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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES.. Liv. XVII. Ciîap. XI. 287

jc quelle jugeroit avantageuse. Parcequil lui étoit défendu dentrepren- Sectiondre sur le Commerce des autres Nations, & de sengager par- & leur i.

Pays en des disputes & des querelles. Parcequelle étoit assurés de la Et fbUjs e -protection du Roi de la façon nécessaire, pour les fins utiles, fans enga- cmpaZ,Ï£gcr la. Couronne de Suede dans aucun différend avec les Puissances Ma- de Suede!mimes, ni avec aucun autre de ses Alliés. Enfin , parceque par la con- »>> -stitution de Suede il paroissoit y avoir autant de sûreté pour le biendes intéressés que dans aucun autre Pays (*). On. conçoit donc fans pei-ne que le fonds fut bientôt rempli, & que l'on fournit suffisamment aux Di-recteurs dequoi faire les dispositions nécessaires pour envoyer deuxVaisseaux aux Indes; mais ils se conduisirent à cet égard avec beaucoup deprudence & de précaution.

SECTION II.

Candeur franchise de la conduite du Rot de Suede b de la Nation pour main- s ECTÎOHtenir íEtablissement de la Compagnie , sur-tout envers les Puissances Mariti- n.mes; leur fermeté fur cet article , par laquelle ils f emportent fur les oppofl- La Cwn-tions , dont ces Puissances & quelques autres fe désistent } bien-que cet Etablisse- P a S nicment leur déplût.

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UssrTÔT que cet Octroi fat expédié Sa Majesté Suédoise chargea tionuson Ministre à la Haye de présenter us Mémoire à Leurs Hautes-Puis- ~ff~~ e

PâH- Suede no-

(*) La coutume a toujours été en Suede de fáire juger chaque forte de causes, par 1 ffffrs.ceux qui doivent naturellement avoir le plus de connoissance de ce qui en fait le sujetles affaires de la Marine se jugent suivant leurs Loix maritimes, fondées fur les anciensréglemens de JVisby , qui font généralement connues des gens de mer. n Y a une Cour 1générale pour les Mines, composée de personnes habiles dans ce qui regarde ces marie-res, qui décident de ce qui y a du rapport. De-même, on peut entamer des prccédu - 10Mres fur des affaires de Commerce, quand il sagit de mauvaise foi, bien-quil ny ait pasde Loi formelle fur cet article, & que le College de Commerce ne soit pas lié à décernervne certaine peine, mais il peut décider tous les différends par les-regles de léquité(i).

Mais le plus grand avantage dans les procédures devant les Cours, cest quon ny est pasastreint aux formalités, chacun peut sil veut plaider fa propre cause , ou se servir dun .

Avocat, si'l le juge à-propos, à peu de fraix, ce qui elt cause que les Avocats ne fontpas riches en Suede, & que le Peuple ne sépuife point par la longueur des procès, &

Par les grands fraix.. Cétoit donc un grand avantage pour la nouvelle Compagnie , queses affaires fussent renvoyées au College de Commerce, parcequelles étoient prompte-ment décidées, Tans quoi, comme il nait souvent bien des difficultés dans l'Etablissementdune nouvelle branche de Commerce, elle auroit pu être fort embarrassée, par Ja folieA T opiniâtreté de ceux qui feroient entrés à son service; outre ^ela cétoit pour les Di~recteurs eux-mêmes un frein de pouvoir être appellés dabord à rendre un compte rigoii*ïe ux de leur conduite, & il y a de lapparence que cela ne. contribua pas peu à leur fairedresser des comptes clairs & nets, & à indiquer les répartitions aussitôt quil étoit: possibleaprès les ventes, ce qui contenta beaucoup les intéressés, & servit puissamment k foute-la Compagnie,

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