Buch 
22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
Seite
326
JPEG-Download
 

Z26 HIST. DÉÇ TERRES AUSTRALES. Liv, XVII. Chap. Xlï.

Section à plus de quarante ou cinquante lieues au Sud-Ouëst de celui où il avoíêI1L , touché en 1688 («)-

Dcscríp- l £S Anglois virent quantité d’endroits où ces Sauvages avoìent alla-Nouveife w.é du feu, & planté trois ou quatre branches d’arbres pour se garantirHollande de la brise de la mer. Ib trouvèrent dans tous ces gîtes de gros monceauxbr. de coquilles de poisson de plusieurs sortes, & il y a de l’appareuce que■ ces gens - là ne vivoient pas d’autre chose. Ib attrappent leur poisson à

coquille sur les rochers, quand la mer a refoulé. Du reste, ils ressemblenten tout aux autres (b). '

Descrip- Le terrein de cc quartier ressemble beaucoup á celui dont on a vu la def-tinn d'un cription plus haut. II est bas, & paroît enfermé du côté de la mer par une«me Qm- j on g Ue chaîne de dunes, qui empêchent de voir plus avant dans le Pays. Lestm% marées font si hautes en cet endroit, que la côte paroît fort basse au vifde l’eau, mais elle est d’une hauteur médiocre quand la mer a refoulé, & iln’y a pas moyen d’y aborder alors avec une Chaloupe, parceque le rivageest tout couvert de rochers, mais en haute marée on passe par dessus jufqu’àune Baye sablonneuse qui régné tout le long de cette côte. Le terroir, à cinqou íìx-ccns verges dans le Pays, est aride & sablonneux, & ne porte que desarbrisseaux & des buissons. Les uns étoient couverts de fleurs jaunes, lesautres de bleues, & quelques-uns de blanches, dont la plupart avoient uneodeur fort agréable. II y avoit un certain fruit fur quelques-uns, qui ref-sembloit à des cosses de pois, dont chacune renfermoit dix petits pois,D’ailleurs on trouve id deùx sortes de feves, dont les unes croissent fur urrbuisson, & les autres fur une espece de vigne rampante, qui a les feuil-les larges & fort épaisses, & dont la fleur plus grande que celle des feves,en approche beaucoup pour la figure, mais elle est d’un fort beau rougefoncé. II y a une autre eípece de petit légume, rouge & dur r qui est auflíenveloppé d’une cosse, & qui a un petit germe noir, de même que les ser-ves. II y avoit quantité de ces fruits fur les dunes près de la mer, les unsétoient verds, les autres mûrs, les autres à terre, mais il ne parut pas qu'onen eût choisi, & peut-être n’étoient-ilspas bons à manger.

Plus avant dans le Pays, autant que la vue pouvoit s'étendre, le terreinparut plus bas que près de la mer, fort uni & entre-mêlé de savanes & deforêts. Ces savanes portent une espece d’herbe rude & déliée ; le terroirest presque par-tout d’un plus gros fable que celui du rivage, mais en quel-ques endroits il est argilleux. Dans une grande savane, où les Anglois é-toient, il y avoit quantité de rochers de cinq ou six pieds de haut, dont lesommet étoit rond & qui ressembloient à des monceaux de foin ; les uns é-toient rouges & les autres blancs. On ne voyoit dans les forêts que de pe-tits arbres, dont les plus gros n’avoient pas trois pieds de circonférence ;leurs tiges avoient douze ou quatorze pieds de haut, & de petites branchesen formoient la tête. 11 y a d’ailleurs quelques petits mangles noirs fur lejàord des criques,

, On n’y trouve que peu d’animaux terrestres. Dampier vit quelques lézards»

óí

(*) Dampier, p. 133, 134» (?) Ls uàe. p, 135, r36.