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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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IIIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. 32p

mencerent à devenir plus hardis & plus familiers, jufques- quils osèrent Sectionvenir à bord du Heemskerk pour y faire des échanges. Tasman sen étant M.apperçu, & craignant quelque surprise de la part de ces gens-, il envoya t s{s r jfj afa Chaloupe avec sept hommes, pour avertir ceux du Heemskerk de ne se pas Nouvelletrop fier à eux. Les sept hommes, qui étoient fans armes, furent attaqués Hollandepar ces Sauvages, qui en tuerent trois & forcerent les autres de se sauver àla nage, ce qui fit nommer cet endroit la Baye des JJsasjtns. Cette Terre pa- 11rut bonne, fertile & bien située (a).

Etant à trente-quatre degrés trente - cinq minutes de Latitude du Sud & Jstedes _à cent-quatrevingt onze degrés neuf minutes de Longitude, Tasman trou- troisRoiî 'va une Iíle fur cette côte, quon nomma 1 ' j fie ícs trois Rois. Sen étant ap-prochés, ils apperçurent fur la montague trente ou trente-cina personnes,qui étoient dune taille fort haute, autant quon en put juger de loin, &qui avoient de gros bâtons. Ils crioient dune voix haute & forte, maison ne put comprendre ce quils vouloient. On remarqua que ces Insulairesfaisoient de fort grands pas en marchant. On fit le tour de lIsle fans y dé-couvrir que peu dhabitans, mais point de terres cultivées. On y trouvaune Rivière deau douce (b).

A vingt-deux degrés trente-cinq minutes de Latitude du Sud, & à V e ' desdeux-cens quatre degrés quinze minutes de Longitude, on découvrit une i" ou-ille , qui avoit environ deux ou trois milles de circuit, élevée, escarpée & °

ILérile, autant quon en put juger ; le vent ne permit pas den approcher.

On la nomma lifle des Pyljlaerî ou des Plongeons , à cause du grand nombrede ces oiseaux quon y voit (c).

Le lendemain on découvrit deux autres Isles, & lon sapprocha de la Ife < T à-plus septentrionale, la plus grande des deux, mais qui nest pas haute ; on lìeàiu.la nomma /Jmjlerdam. Nos Hollandois y trouvèrent quantité de cochons,de poules, & de toutes sortes de fruits. Les Insulaires navoient point d ar-mes , & parurent assez doux & bienfaifans, mais ils ne laislërent pas de vo-ler les Hollandois. Au reste il ne faut pas confondre cette Isle avec uneautre du même nom, qui est par les trente-fept degrés quarante-huit mi-nutes de Latitude Méridionale, & par les quatrevingt-quinze degrés qua-rante-quatre minutes de Longitude. Celle-ci est fi remplie de brossassesquon ne peut que difficilement sy frayer un passage. Vlaming , qui yaborda en 1696, ny trouva ni hommes ni bestiaux, mais seulement quel-ques oiseaux & des chiens marins. Le terrein est marécageux à trois piedsde profondeur fur le roc, qui approche de la pierre ponce, ce qui fait queles arbres ny peuvent croître, ni prendre de profondes racines (d).

Lautre Iíle découverte par Tasman fut nommée Rotterdam ; il y relâcha Isa deaussi Les Insulaires ressemblent à ceux dAmsterdam. Us font doux & R otter-nent point darmes, mais ils font grands voleurs. On y fit de Jeau, & da;a 'on y trouva quelques autres rafraîchissemens. II y a quantité de cocotiers,

plan-

(a) Relat. de Tasman , «bi sup, p. 207-

209.

O) Ibid. p. 210.

Tome VIII.

(c) Ibid. p. 212.

{d) Ibid. p 212, 213. Hist. Gân. desVoyages, T. XVI. p. 80. m 4to.

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