Section
III.
Descrip-tion de laNouvelleHollande
Cap Ma-bo.
Baye.
Cap deBonne-Espérau-ce.
Cap da RoiGuillau-me.
z56 HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII.seur de ceux de nos plus grosses poules, car les Anglois en prirent un furl’arbre où elle nichoit. D’ailleurs ils trouvèrent de seau & quantité degrands arbres toufus, mais ils ne virent aucune trace d’habitans. La Cha-loupe qu’on avoit aussi envoyée revint avec une eípece de toupie fort joli-ment faite d’une petite canne , que les Matelots trouvèrent proche d’unBarbecue (*), où ils virent aussi un Canot délabré. Dampisr étant allé lui-même à terre trouva deux Barbecues, qui ne paroissoient pas avoir été faitsplus de deux mois ries perches fembloient taillées avec quelque instrumentaigu: d’où l’on pourroit conjecturer que les Naturels du Pays onc du fer,au moins s’ils les avoient rabotées eux-mêmes (a).
Le Cap Mabo, la pointe la plus au Nord-Ouëst de la Nouvelle Guinée,està cinquante minutes de Latitude Méridionale. Ce quartier du Pays est haut,enrichi de grands arbres, qui paroissoient bien verds & fleuris, quand Dam-fier passa dans ce parage au mois de Février 1700,. Le Cap même n’estpas fort élevé, mais il se termine en une pointe aiguë & basse. II y en ade chaque côté un autre à une égale distance, desorte que de loin il ressem-ble à un diamant (/-).
Après avoir doublé ce Cap, on trouve plus loin une Baye assez profon-de , qui a treize ou quatorze lieues de long & sept ou huit de large, bordéevers son extrémité d’un terrein assez bas, mais qui s’éleve ensuite plusavant dans le Pays ( c ).
II y a encore deux Caps, l’un à l’Est & l’autre à l’Ouëst à vingt lieues dedistance l’un de l’autre , dont on a nommé le dernier le Cap de Bonne-Efpé-rance, qui s’avance proprement vers le Nord (d).
La partie orientale de la Nouvelle Guinée est haute & montueuse , & setermine au Nord-Est par un grand Promontoire, que Dampier nomma leCap du Roi Guillaume. II y vit de la fumée en divers endroits, mais iln’yrelâcha point (s).
II résulte assez clairement de tout ce que nous avons recueilli desdifférences Relations des Voyageurs, qu’il est certain qu’ii y a un grandContinent bien peuplé dans la Mer du Sud , depuis le quarante - deu-xième ou le quarante-troisieme degré de Latitude Méridionale presquejufqu’à l’Equateur , avec quantité d’Isles fertiles , agréables & faines.11 faut observer encore , disent les Auteurs Anglois, que bien - que le
suc-
(a) Dampier , T. V. p. 75—77. ( d ) Ibicl. p. 51.
(S) Ibid. p. 84. iZt. (?) Ibid. p. 123,
(c) Ibid, p. 89.
(*) Comme les Sauvages ont trè»-peu de sel, Iorsqu’ils veulent garder quelque terr.sle gibier , ils plantent quatre pieux fourchus à huit ou neuf pieds de distance les uns desautres, fur lesquels ils posent deux bâtons de la même longueur, qui fe trouvent ainsiparallèles à un pied de terre; c’est ce qu’on appelle un Barbecue , & c’est là - dessus qu’H srangent les quartiers des bêtes ou des oiseaux, avec un petit feu de charbon de bois des'fous. Ils tournent ces pieces de teins en te ms, & ils renouvellent ce petit feu trois obquatre jours de fuite, quelquefois une semaine entiere, jufqu’à ce qu’elles soient deve-nues auffi feches qu'un morceau de bois, ou que notre bœuf fumé (r).
(1 ) Voyag.de Wasir Ch, VII. dans le T, IV. des Yoyag. de Daniptr % . .-j