Z22 HíST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.
Sectioh Thevenot , rrurque en cette langue un assez grand nombre de gisemen; &IU - de Rivières. Enfin toute la Région reçut en 1644 le nom général do^knïla K° uveIle Hollande (a).
Nouvelle La partie ou Dampìer aborda en 1688 est basse & unie, & gît à seize de-Hollande grés cinquante minutes. II y a des bancs de fable près de la mer, les poin-b--- tes seulement sont pierreuses, comme aufli quelques-unes des Isles de la BayeTerrer if ^ mouilla. Le terroir est sec & sablonneux, & l'on n’y a point d’eau àrZduc- moins que l’on n’y creuse des puits. Cependant il produit diverses fortestum. d’arbres ; mais les bois n’y font pas en grand nombre, ni les arbres extrê-mement gros. La plupart de ceux que les Anglois virent, leur parurent desarbres à dragon, les plus grands qu’il y ait. Ils font à peu près de la gros-seur de nos gros Pommiers & environ de la même hauteur. L’écorce estblanchâtre & un peu dure. Les feuilles sont noires, & il distille de la gom-me des nœuds & des crevasses qui font au corps des arbres. En confron-tant cette gomme avec du sang de dragon qu’ils avoient à bord, ils la trou-vèrent de la même couleur & du même goût. Aucun d’eux ne connoissoítles autres fortes d’arbres, & ils ne virent point d’arbres fruitiers. II croissoit fousles arbres une herbe assez longue, mais déliée. En 1699 Dampìer relâchadans une Baye, qu’il appella la Baye des chiens marins. Lâ le terrein estassez élevé, enforte qu’on peut le voir de huit ou neuf lieues en mer; il pa-roît fort uni de loin, mais à mesure qu’on approche, on y trouve quan-tité d’éminences, qui ne font ni hautes ni escarpées. La côte est presquepar-tout en écore, mais dans la Baye elle est basse , & ne monte que pardegrés vers l’intérieur du Pays. Le terroir est aussi sablonneux près du ri-vage , & produit une espece de gros fenouil marin, qui porte une fleur jau-ne. Plus avant il est d’un fable rouge, qui produit quelque peu d’herbe, deplantes & d’arbriflëaux. L’herbe y croît en touffes, de la grosseur d’unboisseau, & dispersée çà & là avec un mélange de broussailles, qui ressem-blent beaucoup à celles qu’on volt dans les plaines d’Angleterre. On ytrouve aussi divers arbres & arbrisseaux, mais il n’y en a point qui ait pln sde dix pieds de hauteur. Quelques-uns en ont trois de circonférence , $leur tronc est de cinq ou lìx pieds jusqu’aux branches, qui forment un etête assez touffue, & qui font remplies de feuilles étroites L longues; I 3couleur de ces feuilles étoit blanchâtre d’un côté & verte de J’autre, ceH ede l’écorce étoit d’un verd pâle. II y avoit de ces arbres qui sentoiei^bon, & dont le bois, après savoir dépouillé de son écorce, étoit plus ron-ge que le sassafras de la Floride. Presque tous les arbres & les arbrisseau^étoient fleuris, avoient même des bayes. C’étoit au mois d’Août. Les flous*étoient de différentes couleurs scion l’espece des arbres, il y en avoit u 6rouges, de blanches, de jaunes &c. mais les bleues dominoient, & rendoi^}.en général une odeur fort agréable, fans l’ôter à quelques-unes des autres. Iy avoit aussi de très-petites fleurs d’une beauté òc d’une odeur merveille 1 'lë, que Dampìer n’avoit vu nulle part, outre quelques plantes, des herbe 5 )â des fleurs à longue tige (/>). D aI1
(«) Hiíl. deí Navîg. &c. 1. c. p. 430, ( b) Dampìer, T. II. p. 1 CL T. 1 ^' l ’'
432, 433. lííb 110,