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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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3*4 HIST. DES TERRES AUSTRALES. Lit. XVII. Chap. Xlí.Section q U * au haut, & avoit trois brasses de circonférence. II y a quantité de pal-*metòs fur sise, dont on distingue les têtes au-dessus de tous les autres ar-tuZÌÌL bres. La terre est noire, mais elle n’est pas bien profonde, parceque filleSôutfc est pleine de rochers 0).

Hollande Nous passons fous lilence plusieurs autres Iíles de cette côte, qui n’ont& c - rien de remarquable, pour parler de celle que les Cartes Hollandoises nom-lílede nient Y J fie de Gerrit Denis , dont le milieu est à trois degrés dix minutes deGerrit Latitude Méridionale. Elle peut avoir quatorze ou quinze lieues de ci»-Denis. cu it ; elle est haute, montueufe & couverte de bois. Quelques-uns des arbresparurent aux Anglois fort hauts & fort gros, & les Bayes du côté de lamer font bien garnies de cocotiers. II y avoit quantité de plantations fuiles collines ; la terre nouvellement défrichée paroissoit d’un brun rougeâ-tre. La figure de cette Isle n’est point régulière , mais elle est environ-née de pointes qui avancent dans la mer, entre lesquelles il y a plusieursBayes sablonneuses.

IJahitani, L’Isle est fort peuplée, ses habitans font noirs, vigoureux & bien taií-

^Cotítiniieí r ont la tête grosse & ronde, les cheveux frisés & courts, ils les cou-ou urnes. à différentes maniérés & les teignent aussi de diverses couleurs , derouge, de blanc & de jaune. Ils ont le visage rond «St large, avec uitgros nez plat ; cependant leur- air ne feroit pas désagréable, s’ils ne se dé-figuroient les uns par la peinture, & les autres par une espece de chevillede la grosseur du doigt «St longue de quatre pouces, qui traverse les deuxnarines, enforte que les deux bouts touchent fos des joues, & qu’il neparoît qu’un bout de nez autour de ce bel ornement. Ils ont aussi de grandstrous aux oreilles, qui font allongées considérablement, & ils y mettent deschevilles comme au nez (*). Ils font fort adroits & actifs à manier leursPirogues, qui font construites avec beaucoup d’art. Elles font étroites &longues, avec des bouts dehors d’un côté, savant & l’arriere font plushauts que le reste & ornés de quelque sculpture, comme d’un oiseau,d’un poisson, ou d’une main peinte ou en relief. Quoique cet ouvragesoit grossier, la ressemblance y paroît distinctement, & fait voir de l’in-vention & du génie. On ne sait avec quels inítrumens ils peuvent tra-vailler, puifqu’il ne paroît point qu’ils connoissent du tout le fer. Leursarmes font des lances & des épées de bois, des frondes, avec lare &la fléché. Ils ont aussi des harpons de bois pour darder le poisson. Leurlangage est bien articulé, distinct & _ doux ; ils répétoient souvent lesmots de Vacoufi allamais, & montroient ensuite le rivage. Leurs signesd’amitié consistent à mettre un gros bâton, ou une branche d’arbre garnie

(«) Dompter , ubi lup. p. 88, 89.

(*) Nous ne pouvons nous empêcher de remarquer, combien est injuste l’opinion deceux qui prétendent que les modes qui défigurent la nature paroissent dans les Pays l eSplus civilisés. On nous renvoyé pour trouver la véritable simplicité aux Sauvages & aU *Indiens. Et cependant se peut-il rien de plus contraire à la nature que les coutumes q u J-les Voyageurs attribuent à ces Peuples grossiers & sauvages? celui dont il s’agit ici en en-une preuve frappante.