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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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320 IIÍST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.Section y ayant voulu mettre du monde à terre , des hommes d une taille gigatl*ÏM II. tefque sy étoient opposés, au-lìeu que Pelsart ne rencontra dautre ob-Décou Rade ' que les rochers , & ne vit dautres habitans que quelques pauvresvenNa- Sauvages nuds & timides, dune taille ordinaire. Cela sert à confirmervigateurs. nos premières conjectures, ces contes fabuleux nétant destinés quà em-° pêcher dautres Nations daller dans ces Mers, & de faire des découver-tes dans le Continent. Ce q?.i fournit de nouvelles preuves, cest la con-duite des Hollandois en général , & lair de mystère quils donnèrent ausuccès du Vaisseau, qui toucha à la Terre de Carpentier, à la hauteur dedix degrés trente-six minutes de Latitude Méridionale, & qui revint avecbeaucoup d'or, dépiceries & dautres marchandises de prix. Pour quecette avanture nengageât pas dautres Nations dy aller, les Hollandoispublièrent que cette cargaison nétoit pas du produit de la Nouvelle Hol-lande , mais que lon avoit sauvé dun Vaisseau qui avoit fait naufragefur les côtes , bien - que cela fût contredit par le rapport des Officiers& de léquipage , à qui le Gouverneur impoía silence. Ces discours spé-cieux furent néanmoins accrédités par dautres Vaisseaux, qui dans la fui-te assurèrent avoir été repoussés fur cette côte. Mais comme on na ja-mais donné au Public des Journaux exacts & bien attestés, on ne peutgueres ajouter foi à des Histoires qui fe contredisent, & qui sont dé-menties par la Relation de Pelsart , mais qui saccordent parfaitement a-vec les intérêts & les vues de la Compagnie Hollandoise des Indes O-rientales. Le grand but de cette Compagnie a toujours été dêtre maî-tresse du plus riche Commerce des Indes, & non feulement den exclureles autres Nations, mais encore de les empêcher de faire des découver-tes qui puissent nuire à son Commerce. Elle a aussi pour maxime de fai-re des Molucques & des Isles qui en dépendent, une frontière qui em-pêche les Etrangers, & les Hollandois qui ne font pas de son corps, denaviger sûrement dans ces Mers, & davoir connoissance des rades, des ha-bitans & de la fertilité du terroir du Continent. II paroît par- quela Compagnie est persuadée quelle a autant de Terres & de Commercequelle en peut défendre & conduire , & que ce feroit en diminuer lavaleur que de les étendre davantage, II ny a donc que le déclin de sonCommerce des Indes Orientales , ou f appréhension que dautres Nationsne profitent de son indolence , qui puisse lengager de tâcher de fairedes Etablissemens dans les Terres Australes , ou de plus grandes décou-vertes dans la Nouvelle Hollande, la Nouvelle Guinée, ou dans les Islesvoisines.

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