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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. 32 n

Dans le premier endroit les Anglois ne virent aucune forte d’animaux ter- Sectionastres, ni aucune trace de bêtes, si ce n’est une feule fois, & ils crurent ULque c’étoit la piste d’un mâtin. Mais là où ils abordèrent en 1699, ils vi-T ent une forte de lapins, qui diffèrent de ceux des Indes Occidentales, fur- Nouvelletout à l’égard des pattes de devant, que les premiers ont fort courtes; mais Hollandeils s’en servent tout de-même à fauter,& leur chair n’est pas moins bonne. & c ‘

Ils ne virent d’aiîleurs qu’une forte de Guanos, differens de ceux qu’ils a- , m û xvoient vus ailleurs, en ce qu’ils avoient la tête plus grosse & plus laide, &qu’ils n’ont pour toute queue qu’un gros moignon, qui ressemble à une autretête, quoiqu’il n’y ait point de bouche nid’yeux ,• d’ailleurs leurs quatre jam-bes lbnt de la même longueur. On diroit aussi par les jointures, que cesanimaux peuvent marcher également la tête ou k queue la premiere. Ilsfont tachetés de noir & de blanc fur le dos, & ont des écailles comme lescrocodiles. Ils marchent fort lentement, & lorfqu’on s approche d’eux ilss’arrêtent & sifflent fans prendre la fuite. Quand on les ouvre, ils ont uneodeur fort désagréable, & leur foie est tacheté de noir & de jaune. Dam -fier dit qu’il u’a vu de fa vie de créature si laide & si dégoûtante («).

En 1688, il vit quelques petits oiseaux terrestres, qui ne font pas plus Oiseaux.gros qu’un merle, & il n’y avoit que peu d’oifeaux marins. En 1699 lesAnglois virent des aigles, & cinq ou six fortes de petits oiseaux, dont lesplus gros n’excédoient pas la grosseur des alouettes. Quelques-uns n’étoientpas plus gros que des roitelets, mais ils avoient tous un chant fort aigu &très-mélodieux. A l’égard des oiseaux de Riviere & de Mer, ils trouvè-rent des canards, descorlieus, des chasseurs d’écrevices, des cormorans,des mouettes, des pélicans & quelques autres elpeces, dont Dam f m n’apoint vu les semblables dans aucun autre Pays (b).

La Mer n’est pas fort poissonneuse dans Je lieu où Dompter aborda en 1688, Voisin,» ■à moins qu’on ne mette au rang des poissons la vache marine & h tortuecar il y a quantité d’animaux de ces deux efpeces. Mais dans 1 a Baye deschiens de mer ils trouvèrent , outre un grand nombre de ces animaux, deslimandes,des rayes de plusieurs sortes,des gars, des bonetes &c. Ils,y virentdes moules, des pétoncles, des huîtres communes & des longues, des nacres&c. Le rivage étoit couvert d’un nombre de coquilles fort extraordinairesA d’une grande beauté, soit pour la couleur ou pour la figure; ellesétoiencadmirablement tachetées de rouge, de verd, de jaune &c. jamais Dampierh’en avoit vu de si curieuses. D’ailleurs on trouve là des tortues vertes quiPèsent environ deux-cens livres. Ils prirent entre autres un chien marin,qui avoit onze pieds de long, l’eípace entre les deux yeux étoit de vingtPouces & il y en avoit dix-huit d’un coin de la gueule à l’autre. Sonestomac étoit comme un sac de cuir fort épais, & si dur qu’à peine uncouteau bien affilé put le couper. On y trouva la tête & les os d’unhippopotame (c). , , ,

LesHabitans de la Contrée ou Ion aborda en 1688, font les gens du Habitant

mon-

(«) Dampier, T. II. I. c. T. IV. p. 111,112. ( c) Le llàs. T. U, p, T, IV. M

W Lemômc,T.U.l.c.T.IV.p. 110,111. 112,113.

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