritimes, qui les gardèrent comme en dépôt pour Sa Ma-<ìOstende; j e ssé Impériale, qui n’en fut mis en possession que dix ans après, avec laoppositions m â ra e restriction que du teins qu’ils appartenoient à l’Espagne, par rap-— port au Commerce des Indes., Tel étoit l’état des choses lorsque Sa Ma-jesté Impériale nomma le Prince Engene de Savoye Gouverneur-Général, &le Marquis de Prié Conseiller d’Etat, avec pouvoir de gouverner dans Tab-sence de Son Altesse & sous ses ordres ; ce fut peu de teins après qu on vitrenaître la pensée d’entreprendre le Commerce des Indes, Sc que l’on fitquelques démarches dans cette vue Ça).

En quel On peut voir clairement par ce détail, qu’il n’y a pas le moindre fonde-temsona ment a l'opinion assez générale, que sexemple de la Compagnie du Missis-fç l ‘‘ le . s sipi en France & du Sud en Angleterre porta les Sujets de Sa Majestédémarches Impériale à tâcher d’établir aussi une Compagnie des Indes, au-lieu quepour l'E- ce projet étoit réellement de plus ancienne date que ni lune ni l’autretablijfe- de ces Compagnies Çb). Quelques Particuliers envoyerent en 1717 un

'c 'm î > ou deux Vaisseaux aux Indes Orientales; ayant réussi assez heureusement/ofìen^ furent suivis Tannée d’après de deux ou trois autres, autorisés feule-de. ment par des Lettres & Passeports du Gouverneur-Général, nommés dansles Pieces relatives à ce sujet Lettres de mer. Sous cette forme ce nou-veau Commerce eut tant de succès, que cela enhardit d’autres person-nes , & que l’expédition des Lettres de mer devint fort lucrative pourceux qui étoient au timon des affaires Çc). Vers ce tems-là quelques E-trangers actifs commencerent à former le projet d’établir une Compagnieà Ofteiule , & ils y furent tellement encouragés, qu’ils se hazarderent à fai-re des propositions aux Ministres de Vienne, qui furent favorablementreçues. Au mois d’Octobre 1719 ils reçurent les premiers avis, qu’unde ces Vaisseaux munis de Lettres de mer , avoit été saisi par un desVaisseaux de la Compagnie Hollandoise des Indes Occidentales fur la Cô-te de Guinée, & que l’on avoit confisqué toute la cargaison sans aucuneforme de procès Qì). Le Ministre'de TEmpereur à la Haye s’en plaignit,mais ne reçut que des réponses obscures & vagues, qui marquoient plus ledessein de soutenir cette action, puisque c'étoit une chose faite, que celuid’entrer dans Texplication des raisons qui pouvoient la justifier; on dit feu-lement que c’étoit un Commerce illicite, que quelques Marchands d'An-vers avoient entrepris par avarice, & qui, s’ils le continuoient, seroit plu-tôt ruineux pour eux que profitable. On reçut à peu près la même répon-se dans une autre Cour à une plainte semblable, de la saisie d’un autre Vais-seau ,

< (a) Rousse t 1 . c. p. 4. st) Rousset , ubi sttp.

(Z>) Défense du Droit de la Compagnie (/) JLa vérité dll Droit &C. § 39.Hollandoise des Indes Orientales &c.