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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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IIIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. 3Z?

& ses gens virent deux ou trois bêtes qui ressembloient à des loups af-famés , & qui n’avoient que la peau & les os tant elles étoient maigres.D’ailleurs ils n’apperçurent qu’un ou deux petits lapins, & un petit ser-pent tacheté.

Pour les oiseaux de terre, il y avoit des corneilles semblables aux nô-tres , des faucons, dès milans , & quantité de tourterelles bien nourries,grasses & d’un bon goût. II y a deux ou trois sortes de petits oise-aux, dont les plus gros font comme des alouettes ; mais il n’y en a pasbeaucoup ni des uns ni des autres. Les oiseaux de mer sont les pélicans,les boubis, les buses, les cor lieux, les pies de mer &c. mais ils ne font pasen grande quantité.

On trouve aussi là des baleines, mais moins grosses que celles des Mers duNord. Les Anglois y virent beaucoup de tortues vertes, fans en prendreaucune. Ils apperçurent quelques chiens marins, & prirent à la ligne quel-ques poissons, entre autres de ceux que les Matelots appellent des vieilles.Il v avoit aussi des huîtres communes & des nacres, des couches, desmou-

Sjectios

III.

Dcscrip.tien de laNouvelleHollandefisc.

les', des pétoncles &c. Dampier amassa quelques coquilles fort extraordi-naires, & sur-tout d’une espece de moyenne grosseur, qui étoient toutesgarnies de rayons ou de pointes Ça).

A dix-neuf degrés trente-sept minutes de Latitude, Dampier découvrit Ijle defur les côtes de la Nouvelle Plollande une Isle de cinq ou six lieues de long koiurà& d’une de large, entourée de petits rochers, qui ne permettent pas à desVaisseaux un peu grands d’y entrer. Les grosses marées que ce Voyageurrencontra peu après lui firent soupçonner qu’il pourroit bien y avoir ici unArchipel ,& peut-être même un passage par le Sud de la Nouvelle Hollande& de la Nouvelle Guinée dans la grande Mer du Sud vers l’Eíl. Quoi qu’ilen soit, Dampier descendit dans l’ísle pour y chercher de seau, maïs il n’entrouva point; il n’y avoit que deux ou trois fortes de buissons, dont les uns,qui étoient en plus grand nombre & n’avoient aucune odeur, ressembloientau Romarin, ce qui fit donner ce nom à l’Iíle. Quelques-uns des autresbuissons ou arbrisseaux étoient chargés de fleurs jaunes & bleues. On y vitauffi les deux sortes de fèves dont nous avons parlé plus haut, quelquescormorans, des mouettes, des chasseurs d’écrevisses &c. quelques petites oi-seaux, &une espece de perroquets blancs, qui alloient par grandes troupes.

Les Anglois y trouvèrent encore des pétoncles, & quantité de petites huî-tres , qui croissaient fur les rochers, & qui étoient d’un goût excellent. Usapperçurent quelques tortues vertes dans la mer, bon nombre de chiens ma-tins , & beaucoup de ferpens de plusieurs sortes & de différentes grosseurs.

Les pierres qu’il y avoit dans l’Isle étoient couvertes d’une eípece de rouille& fort pesantes. On y trouva des buissons brûlés, mais aucun autre signeslui marquât que slfle fût habitée Çb).

Quoiqu’il ne soit pas certain que la Terre de Diemen fasse partie de la Terre deNouvelle Hollande, comme la plupart des Cartes la représentent comme Diemen.sdlc, nous dirons ici ce que l’on en fait. Elle fut découverte en 1642

(p) Le même, T. IV. p. 136-139. O) Ibid. 124, 125.

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