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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. 305ture (*); ce qui fait quils font souvent divisés entre eux par de fréquentes Sectionquerelles. Leurs armes font lare, des fléchés, des bâtons, des lances, des ^ LZagayes de bois. Ils ne fe couvrent le corps que depuis la ceinture jusquau dàmÌl7 Smilieu des cuisses, du reste ils ont assez de foin de fe tenir propres; ils font tes des''gais, accessibles, & doux lorfquon en use bien avec eux. Leurs maisons Terresfont de bois, couvertes de feuilles de palmier, ils font des pots dune terre Australesquils fechent au Soleil ; ils font des couteaux, des ciseaux , des scies & &c 'dautres ustensiles de nacre ; ce qui prouve quils ne font pas aussi ignorans ~dans les Arts que Ouiros le prétend ; dautant plus quil avoue quils saventfabriquer des toiles & faire des cordes. 11s ont des Barques fort bien con-struites pour aller à la rame & à la voile, & qui voguent avec une grandevitesse ; preuve évidente quils confinent à des Nations civilisées, ou quilsont eux-mêmes fait quelques progrès dans les Arts (a).

Ils ont en abondance trois fortes de racines, dont ils font leur pain fans Tr» lue-travail, & qui est d assez bon goût. Le Pays abonde en bons fruits , iiom -on y trouve des amandes, des cocos, des citrons, des oranges, des guya-ves, & des mangos. Us tirent des palmiers une liqueur qui ressemble auvin, & qui en approche ; ils en font du vinaigre, & une forte de miel parévaporation. Ils ont des cocotiers, dont le fruit leur fournit à manger &à boire, outre une huile bonne à brûler, qui fort de la coque exposée auSoleil. 11 paroît par la longue description quil fait de ce fruit, que cest lanoix de cocos, dont il parle comme dun fruit différent dans un autre endroitde son Mémoire. Ils font des voiles pour de petites Barques des feuillesde palmier, & une efpece de nattes fort propres, pour servir à couvrirle plancher ou de tapisserie. Ouiros assure aussi quil a vu chez eux des me-lons, des pommes, des poires, & dautres fruits dEurope, meilleurs à pro-portion de la chaleur du climat, bien-que ce ne soit pas une réglé géné-rale. 11 a même goûté leurs feves, qui avec le. porc du Pays' font un fortbon plat. II y a beaucoup de poules & de chapons, car ils ont Vusage dechâtrer, des perdrix, des canards, des pigeons, des tourterelles, des ra-miers, des vaches, des bœufs, des chevres. La mer abonde en toute for-te de poisson, desorte que FEquipage de Quiros en vécut pendant le séjourquil fit dans ses parages. Us y trouvèrent des noix muscades, du macis,du gingembre, du poivre, dont ils en porterent au Mexique, & il fe trou-va à tous égards semblable à celui des Molucques. U parle aussi de canelle,

& dit quil est à croire que le doux de gérotìe ny manque pas, puifquilproduit les autres épiceries, & que cette Région nestpas éloignée du pa-rallèle de Ternate, de Banda & des autres Molucques ; raisonnement quinest pas fans vraisemblance. IIy a aussi dequoi faire des cordes & des voi-les , des bois de différentes efpeces, entre autres de lEbene ; il fait mentiondune forte de goudron quon tire du cocos, qui peut servir pour eípalmer

les

(a) Pur chas, T. IV. p. 1423 .

(*) 11 faut remarquer que Quiros parle des Peuples qui habitoient vers les quinze degrésHilarante minutes de Latitude, il entra ea divers ses Bayes du Continent,

Tome VIII. Q q

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