DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. . Chap. XI. 2 g 3' Hais après la conclusion de la Paix avec la Russie, & que le Landgrave Section'de Hesse eut été élu Roi, on prit d’autres mesures ; l'expërience & la né-cefîké qui font de grânds Maîtres, apprirent aux Suédois qu’on peut fou-tenir le bonheur & la gloire dun Etat, sims que tout le monde soit Soldat. CompagnieLes Etats du Royaume ayant été remis en possession de.leur autorité, tâ- de Suede.cherem de faire comprendre à tous les ordres de la Société, de quel prixelt la liberté, & que quelques désespérées que soient les affaires d’un Pays, /// sué-
lois en•iennent àvouloir
elles peuvent se rétablir promptement, lorsque chacun dans fa. profession , dois equelle quelle soit, en fait fa principale affaire (a). Oïl redressa les griefs de viennela Nation sous le régné précédent, on remédia â divers abus qui s’étoient in- vou , Ioii
la Nation sous le régné précédent, on remédia à divers abus qui s’étoienttraduits sous des prétextes plausibles, &l’on diminua les impôts autant 411e ks à-Hles circonstances le permettoient (Z>). On fit encore plusieurs autres change- i a Paix.mens; on tenta de nouvelles méthodes pour perfectionner f Agriculture, oninventa de nouvelles Machines pour le soulagement de ceux qui travailloientLux Mines ; on établit de nouvelles Manufactures ; on encouragea les E-tran rr ers, en un mot on fit tout ce qui pouvoit donner une nouvelle faceaux affaires.. Tous ces efforts produisirent bientôt de bons effets, & fi-rent naître f esprit d’industrie aiguillonné par [émulation ; chacun, qui entrouvoit l'occasion, aspirait à se distinguer autant qu’iì en étoit capable ,en s’occupant du Bien public, dans la liaison qu’il avoit avec sa vocationparticulière. Telle étoit l’état de la Suede dans le tems de la suspensionde la Compagnie d’Ostende, par laquelle quantité de gens habiles & actifsse trouvèrent sans emploi, & obligés de chercher fortune (c) (*).
Encouragé par cette circonstance & par d’autres, un fameux Marchandde Stockholm , nommé Henri K'ôning , forma le projet d'établir en Suede íems ^.une Compagnie des Indes Orientales (d). I! représenta au Roi & à sesMinistres, qu’il y avoit divers lieux de l’Asie & de l’Afrique, où l’on pou- Cmplgtie
voit des Indes
. , fut établie.
O) Etat de Suede, p. Z 9 - CO Réflexions fur le Commerce de Suede.
{V) Hist. de Suede, T. III. p. 271. (d) Ilist, de Suede, T. III. p. 257.
rame, & les Duchés de Brome & de Verdcn , qui auroient pu être d’une utilité extraordi-naire aux Suédois, s’ilsavoient entrepris le Commerce des Indes lorsqu’ils en étoient lesmaîtres, ou s’iis avoient seulement encouragé i'industrie des habitans & leur goût pour leCommerce, faute deqúoi elles ne rapportoient pas de grands revenus au Roi, & ne con.tribuoient gueres à enrichir la Nation: la perte de ces Provinces étoit donc très - grandeà' considérer ce qu'elles auroient pu être, mais très - supportable à considérer ce qu’ellesétoient, d’autantplus qu’étant des Fays conquis, elles étoient cause que la Suede étoittoujours mal avec ses voisins (1).
(») II paroît par - là que les Nations qui trouvèrent que la Compagnie d’Oftendefaifoittort à leur Commerce, auroient agi plus politiquement, d’accorder une amnistie à ceux deleurs Sujets qui en avoient besoin, dans le tems que ce Commerce fut suspendu, que deles laisser exposés à la rigueur des Loix, portées pour les empêcher d’entrer au service decette Compagnie (2) ; & ce fut parcequ’on n’y fit pas attention dans le tems. que les Com-pagnies de Danemarcá de Suede se sonnèrent La sévérité çit rarement avantageuse auxMinces,elle est presque toujours ruineuse pour le Peuple. Les gens désespérés font dange-reux, sur-tout quand leur Patrie est l’objet de leur ressentiment.
(1) Hslinfm’s Account of Swedcn, Ch. XV. (?I V. Stat, $ Gcorg. I, C. 2S. § L - S,
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