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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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III.

Descrip-tion de laNouvelleHollande&e.

Rtfi’xìomd'nn Au-teur An-glais.

330 HKT. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.

plantés fort régulièrement les uns auprès des autres, & de tfès-beaux jardins •bien ordonnés,' & fournis de toutes fortesd’arbres fruitiers, tous plantés en-droits ligne, ce qui fait un très-beî effet p en général tout sentok un Peuple ■assez civilisé. Après avoir quitté cette Iíle, Tasfnan résolut, suivant le pre-mier dessein, ^ de prendre son cours au Nord jusqu’au dix-septieme degré de •Latitude Méridionale, & ensuite à s Ouest, sans palier près de filledes Traîtres & de celle de Hoorn (*).. Etant à dix-sept degrés dix-neuf minutes de Latitude, & par le deux - cens - unieme degré trente-cinq minutes de Longitude, ils se trouvèrent engagés entre dix-neuf ouvingt Isles, toutes entourées de sables, de bas-fonds, de bancs & de ro-chers; on les nomme,, dans les Cartes, les IJles du Prince Guillaume & les :Bas-fmâs de Heemskerk ..

II paroít par la fuite, que Tafman renonça au dessein de faire d autres 'découvertes, & il n’est pas difficile d’en démêler la raison. II ne pouvoitignorer qu’à la Latitude où il se trouvoit, il pouvoit en courant le long dela côte de la Nouvelle Guinée retourner vers l’Est.. II y a donc toute appa-rence, comme f observe le judicieux Auteur des Voyages de tìarrïs, qu’il é- -toit chargé par ses instructions d’aller tout du long des côtes du grand Con- ~tinent Austral, déja découvert, pour savoir s’il étoit contigu à quelqueautre partie du Monder. Quelques-uns croient que c’est une Iíle séparée parla Mer des autres parties de la Terre, nonobstant fa vaste étendue, qui estdepuis l’Equatcur jusqu’au quarante-troisieme degré de Latitude Méridiona-le , & depuis la cent-vingt-troisieme jusqu’au cent-quatrevingt-dixieme de-gré de Longitude (a). Les raisons de ces instructions, selon la remarquedu même Auteur , pouvoient être : „ qu’une Carte exactement dressée sur„ les découvertes de Tafman , pouvoit donner à h Compagnie des Indes„ Orientales une connoistance parfaite de l’étendue & de la situation de ces„ Pays nouvellement découverts, avant que d’exécuter le plan qu’elle mé- -„ clitoit, d’empêcher qu’ils ne fussent visités ou mieux reconnus par ceux,, de fa propre Nation, ou par d’autres. C’est aussi ce qui explique pour-„ quoi l’on a mis la Carte de ces Pays fur le pavé de la Salle de sHôtel-de-,, ville d’Amsterdam. On a voulu par-là faire entendre aux ilollandois ,

„ que ces Terres font comme en dépôt & en réserve entre les mains de la

Com- '

(a) Ilarrìs , T. í. p 328.

(*) S ÌTasinm n’éíoit point gêné par ses instructions, dit un Auteur Anglois (r), il est :difficile de comprendre pourquoi il ne fit pas un plus long séjour dans rifle de Rotterdam,étant située si commodément pour faire des découvertes. II avoue qu’il alla d’un bout del’Isle à l’autre, qu'il trouva que c’étoit un véritable Paradis, & que les Insulaires ne luidonnerent aucun (ujet de soupçonner leur bonne foi, ni de craindre pour sa sûreté. ■ Unepartie de ses gens auroient pu rester dans rifle, en élevant une médiocre fortification, peu- 'dant que les Vaisseaux auroient été à la découverte des Isles de Salomon d.’un côté, ou diîContinent de Quiros de l’autre, ne pouvant être fort éloignés ni des unes ni de ['autre. Ilest probable qu’un aufli habile Navigateur ne négligea une íi belle occasion, que parceqU"ses ordres régloient fa course, Lie teins qu’il devoir y meure: Nous ne pouvons d 011Cnous empêcher de regretter la perte de cette occasion. pareequ’il n’y avoic personne pU* 3propre à une pareille entreprise que l’étoit Tafimn.

(í) Marris, T, I. p. 31J, -a