344 HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.
Section friches; on y voir auffi de grandes vallées, qui paraissent aussi fertiles qusr III. j es montagnes (a). La terre de ces vallées est profonde & jaunâtre, maisDescrip - cc jj e collines est d’un brun fort obscur, peu profonde & pierreuse au-Nouvelîe dessous, quoique admirable pour y planter. Les arbres en général n’y fontHollande pas fort droits, ni épais, ni hauts, mais ils paraissent verJs & font plai-f, r à la vue. Quelques-uns portoient des fleurs , d’autres des bayes, &
- - - d’autres de gros fruits de plus d’une forte, qui étoient inconnus à Dam-
fier & à ses gens. Les cocotiers viennent très-bien ici, tant fur les Ba-yes proche de la Mer, que plus avant dans le Pays. Leurs noix font d’unegrosseur médiocre, mais le lait & le noyau font fort épais & d’un goûtagréable. Qn y trouve aussi du gingembre, des yames & d’autres bonnesracines ; peut-être fe trouve-t-il d’autres fruits & d’autres légumes dans lePays (/-). II y a de l’apparence que cette Ille peut fournir d’auffi richesdenrées qu’aucune autre du Monde ; on présume même qu’elle est rempliede Mines & d’autres précieux trésors, parceque les montagnes font hautes& le terroir fertile; que Tailleurs elle est située fous la Zone Torride, &que l’on remarque que les Pays de ce climat produisent ordinairement desépiceries, de for, de Targent & des pierreries (c).
Animaux , Les Anglois n’y virent d’autres animaux terrestres que des cochons &des
Oiseaux, àiens. A J’égard des oiseaux qui leur étoient connus, il y avoit des pi-Voijfons. ns , des perroquets, des cocltadores, & des corneilles comme cellesqu’on a en Angleterre. Ils virent d’ailleurs une efpece. d’oifeaux de lagrosseur d’un merle, & quantité de plus petits. La Mer & les Rivièresabondent en poisson; les Anglois en virent beaucoup, mais ils en prirentpeu; ceux qu’ils prirent étoient des cavalíis,des poissons à queue jaune, &des rayes qui sautent (d).
Habit ans. L’Auteur du Journal de Roggeveen (e) dit que les habitans font d’une
couleur jaunâtre, à peu près comme ceux qui font nés d’un pere blanc &d’une mere noire ; ils font assez grands, mais minces ; leurs cheveux fontnoirs & leur descendent jusqu’à la ceinture. Ils sont extrêmement dégagés,& manient leurs armes avec beaucoup d’adresse. Mais Dampìer assure (/)que fille est très-peuplée de Negres vigoureux & bien faits, & il ne parleque de Noirs; je ne fai comment accorder les deux Auteurs, à moins quede supposer que les Insulaires ne font pas tous de la même couleur. Ce dontles deux Voyageurs conviennent,c’est que ces Insulaires font hardis, entre-prenans, & qu’ils ne paraissent pas aimer les Etrangers. On en verra despreuves dans la description que nous allons faire des côtes de l’Ifle, pouren faire Connoître les Caps &i les Bayes, fous les noms que Dampìerleur donna.
Baye ries Le premier endroit où ce Voyageur aborda, fut une Baye à f en dr oh
Frondeurs. qù
(d) Dampìer, T. V. p. 97, 124. Expé- (d) Idem, I. c. n. 120, 121.
dition de trois Vaisseaux, T. I. Ch. 17. p) Expédition de trois Vaisseaux, f*
(/-) Idem, 1 . c. p. 120. I. Ch. r?.
(c) lbid. & Expédit. de trois Vaisseaux, (/) Dampier , ubi sup. p, 124.
ulì sup.