POUR LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. X. 249
res de Sa Majesté Impériale, des Seigneurs & des Communautés Ecdé SecttouPlastiques des Pays-Bas. Enfin, que toutes les marchandises des Vaisseaux de I.
la Compagnie payeroient pour tous droits d’entrée & de sortie quatre pourcent jusqu’à la fin du mois de Septembre 1724, & ensuite six pour cent à Cmpa“nLjamais. L’Empereur promettoit aussi d’envoyer au Grand-Mogol un Am- *1 Indesbassadeur, pour conclure un Traité d’alliance avec lui, L pour le remercier áOstende;de la permission qu’il avoit accordée à la Compagnie, non seulement d’éta- n PP°f tliontblir un Comptoir dans ses Etats, mais aussi un Fort pour protéger son Com. ^ c ‘merce. La perspective d’enrichir ses Sujets des Pays-Bas, & d’augmenter "les revenus qu’il en tireroit, en y établissant un Commerce aussi étendu &aussi lucratif, engagea l’Empereur à assurer les Agens de la Compagnie qu’illeur accorderoit.de plus grandes faveurs encore. 11 leur donna même à en-tendre, qu’il remettroit à la Compagnie tous les droits pendant trois ans,
& qu’il feroit un présent de trois-cens-mille florins aux intéressés, pour lesindemniser des pertes qu’ils feroient dans les commencemens de leur Com-merce , parceque par la nature des choses elles croient comme inévitables,desorte qu’il falloit y pourvoir (a).
SECTION II.
Conduite Politique de Leurs Hautes- Puijsances les Etats-Généraux £? de la Courde la Grande-Bretagne , dans cette occasion, four empêcher que l’Etablisse-ment de cette Nouvelle Compagnie ne fasse aucun tort à leurs Sujets.
C Es grâces de 1 Empereur inspirèrent tant de courage, non feulement Sectiomaux Marchands, aux Banquiers, & à tous ceux quiétoient intéressés auCommerce, &.qui avoient de l’argent, mais aussi aux Seigneurs & auxGen- D / m TcTtilshommes, qu’ils témoignèrent être disposés à faire tout ce qui dépendroit verses *"d’eux pour soutenir la nouvelle Compagnie. Ce n’étoient pas cependant les Cours co».seuls habitans des Pays-Bas & les autres Sujets de l’Empereur qui encoura - tregeoient cette entreprise, mais les Anglois, les François & les Hollandois ,^osten-qui étoient les plus intéressés dans la Navigation & dans la conduite des af- de.faires de la Compagnie, bien-qu’ils n’ignorassent point quelle ne pouvoit ja- ■■ 7»mais fleurir qu’aux dépens de leur Patrie, & des Compagnies, qui y subsisté" P sf'toient depuis longtems pour le Commerce des Indes (b). On ne doit donc„"àr **pas être surpris que cette nouvelle Compagnie d’Ostende ait fait tant de bruitdans toute l’Europe, & par-là ce Chapitre fait un article aussi remarquable avec à-de l’FIistoire Universelle qu’aucun autre. Mais il doit paroi tre d’abord un leu sr/ E 'peu étrange, que les Amis les plus zélés, & les Alliés les plus fideles de Sa i aMajesté Impériale, fussent ceux qui firent les oppositions les plus violentes. Compa -On s’imagineroit que l’Empereur avoit le même droit dans ses Etats, que Là
les
î,.0) Dict. de Commer. T. II. Col. n 66 . ( b ) Mercure Hist. & Polit. T. LXXJ. p*,
des Indes Orientales, T. 111. p. 66. 715 .
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