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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. XI. ms*olivrant de nouveaux Commerces, quon nait pas encore tentes, dont Sectionils puissent profiter seuls, au moins pour un tems ; & supposé quon en- 111.Voquât en doute la possibilité , ou même la probabilité, ce que nous a- f 0vons dit des découvertes des Espagnols & des Hollandois suis t pour dis ^indeTsiper ces doutes ; que sil en restoit encore quelquun, on en trouvera une îo-pour leslution au-dessus de toute contradiction dans le Chapitre suivant. Suédois

Le grand défaut des Compagnies en général, cest quelles deviennenttrop froides dans leur conduite, fous prétexte -savoir de Tordre & de lœ- celaparôitconomie. Le vrai moyen de prévenir cet inconvénient, cest, en renou- m devoirvellant leur Octroi, de leur imposer la Loi détablir tel ou tel nouveau Com- indîfpen -merce,ou de faire telle ou telle découverte, dans lintervalle de ce nouveau s} 'terme. Par- la Nation & les intéressés gagneront également à la conti-nuation de la Compagnie. On entretiendra par ce moyen le goût des en-treprises, que toute Compagnie est ordinairement propre à étouffer, & lontrouvera de tems en tems de nouveaux débouchés pour les marchandises &les manufactures. Cest encore ce qui mettra lEtat en droit davoir un peulœil fur ce Commerce, lui fournira loccafion de remédier de bonne heureaux abus, & de prévenir les maux quil est appelle à guérir aux dépens dela Nation, quand ils arrivent. Enfin cela léveroit ce voile mystérieux &obscur, qui fait toujours naître des soupçons, & entretiendrait cette ardeur& cette activité qui font lame du Commerce des Indes Orientales.

Après tout ce que nous avons dit, il nest pas étonnant quune nouvelle Le Roi dePuissance se soit mis en devoir davoir part à ce Commerce , & quaprès Prusse**,de longues délibérations fur les moyens dacquérir du Commerce, & de h , l ! t une a .former une Marine,_ Sa Majesté Prussienne ait jugé ne pouvoir ernplo-yer de meilleur expédient, que celui qui a toujours réuffi aux autres : cest dcn.dans cette vue quil a accordé un Octroi pour lEtablissement dune Com-pagnie des Indes Orientales à Embden dans lOostfrise. cest un Port, pournen rien dire de plus, dont les Hollandois ont toujours été jaloux, & ilsne le font jamais fans sujet ; un Port célébré, parceque lesAnglois y transpor-tèrent leur Commerce en quittant Anvers ; enfin un Port, à qui il ne man-quoit que davoir un Maître tel que celui quil a, pour en faire connoîtremieux que jamais limportance. Quel que puisse être le fort de cette nou-velle Compagnie (*), son Etablissement seul suffit pour le but qui nous aengagé à en parler , parcequil fournit une preuve concluante en faveurde la thefe que nous avons dessein de démontrer ; 'enforte quun Lec-teur éclairé ne peut douter, quun Commerce qui a toujours rendu riches

&

(*) Cette nouvelle Compagnie na été que comme un de ces Météores, qui brillent pen-dant quelques momens, pour sévanouir ensuite; elle est bientôt tombée , & il nen resteplus ni trace ni vestige. 11 y a de Tapparence que les Etrangers ne s'y sont pas intéressés,

& que Sa Majesté Prussienne na pas jugé à-propos de la soutenir de !a même manié- que le Ministère a soutenu celle de France ; & le Pays même ne pouvoit trouverles fonds nécessaires pour une pareille entreprise, ayant sur - tout à lutter contre un figrand nombre dautres Nations Européennes, déja en possession d'apporter des Indes &de1a Chine en particulier une grande quantité de marchandises. Kem. du Thad.

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