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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.. 309

Quatre jours après, ils découvrirent une grande Ille fort basse, d’où l’on Sectionvit venir un Canot, avec quatre Indiens tout nuds & tout rouges, qui a- n.voient de longs cheveux noirs. Us s& tinrent assez loin du Vaisseau, criant& faisant des lignes pour inviter les Hollandois à descendre à terre ; mais yers awV 1personne ne put les entendre, & ils n’entendirent point non plus ce qu’on vigateurs.leur disoit, quoiqu’on leur parlât Espagnol, Malais, Javanois & Hollandois. Isle san ^Le Navire s’étant approché à une portée de mousquet de l’Isle, on ne f one j.trouva point de fond, ce qui fit qu’on la nomma l’JJle fans fond. Le Canotretourna trouver quantité d’hommes qui l’attendoient fur le bord de seau.

Peu de tems après il en revint un autre, qui ne voulut point non plus a-border le Vaisseau. On se parla encore, & l’on ne put s’entendre. Le Ca-not tourna fans dessus dessous, mais les Indiens le retournèrent promptementavec beaucoup d’agilité & d’adresse, & y rentrerent. Us faifoient des lignespour inviter à descendre à terre, & on leur en faisoit pour les inviter àVenir à bord. L’Isle n’est pas large , mais fort longue ; il y a quantitéd’arbres, qui paroissoient être des palmiers & des cocotiers. Elle gît parles quinze degrés, quinze minutes, & le rivage est de íàble blanc. On yvit la nuit des feux allumés en divers endroits. Après avoir couru envi-ron dix lieues au Sud-Sud-Est, on se trouva le matin proche de la côte,où l’òn vit encore plusieurs hommes nuds-, qui crioient de maniéré à fairecroire qu’ils defiroient qu’on allât à eux. II vint aussi un Canot vers le Vais-seau avec trois hommes, qui crioient de-même, mais qui ne voulurent pointaborder. 11s reçurent avec plaisir des couteaux & de la verroterie, dontles Matelots de la Chaloupe leur firent présent, sans qu’on entendît un seulmot de ce qui se disoit de part & d’autre. Un peu après qu’ils eurentquitté la Chaloupe, ils s’approcherent du Navire, & après lavoir long-tems considéré il y en eut un qui se bazarda jusqu’à monter dans la ga-lerie * où il tira les doux des petites fenetres , qui ëtoient aux cabanesdu Commis ÒC du Maître, & les cacha dans ses longs cheveux. On re-marqua que ce qu’ils estimoient le plus étoit le fer ; ils tiroient de touteleur force les chevilles du corps du Vaisseau, & faifoient de grands ef-forts pour les arracher (a).

Ces Insulaires font de grands larrons ; ils étoient tout nuds, n’ayant qu un Habitons»petit morceau de natte fur leurs parties naturelles. Us étoient peints duhaut jusqu’au bas de diverses figures, comme de serpens, de dragons &e.le fond de la couleur étoit d’un bleu tel que celui que cause la poudre à ca-non , quand elle a bridé la peau. On leur versa du vin dans leur Canot,mais ils ne voulurent pas rendre la coupe. Le lendemain Schonten envoyala Chaloupe à terre avec seize hommes armés. Dèsqu’ils furent proche deterre ils virent sortir environ trente hommes d’un bois, qui les attaquè-rent avec de grosses massues ; ils étoient aussi armés de grands bâtons ,.&.d’u-

(«) Là-même, p. 141-144.

ne

Sar.zon nomma les infortunées. C’eít au moins la conjecture d un Auteur François (1), & efiè-parole aíTez vraisemblable.

Hist. de» Nayigat. aux Terres Australe», T. I, p, 355, _ ,

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