HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. 357
succès du voyage de Dampier en particulier ne répondît pas aux efpé- Sectionrances qu’on en avoit, il est néanmoins des plus importuns. II a fait m.voir de nouvelles Indes, ou du - moins l’Auteur a fait une description plus Cjefcrjp.détaillée que les Voyageurs precédens n’avoient fait des terres , où Nouvel/enous (les Anglais) pourrions _ faire des établistemens auíîî’ avantageux, Hollandeque ceux qu aucune Nation ait faits jusques ici , st l’on voyoit jamais &c.revivre cet esprit cfindustrie, qui a d’abord donné naissance au Commer-ce de la Grande-Bretagne, & l’a ensuite étendu. Ce Journal s’accorde siparfaitement avec les Relations de Qui r os & de Schouten, qu’it ne peutgueres rester de doute qu’il ne soit possible de trouver dans les Mers duìuid des Contrées, qui dédommageraient de la peine qu’on prendroit, &de la dépense qu’on feroit pour s’en ouvrir le Commerce. On est pleine-ment assuré qu’il y a un Continent Austral, dont les avantages font réíer*vés aux habitans de la Grande-Bretagne, s’iís ont la prudence & le coura-ge d’en profiter.
SECTION IV.
Contenant les raisons qui .ont fait négliger aux Espagnols de profiter des Décou-vertes de Qui ros U de les pouffer. Idée générale des Terres Australes. Rai-sons qui doivent engager les Anglois à y établir des Colonies. Maximes pourfaire avec succès les découvertes. Projet de former m Etablissement dans laNouvelle Bretagne, S Conjectures Philosophiques fur les Habitans des Ter-res Australes.
K O u s avons observé à la fin de l’extrait que nous avons donné du Mé- Sectiohmoire présenté par Fernand de Ouiros à Philippe III. que tout le IV.projet de cet homme hardi s’évanouit, bien-que la Cour en eût assez bonneopinion pour nommer des Commissaires qui dévoient !’examiner, & que m, A r 0 ] s "le Mémoire fût .imprimé à Seville en i<5io. Ç’a été à-la-vérité, pendant au sujetplusieurs années depuis, le grand principe du Ministère d’Efpagne, d’aban- à Terresdonner non feulement la poursuite de ces découvertes, mais encore detrai- Australester de fables les meilleures Relations publiées fur ce sujet. Les Espagnols ^ c 'étoient si bas, qu’ils n’étoient plus en état d’exécuter des entreprises de cet- liaisonste nature, ní même de les tenter avec quelque apparence de succès. Ils <l n jontem.prévoyoient que quand ils ne Rétabliraient seulement que dans deux ou .
trois iiles, cela encouragerait leurs voisins plus puiflans fur mer, à les en S
chasser;ce qui les rendrait non seulement maîtres de cesétablissemens, vom suivre /«feroit un acheminement à établir des Colonies entre leurs Etats d’Améri- âécouver.que & les Isles Philippines. Comme ce feroit-là un coup mortel pour le Com-rnerce des Espagnols, le Ministère n’a jamais voulu faire attention à l’avan- ros 'tage immédiat qu’on retirerait du commerce avec les Terres Australes, parL crainte des suites. Quelque prudente que puisse être cette conduite quantaux Espagnols, il est néanmoins étonnant que d’autresNations n’ayent pastâché de profiter des avantages que la Cour d’Lípagne, par les circonstan-
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