re
DES INDES ORIENTALES.. Liv. XVII. Ciîap. XI. 287
jc qu’elle jugeroit avantageuse. Parcequ’il lui étoit défendu d’entrepren- Sectiondre sur le Commerce des autres Nations, & de s’engager par-là & leur i.
Pays en des disputes & des querelles. Parcequ’elle étoit assurés de la Et f‘bUjs e -protection du Roi de la façon nécessaire, pour les fins utiles, fans enga- cmpaZ,Ï£gcr la. Couronne de Suede dans aucun différend avec les Puissances Ma- de Suede!mimes, ni avec aucun autre de ses Alliés. Enfin , parceque par la con- » ——>> -stitution de Suede il paroissoit y avoir autant de sûreté pour le biendes intéressés que dans aucun autre Pays (*). On. conçoit donc fans pei-ne que le fonds fut bientôt rempli, & que l'on fournit suffisamment aux Di-recteurs dequoi faire les dispositions nécessaires pour envoyer deuxVaisseaux aux Indes; mais ils se conduisirent à cet égard avec beaucoup deprudence & de précaution.
SECTION II.
Candeur franchise de la conduite du Rot de Suede b de la Nation pour main- s ECTÎOHtenir íEtablissement de la Compagnie , sur-tout envers les Puissances Mariti- n.mes; leur fermeté fur cet article , par laquelle ils f emportent fur les oppofl- La Cwn-tions , dont ces Puissances & quelques autres fe désistent } bien-que cet Etablisse- P a S nicment leur déplût.
nne-,
maintenusmnohftrinS
A . , . hsoppofi -
UssrTÔT que cet Octroi fat expédié Sa Majesté Suédoise chargea tionuson Ministre à la Haye de présenter us Mémoire à Leurs Hautes-Puis- ~“ff~~fì e
PâH- Suede no-
(*) La coutume a toujours été en Suede de fáire juger chaque forte de causes, par 1 ffffrs.ceux qui doivent naturellement avoir le plus de connoissance de ce qui en fait le sujetles affaires de la Marine se jugent suivant leurs Loix maritimes, fondées fur les anciensréglemens de JVisby , qui font généralement connues des gens de mer. n Y a une Cour 1générale pour les Mines, composée de personnes habiles dans ce qui regarde ces marie-res, qui décident de ce qui y a du rapport. De-même, on peut entamer des prccédu - 10M ‘res fur des affaires de Commerce, quand il s’agit de mauvaise foi, bien-qu’il n’y ait pasde Loi formelle fur cet article, & que le College de Commerce ne soit pas lié à décernervne certaine peine, mais il peut décider tous les différends par les-regles de l’équité(i).
Mais le plus grand avantage dans les procédures devant les Cours, c’est qu’on n’y est pasastreint aux formalités, chacun peut s’il veut plaider fa propre cause , ou se servir d’un .
Avocat, s’i'l le juge à-propos, à peu de fraix, ce qui elt cause que les Avocats ne fontpas riches en Suede, & que le Peuple ne s’épuife point par la longueur des procès, &
Par les grands fraix.. C’étoit donc un grand avantage pour la nouvelle Compagnie , queses affaires fussent renvoyées au College de Commerce, parcequ’elles étoient prompte-ment décidées, Tans quoi, comme il nait souvent bien des difficultés dans l'Etablissementd’une nouvelle branche de Commerce, elle auroit pu être fort embarrassée, par Ja folieA T opiniâtreté de ceux qui feroient entrés à son service; outre ^ela c’étoit pour les Di~recteurs eux-mêmes un frein de pouvoir être appellés d’abord à rendre un compte rigoii*ïe ux de leur conduite, & il y a de l’apparence que cela ne. contribua pas peu à leur fairedresser des comptes clairs & nets, & à indiquer les répartitions aussitôt qu’il étoit: possibleaprès les ventes, ce qui contenta beaucoup les intéressés, & servit puissamment k foute-la Compagnie,
fii) Etat p:éísnt de.Saeds» Ch r .í & M*