Buch 
22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
Seite
312
JPEG-Download
 

3T2 HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.Section & de vieux doux. Schuten quitta alors cette Isle, & la nomma ì'IJkII- Hgs Traîtres (ct).

Découver- l’A miral Rtìggeveen, en 1722, vit aussi l’Isle de Cocos & celle des Traî-m fÊí tres La premiere paroissoit fort élevée, & peut avoir huit lieues de tour.V vigauurs. L’autre lui parut beaucoup plus basse, d’un terroir rougeâtre & fans arbres,

--s’étendant environ à onze degrés de Latitude Méridionale.

L’Es é Schouten découvrit une autre Isle, qu’on nomma íEspérance , parcequ’ils ,lance. se flattoient d’y faire aiguade; mais s’étant trompés, ils continuèrent leurroute, après avoir repoussé les Insulaires, qui attaquèrent la Chaloupe.Cette Isle étoit couverte de cocotiers. II y avoit fur la côte des maisons endivers endroits & un gros bourg. L’Isle étoit montueuse, mais les monta-gnes n’étoient pas fort hautes (b).

Isles de Ayant changé de route, par l’avis de Schouten , pour passer par le Nord deHoorn. k Nouvelle Guinée, ils se trouvèrent le 21 de Mai à une lieue de terre. IIMœurs (les v q nt p r £ S de vingt Canots à bord, qui insultèrent le Navire, mais quelqueslíabitans, souris de mousquet ayant blessé deux hommes, ils se retirerent. Le 22 ilvint encore des Canots , qui apportèrent des noix de cocos, des racinesd’ubas avec un cochon en vie & deux rôtis ; on leur donna en échange descîoux, de petits couteaux & de la verroterie. Les maisons des Insulairesétoient bâties proche du rivage, couvertes de feuilles, ayant dix ou douzepieds de hauteur, avec un trou pour porte. On n’y trouvoit rien que quel-ques herbes seches fur lesquelles ils couchent, avec un ou deux hameçons,& des massues de bois. La maison du Roi, quoique plus grande que lesautres n’étoit pas mieux meublée. Ces Insulaires nagent & plongent avecbeaucoup d’adresse, & ne font pas moins voleurs que ceux des autres Islesdont on a parlé. Cependant le Roi punit sévèrement le larcin, commeles Hollandois le virent par rapport à un, qui avoit volé un sabre ; on lechâtia à coups de bâton, & le Roi lui auroit fait couper la tête s’il eûtété informé du fait. Ils avoient une frayeur extrême des armes à feu : leRoi souhaitta néanmoins qu’on tirât le canon devant lui ; mais quand on leslt lui & tous ses gens furent saisis d’un si grand effroi, qu’íls s’enfui-xent dans les bois, nonobstant toutes lés assurances qu’on leur avoit don-nées • ils revinrent pourtant, mais il n’y avoit pas moyen de les remettrede leur frayeur. Les Hollandois allerent à terre pour acheter des cochons,mais ils n’en purent obtenir , parcequ’ils étoient rares ; ils eurent feule-ment quelques noix de cocos. Le Roi leur témoigna beaucoup d’amitié,& les régala ; mais il ne laissa pas de craindre qu’ils n’eussent desseind’envahir l’Isle, deforte qu’il promit de leur faire présent,de dix cochons,s’ils vouloient partir.

Ces Insulaires font généralement hauts & puìssans, d’une taille extraor-dinaire, vigoureux & bien proportionnés, & légers à la course; ils ont lsteint d’un brun jaunâtre, & les cheveux longs & noirs. Us les accommo-dent

(a) Voy. pour l’Etabliffement de la Comi GO Lâ-mêllie, p, 164-166-jjagntej T. VIII. p. 154-164.