POUR LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. X. 269
loit ménager cette affaire avec beaucoup de précaution , pour éviter de Sectionleur faire tort & de les indisposer autant qu’il seroit possible: or rien ne v -pouvoit plus y contribuer, que de procéder avec une lenteur & une ré-pugnance visible du côté de Sa Majesté Impériale. II importoit à un au- de la Com-tre égard aux Ministres de l’Empereur de gagner dutems, parceque cela pagnìeleur fournissoit l’occasion d’exalter le sacrifice qu’ils avoient fait, & de se ^ Olìen-procurer des marques d’amitié réciproques de la part de ceux en faveur dequi ils les avoient faits, en quoi ils réussirent en grande partie dans lafuite par le Traité de Vienne de 1731. Enfin cela leur donnoit le loi-sir d’examiner, si nonobstant la suppression de la Compagnie d’Ostende, iln’y auroit pas moyen d'établir le mëme Commerce, ou tel autre aussi avan-tageux dans quelqu’autre endroit des Etats de Sa Majesté Impériale, qui nefût pas exposé aux redoutables objections qu'on avoit faites contre cette en-treprise dans les Pays-Bas Autrichiens : ils ne furent pas heureux à cet égard,bien-qu’ils n’éparguassent ni foins ni peines : comme cela a encore une étroiteConnexion avec notre sujet, il sera à propos de donner succinctement uneidée de la nature des efforts qu’ils firent (a).
SECTION VI.
Conclusion de cette Affaire , & totaleExtinBim de la Compagnie d’Ostende,avec quelques Remarques curieuses fur cet intéressant Sujet ; b un Exposé desdifficultés que rencontreront tous les Projets pour établir de nouvelles Com-pagnies de cet ordre, par Vopposition des Puiffanccs de /'Europe qui font enT°ff e Jfî on ce ' Commerce.
L E s Places auxquelles 'on pensa pour y transporter le Commerce d’Osten- Sectionde, .furent Triejìe & Fiume , deux petites villes qui font environ à - £cinquante milles l’uné de l’autre. La premiere est située dans lâ Carniole, totak dTau fond d’un Golphe du même nom, qui donne dans celui de Venise ; la Compa-l’autre est en Croatie, aussi sur le Golphe de Venise: la Presqu’ifle d’Istrie, ^ed'O-qui appartient à la République de Venise, est entre deux, & la commu-nication du Pays qui est derriere, n’est ni fort sûre ni fort commode. Cesdeux Ports ne font ni grands ni commodes; on pouvoit à-la-vérité y faire Projet 'quelques changemens , & on y en a fait ; les fortifications qui font assez P ourbonnes'ont été réparées (bj. Danfc le fond pourtant c’étoient de pauvres P' a, 'ÍPff‘Places, & mal situées, desorte que leur principal mérite consistoit en ce psf Com ~que c’étoient les seuls Ports que J’Empcreur avoit. On mit tout en œuvre y/'Óítendepour donner à ces petits Ports un air dsimportance, on acheva le môle à dam quel-Pricjte , on y bâtit des Magazins, & on dit qu’on y mit un Vaisseau de Vautre \guerre fur les chantiers. On nettoya le Port de Fiume , on construisit un sjff/je*
OU l’Empe-
00 Mercure Hilt. & Polit. T. LXXX. (b) Du Bois , Géogr, Mod. p. 18 p. reur.k- 630.