288 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE SUÉDOISE
SacTioN f anC es, pour leur notifier qu’il avoir jugé à-propos d’établir une telle Com*La Com- P a gm e dans ses Etats, mais en même tems qué l'Octroi défendoit aux in-pugnie " téreíTés de naviger ou de commercer aux endroits où d’autres Nations demaintenue l’Europe ont déja acquis jurisdiction & des EtabliíTemens pour leur négocenonobstant particulier. II déclare qu’il en donne connoissance à Leurs Hautes-Puis-í* anceS ’ a ^ n de prévenir que leurs Sujets navigeans dans les Mers des Indes~ _ ne regardent pas, en cas de rencontre, ceux de 8a Majesté comme des gens
fans aveu, mais comme Sujets d’un Prince Ami, «St qui comme tout autreSouverain, libre de tout engagement à cet égard, use de son droit, dansla vue de favoriser ses Sujets. Ce Mémoire fut présenté le 18 de Juil-let 1731 (a), mais les Etats n’y ayant point fait de réponse, l’Envoyé deSuede en présenta un second, par ordre de sa Cour, le 31 d’Octobre sui-vant ( b ) , dans lequel il expose que dans l’Etablissement de cette Com-pagnie, le Roi se propose de favoriser ses Sujets, fans porter aucun pré-judice à d’autres Princes Sc Etats, «St sur-tout aux intérêts de Leurs Hau-tes Puissances; que comme dans les voyages de long cours il peut arri-ver qu’une tempête ou un besoin extrême d’eau douce Sc d’autres rafraî-chissemens, obligent absolument les Vaisseaux de la Compagnie Suédoisede relâcher dans quelqu’un des Ports ou Rades des Hollandois aux Indes ,ils y puissent recevoir les mêmes secours d’hutnanité qu’elies accordent auxVaisseaux des autres Puissances de l’Europe, comme François, Anglois &Danois. Sa Majesté ayant expressément ordonné, qu’en pareil cas les Maî-tres payent tout argent comptant, fans y entreprendre aucun Commercede quelque nature qu’il puisse être, & que d’aìlleurs ils observent toutesles Loix d’une parfaite amitié envers les Vaisseaux Sc les Sujets de la Ré-publique soit en pleine Mer, soit dans íes Rades ou Ports ; Sa Majesté é-tant persuadée que Leurs Hautes Puissances ordonneront par de mêmes sen-timens d’équité & d’amitié à leurs Sujets de regarder «St de traiter fur lemême pied ceux de Suede. Et que le Roi lui avoir ordonné d’assurerLeurs Hautes Puissances que comme Sa Majesté n’avoit à cœur que ce quipeut maintenir & même augmenter la bonne harmonie avec elles, il lui se-roit très-agréable de faire connoître en d’autres occasions à Leurs HautesPuissances, & à leurs Sujets, combien elle étoit portée à leur faire sentirles effets de son affection Sc de sa bienveillance, demandant une Résolutionfavorable sur ce Mémoire.
Réponse Les Etats-Généraux trouvant que leur intérêt «St la bienséance deman-des Etats, doient également qu’ils fissent réponse à ces Mémoires, la donnerent con-çue en ces termes (c). ,, Que le Roi de Suede trouveroit toujours Leurs„ Hautes Puissances dans la disposition d’entretenir la plus étroite amitié;
„ mais que comme Sa Majesté ne pouvoit ignorer que la nouvelle Com-„ pagnie érigée dans son Royaume pour naviger aux Indes, ne pouvoit -,, qu être préjudiciable à celle qui est établie dans les Provinces-Unies,
„ Leurs Hautes Puissances étoient persuadées que Sa Majesté Suédoise
„ n’exv-
f» Ríafet, Rec, d’Actes, T. Vffl. p. 355- G) Ibid. p. 357. (-) Ibid. p. Z5S-